Qui sommes-nous ?

Voyageurs du Net (VDN) est un site collaboratif ambitionnant de donner à penser le voyage et le fait touristique hors des cadres habituels. Pour cette raison, nous travaillons sur trois axes thématiques : des lieux insolites (musées étonnants, villages abandonnés, environnements d’art dit « naïf », merveilles naturelles…), des articles donnant à penser le fait touristique (intervioux, éditoriaux, reportages), des alternatives au tourisme « ordinaire », qu’il s’agisse de tourisme communautaire ou écologique… ou de voyage non-touristique. A terme, nous espérons encourager chacun à un comportement responsable et réfléchi sur les pratiques de voyage, pour que le voyage et le tourisme ne soient pas un moment de détente inconséquente, mais un acte moral, voire politique fait de respect d’autrui au sens le plus fort. Notre projet est donc un work in progress permanent, ouvert aux critiques et aux participations.

L’équipe de VDN

Les grands chefs :

Mikaël Faujour

Responsable éditorial

Mikaël est responsable éditorial et responsable légal de Voyageurs du Net. En tant que tel, il coordonne les travaux des différents contributeurs du site, en cohérence avec la ligne éditoriale définie, dont le but est de promouvoir un tourisme alternatif et de proposer aussi des réflexions de fond sur le phénomène touristique sous toutes ses formes.

Kalagan

Responsable technique

Blogueur-voyageur sur Kalagan.fr et nomade digital (personne géographiquement libre qui travaille sur internet), Kalagan est avant tout un des contributeurs les plus actifs sur VDN. En tant que prestataire, il est aussi le créateur et le webmaster du site internet, travaille à le maintenir et à améliorer ses fonctionnalités


Notre idée du voyage

Les rubriques de VDN :

VDN est assez simplement constitué ; il est construit autour de trois axes : des lieux insolites, une réflexion critique et analytique du fait touristique et, enfin, le « voyage alternatif » (voyage non-touristique, écotourisme, tourisme communautaire, initiatives coopératives et collaboratives…). C’est l’objectif que nous nous assignons et tentons d’accomplir, avec les modestes moyens qui sont les nôtres.

Voyage insolite et lieux originaux

Quel touriste ne s’est jamais dit : « Puisque je suis ici, autant aller voir [tel lieu de réputation mondiale] » ? Pourtant, les hauts-lieux du tourisme mondial sont souvent des pièges à con de premier ordre ; et, quand bien même ce n’est pas le cas, il n’est pas rare d’en sortir avec une diffuse amertume. Au fond, l’industrie touristique et la publicité créent des désirs standardisés – et il semble évident à beaucoup d’aller « faire » le Machu Picchu, « faire » le Louvre ou « faire » Chichén Itzá, comme une sorte de liste de courses préconçue… sans qu’il y ait là quoi que ce soit de très individuellement pensé. Le capitalisme massifie : le tourisme en général (et le tourisme de masse en particulier) le confirme. L’image globalement négative des touristes convoyés par des bus qui, par groupes, vont de lieu à lieu, en est une illustration forte.

Or, parfois, à quelques encâblures des centres touristiques de masse, hors des sentiers battus en général ou bien dans des villes hautement touristiques (Paris, Londres, Madrid, New York…), il existe bien des lieux étonnants, parfois tout à fait méconnus. Du passionnant Musée des Vampires à Paris à celui de l’Art fluorescent à Amsterdam, des insolites merveilles souterraines de Budapest en passant par les villes et villages fantômes du monde entier ou encore diverses grandes fêtes et traditions populaires, nous nous efforçons de démontrer que le voyageur curieux peut accéder à des merveilles méconnues, parfois tout-à-fait gratuites, pour peu qu’il fasse l’effort de penser le voyage autrement.

Réflexion sur le fait touristique & le voyage : éditos, intervioux, reportages…

Le tourisme, le voyage, le désir même de la mobilité de loisir, ne sont pas neutres. Pas neutres dans les motivations qu’ils supposent chez les voyageurs et touristes ni dans leurs présupposés anthropologiques (libéralisme, capitalisme, consumérisme…) ; pas neutres non plus dans leurs effets sociaux, environnementaux, anthropologiques, urbanistiques, etc. Derrière l’image publicitaire d’un temps de paresse et de détente organisé, nous voulons tenter de comprendre les coulisses du voyage et du tourisme, ses impacts sociaux, écologiques, imaginaires et anthropologiques.

Bien que ce travail soit à coup sûr le plus exigeant en réflexion, en organisation et donc en temps, nous nous efforcerons de publier aussi régulièrement que possible des articles divers donnant à penser le voyage et le fait touristique, les désirs, les pratiques (le moins-disant social, le désastre écologique…), les lieux communs et l’imaginaire (la recherche de l’« authentique », la « citoyenneté du monde », etc.) qui s’y rattachent. Sur le long terme, c’est à un panorama des « coulisses » du tourisme que nous voulons atteindre, avec les moyens qu’autorise un blog collaboratif, qui ne sont bien sûr pas ceux d’un travail universitaire de thèse et, selon l’auteur, pas tout-à-fait journalistiques non plus.

Nous nous y efforcerons à travers des intervioux ou questionnaires écrits, à travers des éditoriaux, reportages ou enquêtes, confiant la parole aussi bien à des touristes et voyageurs eux-mêmes racontant leur expérience, qu’à des professionnels du tourisme, des intellectuels, chercheurs ou universitaires spécialisés (anthropologues, sociologues, économistes…). L’objectif est bien de réunir en un choeur des voix diverses mais qui portent sur le tourisme en général un regard critique, à des degrés divers.

Voyage alternatif, écologique et responsable…

« Voyage alternatif » est, évidemment, un terme vague. Vague parce que générique : telle qu’elle est conçue, cette rubrique inclut déjà et inclura plus encore des articles sur des lieux et des démarches d’une grande diversité, initiatives tantôt relevant d’un « tourisme alternatif » (au tourisme de masse, s’entend) et qui nous semblent particulièrement originales et défendables… et tantôt d’initiatives non-touristiques.

Côté « tourisme alternatif », nous incluons aussi bien le tourisme écologique ou les éco-hôtels, que le tourisme communautaire. Côté « initiatives non-touristiques », il s’agit aussi bien de voyage en voilier, de voyage à vélo ou même à pied, que de lieux et initiatives non-touristiques dont nous avons à cœur de parler pour leur intérêt social et politique : permaculture, autogestion, organisations communautaires, alternatives politiques au système globalitaire (néo)libéral…

Ebook voyage

VDN a aussi sa boutique : une libraire de livres numériques, tous consacrés au voyage et susceptibles d’être très utiles aux voyageurs. Livres pour voyager malin, économe et responsable, livres de conseils pratiques avisés sur le voyage en général ou sur une destination en particulier : nous proposons aux lecteurs une sélection de titres qui ont retenu notre attention et que nous chroniquons et notons, à titre indicatif.

Notre idée du voyage

Le mot de Mikaël :

Considérant le voyage comme une expérience humaine saine et formatrice, nous avons créé ce blog afin de rassembler tous ceux qui, professionnels du voyage ou blogueurs, partagent une vision commune de la question. Ne serait-ce que pour donner une unité, pour réunir en un chœur des voix éparses.

Nous ne croyons pas en l’exotisme du « Ailleurs, tout est mieux » ni au paradis perdu. Le voyage est pour nous l’occasion d’échanger, de douter de soi, de devenir meilleur en portant une saine curiosité pour le reste du monde. En somme, de créer un lien humain dont nous avons le sentiment qu’il se délite à mesure que la culture capitaliste, en tant que « fait social total », pénètre toutes les strates de l’existence humaine. Il est donc important de se rencontrer, de se lier, de passer outre les représentations stéréotypées véhiculées par les medias, d’exprimer et vivre sa solidarité avec l’espèce humaine.

Pour ces raisons, nous ne défendrons pas ici les enseignes du tourisme industriel (Club Med, Marmara, Pierre & Vacances, et autres tour operators de masse cotés en bourse). La raison est simple : autant que possible, nous voulons promouvoir le voyage à hauteur d’homme, un voyage de rencontre, de curiosité vis-à-vis d’autrui, qui n’a rien à voir avec les pratiques de l’industrie du tourisme de masse. Celle-ci promeut l’amusement de quelques-uns dans leur huis clos protégé, tandis que hors les murs, la misère, la violence économique et parfois la dictature écrasent les populations. Nous promouvons des pratiques permettant à des familles, à des villages, à des communautés de vivre décemment de leur travail, et de préférence de décider de la répartition des recettes qu’ils génèrent.

Par ce site, nous espérons pouvoir contribuer à rapprocher les individus, à rassembler les ressources rendant possible l’expression d’une solidarité humaine par-delà les frontières, faite de respect de l’Autre, de son patrimoine, de sa culture et de son identité, de son environnement, faite aussi d’interrogation, de dialogue, d’entraide.

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Il y a 5 commentaires

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  1. monique bernardini

    bonjour
    j’ai beau retourner le voyage dans tous les sens,j’ai du mal à vous comprendre…
    après de nombreux voyages(comment ne pas utiliser ce mot galvaudé)dans le grand nord ou dans d’autres pays très froids,seule ou à 2 ou3 en autonomie totale avec carte et boussole,je me sens démunie et atterrée à l’idée de partir.
    des hordes de touristes et grelottants qui s’agglutinent sur le quai de nuuk avant de remonter sur leur forteresse flottante,n’est-ce pas une raison suffisante pour aller se réfugier dans un hameau des alpes ou du piémont?
    j’ai lu sur votre site ,en vrac ecotourisme,tourisme responsable,tourisme communautaire,ecohotel,j’en oublie…et tant mieux
    ne pensez-vous pas que vous êtes tendance,dans l’air du temps,dans l’équitable ….et déjà un peu rances ?
    dans quel esprit êtes vous quand vous vous allez expérimenter vos expériences solidaires?…
    pour pouvoir les conseiller aux ouailles qui attendent?
    j’aimerais avoir votre avis
    cordialement
    monique

    • Mikaël Faujour

      Bonjour,
      Je vais m’efforcer de vous répondre mais, votre message étant tout de même confus, ça revient à tâtonner dans l’obscurité en cherchant une porte.

      « je me sens démunie et atterrée à l’idée de partir. des hordes de touristes et grelottants qui s’agglutinent sur le quai de nuuk avant de remonter sur leur forteresse flottante,n’est-ce pas une raison suffisante pour aller se réfugier dans un hameau des alpes ou du piémont? »
      Je ne sais que vous répondre.

      j’ai lu sur votre site ,en vrac ecotourisme,tourisme responsable,tourisme communautaire,ecohotel,j’en oublie…et tant mieux ne pensez-vous pas que vous êtes tendance,dans l’air du temps,dans l’équitable ….et déjà un peu rances ?
      Je doute que vous ayez « lu » notre site, justement. Si ç’avait été le cas — càd si vous ne l’aviez pas seulement survolé pour émettre un jugement rapide — vous auriez pu lire par exemple un article entre reportage et blog sur le centre écotouristique & communautaire du Chiflón où nous dénonçons la menterie du label « communautaire » derrière quoi, dans ce cas précis, se cache l’exploitation d’une main d’oeuvre précaire. Vous auriez pu aussi lire, par exemple, cette analyse critique que porte Paul Ariès dans l’intervioù publiée de lui dont le titre est assez éloquent : « Le consommateur de voyages est un consommateur de clichés ». Vous auriez pu lire aussi un édito critique intitulé « Voy(ag)eurs à la recherche de l’authentique perdu », dont je doute que vous trouviez le moindre équivalent sur les autres blogs de voyage, le plus souvent consacrés à une promotion béate du « merveilleux voyage qui ouvre sur le monde », etc. Cela vaut tout autant pour un autre article, quant à lui non publié sur VDN, mais qui est totalement dans notre ligne analytique-critique, Voyage « alternatif » ou agent actif de la mondialisation libérale ?.

      Je pourrais sans doute poursuivre et compléter la liste et, du reste, plusieurs articles à venir renforceront encore ce caractère critique/analytique… qui n’est pas vraiment « tendance » ni dédié à promouvoir la consommation effrénée de voyage prêt-à-consommer en 2 ou 3 semaines.

      « dans quel esprit êtes vous quand vous vous allez expérimenter vos expériences solidaires? »
      Un esprit de curiosité journalistique et d’observation. De toute manière, je suis assez peu voyageur. J’aurais davantage envie de dissuader de voyager et encourager à avoir de la curiosité pour sa culture, son pays, son passé, qui forment le citoyen et l’appartenance à une communauté civique, plutôt que toutes les balivernes libérales faisant du voyage un moyen d’épanouissement obligé. (Il est quand même bon de rappeler combien le capitalisme aime faire passer pour une affirmation de soi ce qui n’est qu’un asservissement à la consommation : de voyages supposés ouvrir sur le monde, de nouvelles technologies censées mettre en contact les individus quand elles ne font que les enfoncer dans la solitude et l’isolement, gadgets sexuels supposer étendre le caractère ludique des relations sexuelles ; le féminisme, pourtant une véritable avancée sociale dans son principe et dans divers de ses accomplissements, a aussi bel et bien étendu le marché des consommateurs, ajustant divers produits à l’idée d’une émancipation).
      Qu’il soit pour certains un épanouissement, un moyen de connaissance du monde et, partant, de soi-même, soit, je ne le nierai pas et mon expérience personnelle en témoigne. Mais il faut poser les questions fondamentales : pourquoi on voyage? pourquoi on veut voyager? quel bénéfice réel retire-t-on du tourisme… mais aussi du voyage, en général?

      « pour pouvoir les conseiller aux ouailles qui attendent? »
      Nous n’avons pas la prétention de « conseiller aux ouailles ». Cela dit, je relève le mot, qui traduit qu’il y a une forme de croyance, de religion du bougisme. Dans le cadre d’un capitalisme de la séduction mondialisé, dans le cadre d’un libéralisme des moeurs qui se répand partout, d’abord par les bourgeoisies puis en cascade jusqu’à la base de nombreuses sociétés, le désir de bouger, d’aller s’émerveiller superficiellement de choses pour lesquelles on ne se passionne pourtant pas devient la norme (quel intérêt a qqn à aller voir la Mona Lisa si la peinture européenne ne l’intéresse pas ? Quel intérêt d’aller au Machu Picchu ou à Tikal si l’histoire préhispanique inca ou maya n’est pas une passion?). Le voyage ne se fait que très marginalement hors du cadre du tourisme, industrie florissante, 3e économie au monde, en perpétuelle expansion sous l’effet de la magie publicitaire et de la montée en « pouvoir d’achat » des classes moyennes des pays dits « BRIC ».

      J’espère avoir répondu à vos questions ; si ce n’est pas le cas, je suis disposé à poursuivre.

      Cordialement,

      Mikaël


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