Tourisme communautaire à « Santa Anita la Unión » : immersion en terre maya

Au Guatémala, le manque de ressources étatiques, l’insécurité, l’incompétence ou la corruption endémique ne permettent pas le développement d’un tourisme de masse. Ce pays est donc, par essence une destination « alternative ». Cela explique en bonne partie pourquoi les projets coopératifs et communautaires n’y sont pas rares : laissée à elle-même par un État chétif, la population prend parfois des initiatives collectives remarquables, notamment en matière de tourisme communautaire.

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Le tourisme communautaire est une des variantes du tourisme écologique. Outre qu’elle œuvre à la préservation de l’environnement, cette forme de tourisme a pour objectif de donner des conditions de vie décentes à la communauté qui y vit.

La communauté de Santa Anita la Unión est située a trois kilomètres de Colomba Costa Cuca, une petite ville située à une heure de voiture de Quetzaltenango, deuxième ville du Guatémala. Le climat y est tropical (25 à 30°C en moyenne) et la faune et la flore y sont d’une grande diversité.

Les paysages quetzaltèques, verdoyants et volcaniques

Les paysages guatémaltèques, verdoyants et volcaniques

De la guérilla à l’autonomie collective : une continuité dans la lutte

Formée par d’anciens guérilleros impliqués dans le conflit national qui dura 36 ans et s’acheva en 1996, elle se présente comme une « communauté grandissante de culture bio de café et de banane ». Dans un pays où les divisions ethniques sont parfois marquées, voire heurtées, et où beaucoup encore ne parlent pas la langue nationale (l’espagnol), la communauté est composée de Mayas de trois différentes ethnies (k’iche, sipakapense et mam) qui parlent l’espagnol.

A ce jour, comme l’indique le site, Santa Anita la Unión compte quelque 32 familles et « a deux écoles, un centre de soins de jour, une pharmacie, une bibliothèque publique, un projet écotouristique, ainsi que des compétences dans la torréfaction du café et son exportation ». De façon évidente, le passage de la lutte armée à la construction d’une autonomie micro-collective démontre une continuité politique chez ces anciens guérilleros qui déclarent « continuer à lutter pour créer un meilleur avenir pour la génération future ».

Chaque famille de la communauté dispose de son propre terrain et la communauté elle-même possède une zone de culture du café et d’une zone forestière. Les travaux qu’exige le café sont effectués par les membres de la communauté entière.

Village de Santa Anita La Union

Village de Santa Anita la Unión

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Le tourisme, autre source de revenus

Le Guatémala connaît un sous-développement qui étonne le voyageur, eu égard à ses nombreuses richesses naturelles et à son évidente luxuriance. Mais la surprise se dissipe lorsqu’on sait le pouvoir confiscatoire et brutal de l’oligarchie néolibérale qui triomphe depuis les accords de paix de décembre 1996, ce qui explique le manque d’infrastructures et l’absence d’investissements. Ainsi, cette communauté a réussi l’admirable pari de développer ses propres infrastructures, montrant que la discipline collective et le « faire-société » seuls payent (le nom même de la communauté en dit long : « Sainte Anita l’Union »), alors même que le néolibéralisme, greffé sur de plus profondes et anciennes divisions, a aggravé l’éclatement société guatémaltèque.

Outre les ressources qu’elle tire de l’agriculture biologique, Santa Anita la Unión propose une offre touristique, attirant en majorité des États-uniens. L’ancienne maison principale a été convertie afin d’accueillir les visiteurs : 25 personnes peuvent y être hébergées dans les 5 chambres ; elle compte également 3 salles de bain, une salle à manger et une cuisine, soit tout le confort auquel peut aspirer le voyageur.

Parmi les activités proposées, une visite guidée de la propriété communautaire, une découverte du traitement du café, une explication de l’histoire de la guerre civile, de la communauté, de son fonctionnement et de sa vision politique, ou encore des promenades dans une nature luxuriante.

Rodrigo Dominguez, Andrea de la Roca et Mikaël Faujour

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