Radin? Hippie? Grégaire? Quel voyageur êtes-vous ?

Pour qui vit à l’étranger, dans des lieux un tant soit peu touristiques, pour qui a l’occasion d’observer les éphémères voyageur de passage, il apparaît avec le temps tout un registre de croyances, de clichés, d’espérances, de comportements. Souvent, ils partent des meilleures intentions, du plus bel enthousiasme, de la plus humaniste curiosité. Il existe aussi divers voyageurs à l’esprit plus torve ou médiocre. Dans cet article, somme toute mordant, nous voulons bien revendiquer la causticité – pas la méchanceté – et précisons d’emblée que notre propos est plutôt d’en rire, sans jamais oublier que nous sommes peut-être, ou avons été, un peu de tout cela nous-mêmes. Car voyager est une pratique qui s’apprend avec le temps, l’expérience, le recul critique sur soi, la patience et l’humilité.

Le jeune hippie

theatreuse-degueu-rootsJeune et idéaliste, tu crois qu’en t’éloignant des centres du tourisme de masse et en voyageant à peu de frais, tu approcheras cet « authentique » dont les sociétés occidentales, cela va de soi, sont dépourvues. Volontiers anti-occidental dans certains de tes propos (ce qui, du reste, est loin d’être illégitime par certains aspects), tu n’hésiteras pas à te payer une séance de chamanisme, pour te défaire de l’effroyable poids de la Raison européenne et te reconnecter avec l’univers et la Terre-mère et tout le tremblement : c’est tellement plus « authentique » que le trip que tu gobais voilà encore quelques semaines.

Tu aimes porter les vêtements locaux – bariolés, de préférence (cela doit te donner le sentiment de communier avec les « locaux », de briser la barrière culturelle : sinon comment expliquer cet affolant mauvais goût ?) –, que tu supposes artisanaux, bien qu’ils soient produits en série, et que tu payeras éventuellement le double du prix réel sans guère te rendre compte que tu t’es fait rouler. Tant mieux : ce serait comme te révéler une seconde fois que le Père Noël n’existe pas… et que les gens ne sont souvent pas plus purs et vrais ailleurs, seulement humains.

Anecdote : « Les premiers à organiser des voyages chez les Q’ero sont les Étasuniens. Ils emmènent leurs compatriotes se ressourcer à l’énergie des Andes et de la Pachamama, la « terre mère », chez les chamanes Q’ero, participer à des rituels mystiques d’offrandes à la terre, faire du turismo mistico, le « tourisme mystique », inventé à Cuzco par certains métis urbains qui ont vite compris le parti commercial qu’ils pouvaient tirer de cette nouvelle demande, « niche de marché » pourrait-on dire. (…) La dérive vient du fait de certains opérateurs sans scrupules qui commencèrent à payer des « rituels-performances » à destination des visiteurs, des simulacres de rituels à but commercial et photographique, hors de tout contexte symbolique et culturel. Les Q’ero se prêtent au jeu, voyant là une source importante de revenus. Je me souviens d’un Q’ero que je connaissais, retrouvé par hasard dans un hôtel d’Aguas Calientes, au pied de Machu Picchu, et qui me demandait de l’aide pour vendre à prix d’or un pendentif « sacré » (bien sûr !) à une Étasunienne en lui disant d’une voix empreinte de profondeur mystique qu’il « attirait l’énergie de l’univers pour tout soigner », en même temps qu’il m’envoyait un clin d’œil complice. Il avait acheté ledit pendentif (soit dit en passant de facture très rudimentaire, et presque produit en série) sur le marché à Cuzco » (source : « Le Pérou « authentique » (2e partie) : tourisme mystique et pièges à con »).

Sa phrase-type : « Nan mais moi, t’façon, j’improvise. J’aime pas les trucs de touristes ».

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Le profiteur

jeune-hippie-yazmin-medinaEn vacances à durée indéterminée, tu promènes ta nonchalance et tes dreadlocks plusieurs semaines, parfois plusieurs mois dans un même endroit où tu te sens d’autant mieux que la majorité des personnes qu’on peut y fréquenter sont oisives… car en vacances. La sociabilité y est suffisamment superficielle, le lieu étant dévolu à la détente et au passage sans cesse renouvelé d’individus en vacances, pour maintenir un constant état de félicité insouciante. Tu es – ou crois être – pote avec tout le monde, surtout les barmen et musiciens réguliers du coin, mais ta glande perpétuelle et ta rapacité « sympa » agacent un peu tout le monde. Ah, oui, t’es squatteur, taxeur, et tu n’hésites pas à t’infiltrer partout. Une sorte de branleur parasite, probablement fils-à-papa et qui finiras bien par retourner à des études de commerce pour prolonger ton parasitisme devenu rapacité dans les métiers de la banque, du conseil en optimisation fiscale ou de la finance.

Sa phrase-type : « Ouaaaaais, c’est trop l’paradis ici, quoi… Dis, il te resterait pas un peu d’weed, man ? »

Les vieux perchés

Généralement seuls, vous avez plus (parfois bien plus) de 60 ans et vous voyagez seuls, sereins et comme insouciants dans des régions dont le seul nom fait frémir Titi et Vanessa, les amis pantouflards de vos enfants, mous comme leurs fesses et qui, au-delà du condominium français, craignent une barbarie sans nom et préfèrent donc voyager grâce à Canal Satellite. Vous avez connu l’époque du Flower Power… et celle de Reagan et de Bush Senior : vous n’avez plus rien à perdre. Que vous touchiez une retraite ou une maigre rente parfois, vous continuez de vivre comme vous avez toujours vécu : alertes et curieux, goûtant le contact et l’échange avec une simplicité qui étonne. Élancés, le physique un peu sec, vous ne vous êtes jamais vraiment laissés aller ou empâter ; votre corps porte la mémoire d’une personnalité en mouvement. Ah ! Et vous êtes singulièrement bavards – pour le pire et pour le meilleur – et il est difficile d’échapper à votre conversation (ou monologue) une fois engagée. Vous êtes des personnes attachiantes et dont l’humanité rieuse et enthousiaste ravit.

Sa phrase-type : ben y’en a pas et c’est ça qu’est bien ; ils vous enchaînent des anecdotes et souvenirs parfois délicieusement délirants à n’en plus finir — quitte à finir par vous soûler à force d’être intarissables.

vieux-perches-dessin-yazmin-medina

Pour poursuivre

  • Ne connaissant pas l’auteur de ce blog, je ne lui ferai pas l’insulte (relative) de le faire entrer dans cette catégorie, mais ne fais que signaler le récit d’un long voyage de 1970 à 1972 depuis l’Australie jusqu’en Europe, avant, bien avant que le tourisme de masse y porte le ravage, que conte ledit blog nommé Sur la route des Indes des hippies pendant les années 70 ;
  • Un très, très, très, très long texte consacré au nomadisme hippy / tourisme néo-hippy, sur le blog Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel.

Le touriste raciste/ethnocentriste

Une Anglaise, soûle, de nuit, à Vang Vieng (Laos). Crédit photo : Fabrice (Instinct Voyageur). Lire son récit Vang "Vieng ou la débauche occidentale", exposant un cas typique et loin d'être unique

Une Anglaise, soûle, de nuit, à Vang Vieng (Laos). Crédit photo : Fabrice (Instinct Voyageur). Lire son récit « Vang Vieng ou la débauche occidentale », exposant un cas typique et loin d’être exceptionnel.

Chez toi, si c’est interdit, tu te conformes à la loi ; au pire, tu râles un peu. Mais ailleurs, chez les pauvres, ces êtres inférieurs, ces sous-hommes, la loi n’a aucune valeur pour toi : le moindre flicaillon s’achète, et les règles, tu t’en cognes. Les gens sont discrets ? Tu gueules avec tes potes aussi soûls que toi jusqu’au bout de la nuit et tu te fous que ça dérange ces « arriérés ». Les femmes sont pudiques ? Tu jettes le haut et cours aux vagues : il faut bien leur faire comprendre, à ces femmes, que la pudeur n’est qu’un préjugé du passé, dont l’Occidentale émancipée que tu es revendique d’avoir triomphé. Les démonstrations amoureuses sont mal vues, les relations hommes-femmes plus ou moins strictement codifiées par la tradition ? Rien à battre, tu embrasses goulûment ton amoureux ou le type que tu viens de rencontrer et dont tu ignores le nom. De toute façon, « faut bien les faire sortir de leur arriération ! », répondrais-tu probablement si on questionnait ton comportement.

On a tendance à penser aux Étasuniens ou aux Israéliens frais émoulus de leurs 3 années de service militaire (2 pour les femmes), détestés pour leur vulgarité et leur racisme à tel point qu’ont fleuri çà et là de Delhi à Katmandou des panneaux « Israéliens interdits ». Mais les Français, les Allemands et bien d’autres, ne sont pas en reste, surtout lorsqu’ils sortent en bande et dans des lieux de tourisme de masse.

Sa phrase-type : « Nan mais t’façon, ici, les gens sont comme ça » (comprendre : arnaqueurs, sales, bêtes, menteurs, voleurs, dragueurs, etc.).

Le touriste connecté

Tu passes ton temps à regarder des films sur ton smartphone ou ta tablette dans les auberges et à discuter avec tes « amis » sur Facebook. Tu ne parles qu’à tes appareils électroniques et t’as toujours l’air de te faire chier. Tu es grand consommateur de ventilateur et d’air conditionné. Chaque minute payée pour ton hôtel doit être rentabilisée. Tu ne fréquentes que les endroits disposant du wifi et passes une partie de ton temps près des prises de courants pour recharger.

Sa phrase-type : « Euh, c’est quoi le code wifi ? ».

touriste-connecte-yazmin-medina

Le voyageur radin

Pour toi, c’est pas compliqué : si tu voyages dans ce pays, dans cette région, c’est tout de même pas pour claquer comme au pays. Voyager pas cher, c’est un devoir. Même quand les prix sont affichés, faut pas te la faire à l’envers : c’est TOI qui imposes ton prix. De toute façon, tu as un bouclier anti-« good price for you my friend ». Et puis, comme tu dis, « ces gens-là, ils négocient, hein, c’est dans leur culture ». Sauf que négocier quelques centimes ou quelques unités de moins dans la monnaie locale quand on vit du commerce informel ou d’une activité qui, même en rapportant raisonnablement, doit être pensée en rapport avec l’absence d’État-providence pour payer soins de santé ou retraite, c’est normal ; mais quand on a sur son compte bancaire quelques milliers d’Euros ou de Dollars et le luxe de pouvoir voyager, négocier quelques centimes en moins, c’est être une putain de pince – c’est être un minable. En plus de déprécier un travail souvent informel et ne permettant qu’à peine d’épargner, c’est témoigner d’une bassesse d’âme et d’une humanité sèche comme un portefeuille.

Anecdote : à San Pedro la Laguna (lac Atitlán, Guatémala), une Américaine accompagnée de ses copines négocient dans une petite allée, dans un spanglish incompréhensible, une part de  gâteau à la banane d’une valeur de Q5 (environ 0,50€) ; une somme sans doute excessive pour elle et ses 2000 dollars de passage pour quelques courtes semaines dans ce pays auquel son gouvernement depuis plus d’un siècle empêche d’accéder à la souveraineté. Son interlocutrice guatémaltèque, une Indigène de plus de 60 ans, refuse alors de lui vendre la part de gâteau à Q4, qui l’aurait sans doute calée pour une bonne heure. Devant ce refus, elle râle et se retire, renonçant à son délicieux pastel de banano.

Sa phrase-type : « N’importe quoi, ça vaut pas ce prix-là ; t’es juste en train d’essayer de nous rouler dans la farine».

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voyage-gregaireLe grégaire

Touriste de groupe, tu es comme les pucerons, les sauterelles ou les mouches à merde : si on te voit seul, c’est que les autres — nombreux — ne sont pas loin ; tu annonces le désastre. Prisonnier d’une vie répétitive et ennuyeuse, genre ingénieur informaticien à Massy-Palaiseau ou expert-comptable à Saint-Dizier, les vacances d’été sont pour toi une espérance équivalente, quoique annuelle et sécularisée, à celle du Jugement dernier chez les fervents : enfin la félicité après toutes ces peines… C’est pourquoi, lorsque les vacances sont là, que te voilà engagé dans ton circuit d’émerveillements programmés de deux ou trois semaines, tu es particulièrement intraitable sur les services : t’as payé bonbon, y’a intérêt à ren-ta-bi-li-ser. Dépourvu d’imagination, tu es aussi dépourvu de courage et de curiosité ; cauteleux, tu ne t’aventures en aucun cas en hors des sentiers tracés par les marchands ; tu es symptomatique de la plus grande docilité consumériste : plus qu’un citoyen ou un être humain, tu es de la chair à consommation, le parfait pigeon de l’industrie touristique.

Sa phrase-type : « Ces gens sont mer-veill-eux, toujours si aimables ; vraiment, la croisière sur le Nil, on a a-do-ré » (c’est sûr, quand le taux de chômage dans le pays caracole à 30% ou plus, et quand bien même le patron paye super mal, quitte à « oublier » de rémunérer les heures sup’, t’as plutôt intérêt à te montrer « a-do-rable » si tu veux pouvoir toucher quelques pourboires des riches idiots blancs que tu sers, si tu veux pouvoir nourrir ta famille… chose que, naturellement, les grégaires neuneus n’envisagent aucunement).

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Le Monsieur-Je-Sais-Tout

M.-je-sais-toutTu viens d’arriver, tu es là depuis 5 jours, mais ton aura de voyant-intellectuel t’autorise les péroraisons sur le pays, son histoire, son présent, son avenir. Les autres, benêts fascinés par ton tout petit charisme ou simplement carotteurs de bédo indifférents, te laissent toute liberté pour dérouler ton baratin. N’importe la patiente rigueur des sociologues, des historiens : tu es au-dessus de ça, tu sais par instinct, par génie peut-être. Jusqu’à ce que, lassé de tes idioties péremptoires, le seul local de l’étape présent intervienne, ridiculisant ton ignorance devant les autres touristes jusqu’alors de bonne foi et disposés à te croire. Ah bravo ! Te v’là ben !

Le touriste en manque de sexe

Timide, peu charismatique, tu n’as pas très confiance en toi… en tout cas quand tu es dans ton pays et à jeûn. Après avoir passé ta journée sur des forums à chercher les bons bars pour « chopper », tu te mets sur ton 31 et commences à picoler pour faire baisser la pression. Tu sors en général seul, ou avec quelques autres voyageurs solitaires qui ont les mêmes intentions que toi : goûter à la flore locale. Après quelques essais, quelques rateaux, quelques conversations maladroites, il faut bien te rendre à l’évidence, il est déjà 22 heures, tu commences à être bien bourré et t’as personne à te mettre sous la dent. Tu comptes alors ton argent et te laisses aller à la facilité. Tu vas te « taper » une prostituée : ici, elles sont pas chères et personne ne va te griller.

Sa phrase-type : « Oh putain, mate-moi ce cul ! ».

touriste-sexuel-heffner-yazmin-medina

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Crédits : nous remercions notre exquise Yazmin Medina pour les quelques dessins qu’elle a réalisés pour nous et que nous nous sommes faits un honneur de relayer.

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critique voyage

Il y a 8 commentaires

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  1. Leslie@VoyagePerou

    haha j’adore…
    En effet, le tourisme « mystique » est une niche bien pensée et surtout bien rentable.
    J’essaie de ne pas trop rire car ce n’est pas la faute des voyageurs non plus, ils sont juste mal informés et pensent avoir vécu une expérience authentique. (Quoi que moi de toute façon je suis hyper sceptique)
    D’un côté je me dis qu’il faut bien vivre de quelque chose (ce n’est pas les locaux, mais les agences qui font le profit et au moins ça donne un revenu supplémentaire aux locaux qui sont vraiment dans la misère), mais de l’autre, ça ne semble pas très éthique quand même. Ce n’est d’ailleurs pas seulement au Pérou qu’on voit ces fausses « expériences », cette fausse »authenticité », c’est ultra répandu.

    • Mikaël Faujour

      Bonjour Leslie,
      Tu adores ? Pourquoi donc ne pas relayer sur tes réseaux, chère consoeur blogueuse ? 🙂
      Et oui, anéfé, le phénomène n’est pas propre qu’au Pérou : on en trouve en Asie (Mongolie, par ex) ou ailleurs aux Amériques (Mexique, Brésil, etc.).
      Tout se consomme, tout se commercialise dans le grand délire du marché libre… et qui détruit la diversité humaines… ce dont j’ai déjà parlé ici : http://www.voyageurs-du-net.com/voyageurs-authentique-perdu
      A bientost,

      Mikaël

  2. Valérie@EnvieVoyages

    J’ai bien aimé cet article quoique fort caustique.
    Il donne et il me donne à réfléchir puisque comme souligné chaque voyageur est différent et évolue avec le temps.
    Je vais essayer d’être plus critique et de prendre plus de recul la prochaine fois.

  3. Martin

    Coucou

    Il y a une coquille je crois – le touriste sexuel ne va pas voir la flore (sauf s’il aime les plantes) mais plutôt la faune non? Cet article est pas mal quoique un peu stéréotypé non? On peut être une catégorie de touriste à un moment et une autre à un autre moment… Quant au reste, par exemple le tourisme radin, je suis le premier à dire que les gens qui tentent de vous arnaquer pour améliorer leur maigre quotidien est quelque chose de normal, pas bien mais normal et que négocier pour 2 bouts de ficelle c’est minable. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien négocier. Je veux bien payer plus qu’un local mais pas forcément 3 fois le prix du marché sous prétexte que ma peau n’est que peu basanée. Ce n’est pas forcément un cadeau pour les locaux que de ne pas négocier car cela perturbe l’échelle sociale locale. Ex: ok pour donner un pourboire à un serveur mais en relation avec le coût de la vie locale. Ce ne serait pas logique qu’un serveur soit plus riche que le médecin de campagne qui a fait 10 ans d’étude derrière lui sous prétexte qu’il sert des riches touristes tu ne crois pas?

    • Mikaël Faujour

      Bonjour et merci pour ton commentaire, Martin.
      Certains parlent de « belle plante », d’autres de « tigresse »… A ces lieux communs grotesques, qu’est-ce qui l’emporte?
      Concernant le touriste radin, on est ok. En revanche, quand tu vis en expatrié et que partout tu as le droit au tarif réservé aux Blancs, faut ruser, adopter l’accent local, pour éviter.
      Après, concernant les pourboires et avancer qu’un serveur gagnerait plus qu’un médecin de campagne, c’est fort peu probable car il faudrait que massivement les touristes adoptent ce comportement, ce qui est douteux.
      C’est un peu comme quand on me dit : « mais si vous présentez tel lieu méconnu, ne craignez-vous pas qu’il devienne un lieu de tourisme de masse? » — Il faut garder le sens des proportions et du réel.
      A bientôt et merci encore pour ton intervention.

      Mikaël

  4. Seb

    Diantre, mais oui, je les ai quasiment tous rencontrés ! J’y ajouterai l’aventurier autoproclamé qui envoi un beau selfie à ses potes de son périple en pleine jungle (sur le beau sentier en béton aménagé, faut pas déconner) avant de vite rentrer se mettre au frais d’un bon vieux climatiseur.
    Sa phrase type : franchement la descente en tubing, c’était mortel


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