Cinq lieux magiques pour découvrir un Costa Rica insolite

Le Costa Rica est un pays pionnier de l’écotourisme et de l’écologie tout court, une des principales raisons qui en fait la destination touristique majeure d’Amérique centrale. Riche de parcs naturels et d’aires protégées (au total, près du quart du territoire), le Costa Rica abrite divers lieux étonnants, dont nous avons sélectionné cinq.

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Première destination touristique de l’Amérique centrale, le Costa Rica a su faire d’un tourisme écologique et raisonné un modèle économique à bien des égards exemplaire et que gagneraient à imiter bien des pays. Le modèle est contestable par certains aspects et le fait même que le pays s’oriente davantage vers une économie de service explique en partie pourquoi dans les années 2000 le tourisme a surpassé l’économie agricole, devenant le deuxième source de devises. Cependant, en articulant le tourisme à une politique active de préservation sa biodiversité (3% de la biodiversité mondiale), le Costa Rica a montré une exemplarité qui en fait « le plus vert des pays d’Amérique », dixit le webzine Green et Vert (avril 2012). Le Monde annonçait, dans un article de 2009, que le Costa Rica s’était fixé pour objectif un bilan carbone égal à zéro à l’horizon 2021, c’est-à-dire une diminution des émissions et une compensation par la reforestation. Signalons aussi que près de 25% du territoire sont classifiées comme « parcs naturels » ou « aires protégées », garantissant la protection de ce riche patrimoine naturel et que le pays a presque réussi à mettre fin au fléau de la déforestation qui avait fait passer sa couverture forestière de 75% dans les années 1950 à 25% de nos jours.

C’est donc peu dire que le Costa Rica est une option de choix lorsqu’il s’agit d’écotourisme. Entre le Guatémala, que nous aimons beaucoup mais qui ne fait quasiment rien pour l’environnement et qui ressemble souvent à une décharge à ciel ouvert, et le Costa Rica, s’il est un choix militant à faire en faveur du tourisme écologique, c’est du côté du second que vont nos sympathies.

Ici nous avons choisi de vous présenter cinq destinations étonnantes de ce pays merveilleux. Non pas un top 5 des parcs naturels : cela a sûrement été fait en abondance ; mais un choix tout à fait arbitraire de lieux magiques au Costa Rica.

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Trek dans le Parc national Carara

Assez proche de la Vallée Centrale, ce parc national est le lieu idéal pour un trek au Costa Rica; il offre la possibilité d’observer de magnifiques aras rouges, emblématiques du pays et plus difficiles à voir dans le reste du territoire. Le parc abrite également plus de 400 espèces d’oiseaux que l’œil expert d’un guide aide à repérer et découvrir, comme par exemple le tohi à bec orange ou le pic masqué. Il est possible également, à moins de 2 km de l’entrée du parc, de s’arrêter en voiture sur le pont du río Tarcoles, où il est permis de jouir d’une vue splendide sur les crocodiles, certainement les plus gros du Costa Rica. C’est un point de vue idéal et à bonne distance pour faire de superbes photos, notamment le matin où les crocodiles restent au soleil.

Un couple de perroquets dans le parc National Carara

Un couple de perroquets dans le parc National Carara

(Nous remercions Vincent Varenne, du blog Vert Costa Rica, pour cette contribution. Les lecteurs curieux sont invités à lire l’article plus complet publié sur son blog.)

Les sphères mégalithiques du Diquís, de la péninsule d’Osa et de l’île du Caño

En 1939, les employés de la compagnie étasunienne United Fruit de sinistre mémoire, mettent à jour de gigantesques sphères de pierre, lors de travaux de déforestation pour la plantation de bananeraies dans le delta du Diquís, au sud-ouest du Costa Rica. Plusieurs de ces sphères sont aujourd’hui visibles aux quatre coins du pays. Nombre d’entre elles ont été réunies au parc thématique « Can Basat Roje » (« sphères de pierre », en langue boruca), site s’étant donné pour mission une collecte de nombreuses de ces sphères éparpillées. 5 sites viennent d’être labellisés « héritage de l’humanité » par l’Unesco, le 3 mars 2013.

Ces sphères sont un emblème national costaricien à part entière : une de ces sphères trône ainsi devant l’ambassade du pays aux Etats-Unis ; une autre apparaissait sur le billet de 5000 colons, qui a cessé d’être mis en circulation en 2011-2012.

Ces sphères mégalithiques – dont le diamètre et le poids peuvent atteindre 2,57 mètres et 15 tonnes – restent un mystère pour l’archéologie. Ce qui est sûr, c’est qu’elles ont été travaillées par des outils créés par des humains et seraient possiblement une émanation des Diquís, une peuplade préhispanique. Des éléments de cosmogonie de peuplades voisines, évoquant un dieu du Tonnerre tirant à l’aide d’une sarbacane des boules sur le dieu des vents et ouragans, pourraient éclairer la signification de ces constructions humaines, dont le sens demeurera à jamais hypothétique.

Aviarios del Caribe : le sanctuaire des paresseux dans la jungle

A quelques kilomètres de la côte caraïbe et à 11 kilomètres au nord de Cahuita, se trouve le sanctuaire des paresseux. Naturellement, il s’agit ici de ces singes étonnants qui passent la majeure partie de leur temps dans les arbres et n’en descendent que pour s’acquitter de leurs organiques besognes. Initialement, un gîte bed & breakfast, le lieu s’est, tout en conservant sa fonction initiale (il compte actuellement 6 chambres, qu’il est judicieux de réserver plusieurs mois à l’avance), converti en un centre de prise en charge et de réhabilitation de ces simiesques princes de la Mollesse.

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En 1992, les propriétaires recueillent Buttercup, un paresseux orphelin… Bientôt, d’autres suivront, tant et si bien que les propriétaires des lieux entreprennent de le consacrer à la protection et à la réhabilitation des singes recueillis, mais aussi à la recherche scientifique. Depuis 1997, une centaine de spécimens ont été pris en charge par l’établissement et replacés, en collaboration avec des zoos et autres centres de réhabilitation. En 2004, le sanctuaire devient un centre de sensibilisation à la condition des paresseux, auprès du public local et international. S’ensuit la construction d’une clinique, d’une cuisine, d’une crèche et d’un centre de quarantaine.

Il est toutefois possible de ne pas passer par la case « hôtel » pour visiter les singes. Deux parcours existent en effet : le premier est une présentation des paresseux et des centres par les résidents (dont un volontaire) ; le second inclut ce dernier et offre en outre une balade en canoë dans la jungle à la découverte des oiseaux et des paresseux.

Deux avions transformés à des fins… hôtelières, à Manuel Antonio

Sable blanc, forêt tropicale et une biodiversité prodigieuse : bien qu’il soit le parc naturel le plus petit du pays, Manuel Antonio (province de Puntarenas, sur la côte pacifique) est un tel joyau qu’il a été classé par Forbes, en 2011, dans la liste des 12 plus beaux parcs naturels du monde. C’est là qu’est situé l’hôtel insolite Costa Verde. Doublement insolite, en vérité. Insolite d’abord pour sa suite fabriquée dans le fuselage rouge d’un Boeing 727 qu’il fallut importer depuis l’aéroport de San José, et dont l’intérieur a été lambrissé de bois, lui conférant une atmosphère douillette. Suspendu dans la canopée, l’avion-suite offre une vue sur la forêt, l’océan et la plage. Insolite, ensuite, pour son restaurant-bar également construit dans une carcasse d’avion, cette fois militaire : un avion-cargo Fairchild C-123 de la CIA, destiné à l’approvisionnement des contras, ces milices terroristes engagées contre la Révolution nicaraguayenne et soutenues par les États-Unis et la dictature argentine. Récupéré lui aussi à l’aéroport international de la capitale, en août 2000 pour la somme dérisoire de $3000, il a été retapé, reconverti en bar-restaurant… et baptisé logiquement « El Avión ».

(Crédits photos : hôtel Costa Verde)

L’île San Lucas et sa prison aux graffiti

Située dans le golfe de Nicoya, sur la côte pacifique du Costa Rica, l’île de San Lucas abrite une ancienne prison. Ouverte en 1873 et fermée en 1991, celle-ci accueillit les prisonniers les plus dangereux du pays. Placée sous le contrôle du Ministère de l’Environnement et de l’Énergie (Minaet), les locaux ont été convertis en un parc national, dans un espace converti en refuge d’observation de la vie sylvestre. Le lieu est intéressant surtout par les vestiges qui demeurent de cette vie carcérale dure, marquée par les injustices et tortures qui firent sa triste réputation, dont témoignent les graffiti. Entre art naïf et art brut, les graffiti de la prison traduisent le tourment et le désespoir des prisonniers, leurs fantasmes, leurs passions et leurs espérances : femmes érotisées et image de fellation pour combler la misère sexuelle, images du Christ Rédempteur aussi bien que de Pelé… autant d’images réalisées sans les outils adéquats. Une légende raconte que certaines de ces peintures auraient été réalisées, entre autres, avec du sang.

Après avoir été un lieu de désespoir, de punition et de mort, l’île est à présent reconvertie en un sanctuaire destiné à la protection de la vie sauvage – faune et flore – et vouée à être repeuplée par des animaux menacés par le braconnage. On y trouve ainsi des cervidés à queue blanche, des iguanes, des pécaris, etc., certaines étant des espèces menacées. Il est à noter que l’île doit sa réaffectation au travail de volontaires nationaux et internationaux.

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