Voyageurs du Net http://www.voyageurs-du-net.com La communauté des bloggeurs qui voyagent Mon, 23 Apr 2018 02:12:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.3 Voyager ou vivre en camping-car : un mode de vie ? http://www.voyageurs-du-net.com/voyager-ou-vivre-en-camping-car-un-mode-de-vie http://www.voyageurs-du-net.com/voyager-ou-vivre-en-camping-car-un-mode-de-vie#respond Sat, 21 Apr 2018 13:39:06 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9825 Voyager ou vivre en camping-car : un mode de vie ?

Véhicule et maison à la fois, le camping-car est une solution appréciée de nombreux voyageurs, que ce soit pour quelques semaines de vacances itinérantes ou pour un projet de vie en itinérance.

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Voyager ou vivre en camping-car : un mode de vie ?

Qu’il s’agisse des tiny houses roulantes ou des camping-cars plus traditionnels et dont la gamme est très étendue, la « maison sur roues » offre l’agrément de disposer de son temps et de ses mouvements avec une grande tranquillité d’esprit. Si, bien sûr, l’option la plus courante est celle d’un véhicule dont l’usage est réduit à quelques semaines par an, certains, curieux de découvrir le vaste monde et guère décidés à continuer à payer une maison qu’ils n’occupent pas (ou plus, dans le cas de certains retraités), optent pour l’achat d’un camping-car pour en faire un véritable mode de vie.

Si les frais d’essence sont évidemment plus importants que ceux d’une voiture, un voyage court de quelques semaines de vacances est vraisemblablement moins onéreux, permettant d’économiser les nuitées d’hôtel et autres restaurants. En revanche, pour ceux qui investissent dans un camping-car en tant que lieu de vie itinérant et donc alternatif à la maison, ce mode de vie peut s’avérer plus économe.

Pour ceux qui envisagent l’acquisition d’un camping-car comme lieu de vie ou pour un long voyage, il peut valoir la peine de tester d’abord ce mode de vie, l’espace de quelques semaines. Dans ce cas, il peut être très éclairant de louer un camping-car avec Evasia. Avant de vouloir rallier Paris au Cap, faire l’essai durant quelques jours ou quelques semaines, en France, donnera une idée plus nette de l’intérêt et des contraintes d’un tel mode de vie, réservé, s’il est un choix de vie et de mode de résidence, le plus souvent aux retraités ou aux travailleurs indépendants et itinérants. Pour ceux qui, en revanche, y voient une option pour des voyages ponctuels, la location est clairement la meilleure des deux options : pourquoi payer un véhicule dont on n’a l’usage que quelques semaines par an?

C’est ce qu’ont fait, par exemple, durant quelques semaines de vacances, Sylvie et Albert, deux baroudeurs qui racontent sur Travelblog.org leur voyage en Amérique du Sud : « Étant donné l’étendue du pays on a bien dû se rendre à l’évidence, il serait impossible de tout voir. Compte tenu des conditions climatiques et des intérêts de tout le monde on a vite opté pour partir à la découverte de la Patagonie ! Et comme moyen de transport, rien moins qu’un camping-car : en pleine saison touristique, celui-ci allait nous offrir un maximum de flexibilité tout en restant abordable pour notre budget routard ! Après moult recherches sur le web et sur place une fois en Argentine, nous n’avons pu dégoter qu’une seule option : un modèle 4 places, mais l’agence nous offrait l’équipement de camping pour 2 personnes moins chanceuses… Sans aucune autre alternative, c’est tout guillerets que l’on signe le contrat de location » (lire « La Patagonie en camping-car »).

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Le camping, ou les joies conviviales de la simplicité http://www.voyageurs-du-net.com/camping http://www.voyageurs-du-net.com/camping#respond Sun, 18 Mar 2018 17:26:09 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9798 Le camping, ou les joies conviviales de la simplicité

Le camping a été le théâtre de tous les étés de mon enfance, ce dont je garde de nombreux souvenirs. Moqué et caricaturé comme le sont les loisirs des classes populaires depuis un peu plus de trente ans, c'est un monde que je revendique et qui me rappelle de touchants souvenirs et une simplicité sans prétention éloignée de la compulsion de voyages vers les lointains devenue si banale aujourd'hui.

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Le camping, ou les joies conviviales de la simplicité

Je me souviens d’une conversation avec une amie bourgeoise, il y a quelques années. Âgée de presque 30 ans, elle ne connaissait pas Les Bronzés, jusqu’à ce que, quelques jours ou semaines plus tôt, elle eut vu la comédie. À aucun moment, me dit-elle, elle n’a ri. Sans doute cet humour, trop populaire, cet univers plus familier au prolétariat qu’aux bourgeois, lui était-il à ce point étranger qu’il lui a paru dégoûtant ou « vulgaire », selon ses mots. Ses mots étaient socialement situés : elle parlait depuis quelque part, depuis l’aplomb de la classe bourgeoise qui affirme, qui n’a pas de complexe, qui sait ce qui est beau, ce qui est juste, la classe sur-représentée à l’Assemblée nationale et dans les médias, celle qui dicte la marche du bon goût, de l’étiquette et des valeurs : la classe moyenne supérieure, éduquée, urbaine, mondialisée, libérale. Celle qui ne souffre pas des aléas administratifs et des lois iniques. Celle des bien-au-chaud, dans leurs convictions, dans leur liberté de mouvement et d’entreprise. Celle qui se gausse des « beaufs » que dépeignent Les Bronzés ou Camping en croyant y voir la vérité des classes populaires en vacances, quand celles-ci n’y voient que la caricature joyeusement paillarde d’un monde familier.

Pour moi, ce n’était pas une révélation que l’opinion hautaine et sûre de mon amie. Mais, en miroir, ceci me renvoyait à l’entre-deux identitaire qui me constitue : à la fois familier de l’humour populaire et du monde du camping, riche de nombreux souvenirs ensoleillés des étés de mon enfance, mais à la fois passionné de littérature et d’art et plus diplômé que la majorité de ceux avec qui je suis allé à l’école, enfant. Ni bourgeois par les valeurs et moins encore par les ressources, ni prolétaire par le quotidien ou les goûts. Mais je n’ai jamais pu trahir ni moquer, ni devenir étranger à la classe populaire, le prolétariat dont je suis issu.

Pourquoi ces propos ? Parce que si, sur VDN, j’ai souvent moqué et dénoncé les « voyageurs de l’authentique », ceux qui pensent n’être pas des « touristes beaufs », c’est aussi que je trouve plus de valeur au populo des campings de mon enfance qu’aux arrogants et égoïstes petits bourgeois « de gauche » qui « font le Vietnam » et « font la Bolivie » et se croient plus ouverts sur le monde.

Où les uns vont passer un week-end, deux ou trois semaines de leurs congés à Prague ou Amsterdam, en Islande, au Pérou ou au Cambodge, sac au dos, et se croient d’authentiques individus quand ils ne font qu’y voir et y faire ce que tout le monde y voit et fait, les estivants en vacances dans un camping sont bien moins prétentieux – et, accessoirement, moins polluants. Je me souviens de vacances en Vendée, en Charente-Maritime, en Dordogne ou en Aveyron, des allègres tablées, des barbecues ou bien des sorties qui s’improvisaient avec des voisins inconnus quelques jours auparavant. Je me souviens de cette chaleur humaine qui s’organisait dans ces alignements de caravanes et de tentes, des apéros entre adultes et des tournois de pétanque, où l’ouverture sur le monde tant vantée par les « voyageurs de l’authentique » commençait sitôt que s’ouvrait la tente ou la caravane ou bien dans les sanitaires communs où nous faisions la vaisselle et où spontanément tout le monde se parlait. C’est que, pour quelques semaines, l’espace ouvert, commun, provoquait des rencontres qui, heureuses ou pas, sont le propre de la vie en collectivité. Au monde bourgeois des resorts et de l’hôtel, organisé autour de l’égoïsme du client qui exige une privacité aussi obtuse que celle du monde froid de son quotidien, s’oppose ce monde joyeux, parfois paillard, souvent rabelaisien et relâché du camping. Au monde homogène, compartimenté et douillet des uns, s’oppose le monde hétérogène et parfois foutraque des autres. Bien sûr, il y avait au camping ceux qui ne voulaient causer avec personne, ceux qui n’étaient là que parce que c’est moins cher ou simplement commode. Mais c’était aussi, et c’est ce dont je me souviens avec le plus d’intensité, l’occasion de rencontrer cette différence qui fascine tant les passionnés du lointain. Et c’est souvent, dans le rire et la convivialité que, en se jouant des clichés sur telle région, tel accent ou telle origine étrangère, se nouait une amitié.

Le camping me reste à l’esprit comme une école d’humanité, de convivialité populaire, de tolérance et d’acceptation d’autrui, quand il faut passer quelques jours ou quelques semaines dans le voisinage de personnes que l’on n’a pas plus choisi que ses voisins de quartier. C’est-à-dire qu’on y apprend les limites, certes, plus relâchées que dans le contexte de la vie ordinaire, mais plus contraintes que dans le choix individualiste du voyageur-consommateur sac au dos.

Je n’affirme pas pour autant qu’il y existerait une sainteté des classes populaires et des prolétaires. La poussée du low cost leur a rendu accessible des pratiques imbéciles jusqu’alors réservées aux seuls bourgeois. Mais je garde au cœur le souvenir d’un univers gai et chamarré, sans prétention, dont les modestes ambitions – se reposer, profiter du beau temps, découvrir l’histoire de son pays par des visites touristiques – étaient sans égales avec la commune crétinerie touristique mondialisée dont les classes moyennes sont devenues si friandes.

Hormis quelques nuitées en Dordogne et en Bretagne en 2015, je n’ai quasiment plus connu le camping depuis mon enfance et peut-être cet univers a-t-il beaucoup changé. Mais je garde, de mes derniers souvenirs de camping lors de festivals (le Hellfest en 2010 et 2011, le Sziget en 2011, le Boom Festival en 2012) ou d’ascensions de volcans (Santa María en 2012, Santiaguito en 2013), le souvenir d’un inconfort qui, à sa façon, participait de la beauté de l’expérience. Évidemment, il ne s’agit plus là de la même conception du camping, mais c’est peut-être l’idée d’un dépouillement, d’un minimalisme même temporaire et où l’expérience ne s’en trouve que plus belle, qui me reste à l’esprit. Comme si le bonheur n’était que plus vrai dans un certain dénuement. Comme si : peut-être est-ce l’esprit même du camping en général : faire comme si on n’avait pas grand-chose et réaliser que, peut-être, ce ne serait pas plus mal. En fin de compte, par certains de ses aspects, le camping a quelque chose d’une expérience de décroissance en raccourci. Peut-être est-ce l’idée que j’en conserve, passablement mythifiée, transformée par le souvenir.

 

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Les portraits du Fayoum : visages d’un lointain passé intensément présents http://www.voyageurs-du-net.com/portraits-du-fayoum http://www.voyageurs-du-net.com/portraits-du-fayoum#respond Sat, 10 Mar 2018 17:43:02 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9773 Les portraits du Fayoum : visages d’un lointain passé intensément présents

S'ils sont répartis un peu partout dans le monde, les nombreux portraits du Fayoum, exécutés du Ier au IVème siècles de notre ère et découverts à la fin du XIXème siècle, sont originaires de Hawara, en Égypte. C'est en effet en 1888 que l'égyptologue britannique William Matthew Flinders Petrie découvrit une nécropole et, notamment, près de 150 portraits issus de cercueils de l'époque romaine.

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Les portraits du Fayoum : visages d’un lointain passé intensément présents

Un certain orgueil, hérité des sots préjugés du progressisme – cette conception moderne selon quoi les sociétés, par les avancées de la Science et de la Technique, tendraient vers le mieux et s’éloigneraient de l’archaïsme et des ténèbres de l’ignorance –, nous laisse souvent stupéfaits quand au hasard du Louvre ou de tel autre musée nous rencontrons l’un des portraits du Fayoum. À la distance de deux millénaires, voilà ces visages qui paraissent à tout instant prêts à surgir de leur support, intensément réels. Peut-être l’étonnement a-t-il moins à voir avec un progressisme appliqué à l’art qu’avec la rareté des peintures qui aient survécu aussi miraculeusement à la corrosion des siècles, pour nous parvenir avec une si vive présence. Il s’agit en effet des seuls portraits de l’Antiquité qui soient parvenu jusqu’à nous.

Portrait de femme, vers 120 à 150. Peinture à l'encaustique sur bois de sycomore. Liebieghaus, Francfort-sur-le-Main (Allemagne).

Portrait de femme, vers 120 à 150. Peinture à l’encaustique sur bois de sycomore. Liebieghaus, Francfort-sur-le-Main (Allemagne).

« Au cours des premiers siècles de notre ère », écrit Ernst Gombrich, dans sa classique Histoire de l’art, « l’art romain et l’art hellénistique supplantèrent complètement, jusque dans ses principaux centres, l’art des empires d’Orient. Les Égyptiens continuaient à ensevelir leurs morts transformés en momies, mais ils faisaient peindre leurs portraits par des artistes qui connaissaient tous les artifices de la peinture. Ces portraits, faits sans doute par de modestes artisans et à des prix très bas, nous étonnent encore aujourd’hui par leur vigueur et par leur réalisme. Peu d’œuvres antiques ont autant de fraîcheur et semblent aussi « modernes ». »

Les portraits du Fayoum témoignent donc de l’assimilation à une pratique funéraire ancienne d’une technique nouvelle de représentation, importée par les Romains. Ce que résument Françoise Dunand et Roger Lichtenberg : « Aux époques ptolémaïque et romaine (330 av. J.-C. à 395 apr. J.-C.), la technique de momification n’évolue plus. Tout au plus peut-on noter le soin particulier donné au bandelettage qui forme des dessins géométriques très savants, en utilisant des tissus polychromes et des éléments décoratifs en stuc souvent doré. On utilise toujours les cartonnages et les sarcophages mais, à l’époque romaine, un usage nouveau fait son apparition, celui du portrait peint inséré dans les bandelettes : les « portraits du Fayoum » en sont un exemple. Il s’agit d’une technique importée, proche de la peinture pompéienne, mais dont l’usage, ici, est dans la continuité de la tradition égyptienne du masque funéraire » (« Momies, Égypte », Universalis).

Lors d’un voyage en Égypte, la visite du Musée égyptien du Caire, sur la place Tahrir, permet d’en découvrir quelques-uns, dans la salle 14 du deuxième niveau.

Réalisés sur bois ou sur lin, à cire ou à la détrempe, ils exhibent une palette de teintes relativement peu étendues et uniforme et la qualité des portraits varie. Aucune œuvre sans doute ne rend plus concrète ou sensible la proximité et l’humanité d’hommes et de femmes du commun bien vivants, rendus à l’anonymat par le passage des millénaires. En dépit d’indices de leur situation sociale, ni leur nom ni leur vie ne nous sont accessibles. Du fond des âges, ils demeurent des visages sans existence autre que celle que l’imagination qui seule les pourrait les soustraire à la mort. Étrange sensation d’une empathie pour des êtres dont nous ignorons tout, mais qui vécurent bel et bien.

Portrait d'une femme sur panneau de bois, vers 150, Musée national du Danemark, Copenhague.

Portrait d’une femme sur panneau de bois, vers 150, Musée national du Danemark, Copenhague.

Portrait d'une femme, vers 100 à 150, Musée de Mikwaukee (États-Unis).

Portrait d’une femme, vers 100 à 150, Musée de Mikwaukee (États-Unis).

Homme avec barbe, portrait funéraire, IIe siècle. Encaustique sur bois. Collection Myers, Eton College, Windsor (Angleterre).

Portrait d'homme (175-225), Rijksmuseum van Oudheden (musée national des Antiquités), à Leyde (Pays-Bas).

Portrait d’homme (175-225), Rijksmuseum van Oudheden (musée national des Antiquités), à Leyde (Pays-Bas).

Portrait de femme, vers 130 à 160, Institut des Arts de Detroit (États-Unis).

Portrait de femme, vers 130 à 160, Institut des Arts de Detroit (États-Unis).

Pour poursuivre :

« Des siècles après, ces regards sont toujours vivants. Énigmatiques portraits du Fayoum », John Berger, Le Monde diplomatique, janvier 1999.

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La forêt de bambous d’Arashiyama (Kyōto) http://www.voyageurs-du-net.com/foret-bambou-kyoto-arashiyama http://www.voyageurs-du-net.com/foret-bambou-kyoto-arashiyama#respond Thu, 21 Dec 2017 06:47:13 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=7455 La forêt de bambous d’Arashiyama (Kyōto)

À l'ouest de Kyōto, au Japon, se trouve le mont Arashi (« Montagne de la Tempête »). Dans ce lieu de détente très prisé des autochtones et des touristes, se trouve une forêt de bambou, dont le caractère photogénique lui a valu de faire le tour du web dans de nombreux palmarès de lieux insolites. Un petit aperçu de ce Japon insolite.

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La forêt de bambous d’Arashiyama (Kyōto)

Arashiyama ou Mont Arashi (« Montagne de la Tempête ») se trouve à l’est de l’ancienne capitale impériale, Kyōto (794-1868), à l’époque où elle portait le nom de Heian-kyō (« Capitale de la paix et de la tranquillité »).

Le lieu est particulièrement apprécié au moment de la floraison des cerisiers, début avril, ainsi qu’aux environs de fin novembre et début décembre, en raison de ses tons automnaux dont se pare la nature. En décembre, lorsque le district de Arashiyama s’adonne à la tradition du Hanatoro (« chemin de fleurs et de lumières ») et que les rues sont ornées de lanternes, des lumières sont installées également dans la forêt, lui conférant une atmosphère envoûtante, quasi surnaturelle. Une découverte des terres japonaises très éloignées de l’agitation des urbes gigantesques et hypermodernes.

Dans les environs, d’autres endroits méritent la visite :

  • le pont Togetsukyō,
  • la partie située au nord d’Arashiyama, moins touristique où de nombreux temples sont éparpillés sur la montagne boisée,
  • Tenryū-ji, principal temple de l’école Rinzai (l’une des deux sectes de bouddhisme zen au Japon), fondé en 1345, et l’un des monuments de l’ancienne Kyōto classés en 1994 au Patrimoine mondial de l’Unesco
  • le parc des singes d’Iwatayama
  • Ōkōchi Sansō, maison ayant appartenu à l’acteur de films historiques Denjirō Ōkōchi (1898-1962), qui tourna pour les plus grandes maîtres du cinéma japonais, et dont la maison et les jardins, dans le plus pur style japonais, sont accessibles au public.

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À noter : en 1996, naît une singulière initiative du ministère de l’Environnement japonais : la classification des 100 « paysages sonores japonais » à préserver contre l’envahissante pollution sonore due à la modernisation urbanistique et technologique du pays. Au côté du chant des grenouilles de Sendai ou de la cloche de l’église orthodoxe grecque de Hakodate, figure le son du vent à travers les bambous de la forêt d’Arashiyama.

Informations pratiques

  • Comment s'y rendre : La forêt de bambou est située à une trentaine de minutes de train de Kyōto. Les trains Sagano Scenic et et JR Sagano Line desservent l’endroit.

  • Quand y aller?Deux moments de l’année sont à privilégier particulièrement pour visiter Arashiyama : début avril, au moment de la la floraison des cerisiers, ainsi que fin novembre/début décembre, lorsque l’automne repeint la natures de tons roux, bruns et rouges. En décembre, également, lors de l’annuelle tradition du Hanatoro.

  • Plus de détails techniques (coût, accès, etc.) sur le site Inside Kyoto

  • Pour poursuivre Deux articles du blog anglophone Japan Guide à lire sur Hanatoro et  Arashiyama ; le site officiel du Hanatoro de Kyōto (en anglais) et le blog Kyoto Travel.

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Dans le Far West du Canada, des villes fantômes, vestiges de la Ruée vers l’or http://www.voyageurs-du-net.com/far-west-ville-fantome-ruee-vers-l-or http://www.voyageurs-du-net.com/far-west-ville-fantome-ruee-vers-l-or#comments Wed, 20 Dec 2017 07:59:23 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=6997 Dans le Far West du Canada, des villes fantômes, vestiges de la Ruée vers l’or

Des successives ruées vers l'or qui ont marqué l'histoire de l'Amérique du Nord, la province de la Colombie-Britannique porte encore les marques. Chaque ville fantôme qui subsiste encore aujourd'hui raconte un peu de l'histoire du pays et de cette conquête du Far West où l'illusion de la fortune a jeté des hordes d'aventuriers et de migrants... qui ont surtout trouvé la déception. Plusieurs de ces ghost towns sont encore debout... et certains, mêmes... sont à vendre.

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Dans le Far West du Canada, des villes fantômes, vestiges de la Ruée vers l’or

La Ruée vers l’or évoque peut-être plus spontanément les Etats-Unis, en même temps que l’inexorable et brutale conquête du Far West. Pourtant, des œuvres notoires comme le roman de Jack London L’appel de la forêt ou le film La Ruée vers l’or de Charlie Chaplin, rappellent que le Far West canadien n’a pas été moins marqué par ce phénomène d’envergure.

Parallèles l’une à l’autre, les Ruées vers l’or des territoires les plus occidentaux actuellement étasuniens et canadiens débute au mitan du XIXe siècle. Dans les années 1850-1860, plusieurs découvertes sur le territoire de l’actuelle province de Colombie-Britannique, tout à l’ouest du Canada, lancent diverses gold rushes. S’ensuit, tout le long de la seconde moitié du XIXe siècle, une succession de découvertes et de ruées vers l’or sur ce même territoire et, plus au nord, sur le territoire du Yukon – un même phénomène frappant le territoire voisin de l’Alaska étasunien.

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Migrants de la Ruée vers l’or : ascension du col Chilkoot (1898). Photo de George G. Cantwell (Commons Wikimedia)

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Camp de mineurs le long du fleuve Yukon, à l’époque de la ruée vers l’or du Klondike (1896-1899). Source : Archives nationales canadiennes (Commons Wikimedia)

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Vue aérienne de travaux miniers près d’Atlin, actuelle Colombie-Britannique, en 1899. La ruée vers l’or d’Atlin est un effet collatéral de celle du Klondike. Photo d’Eric A. Hegg (1867–1948), Commons Wikimedia

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Travaux miniers durant la ruée vers l’or du Klondike. Source : Archives nationales canadiennes (Commons Wikimedia)

C’est ainsi que, conséquence de la ruée vers l’or du Klondike, où affluent des dizaines de milliers de personnes. Exemple symptomatique, la ville de Dawson, par les migrants de l’or en 1897, et qui aujourd’hui ne compte qu’environ 1300 habitants, comptait l’année suivant sa fondation… 40 000 résidents. De fait, c’est une caractéristique marquante de la gold rush en général que l’installation de villes-champignon poussant çà et là, pour quelques saisons, attirant quelques centaines, quelques milliers d’individus, installant là un théâtre, une banque, une prison, un bar, un bordel… avant d’être laissées à la décrépitude, livrées aux vents, aux pluies, à la curiosité de bêtes rôdeuses, lorsque les déçus, mesurant leur illusion et leur erreur, s’encourent. Le cas de Dawson est frappant : 40 000 résidents en 1898, plus que 8000 en 1899… puis 615 en 2011 ! Elle conserve d’ailleurs des monuments en très bon état depuis l’époque. Sandra Le Bon, qui y a voyagé, le résume simplement dans un forum du Routard.com : « Dawson City est un voyage à remonter le temps, avec des bâtiments tirés de la ruée vers l’or. »

La ville de Dawson et la rivière Klondike, vers 1898. Photo de Goetzmann (Commons Wikimedia)

La ville de Dawson et la rivière Klondike, vers 1898. Photo de Goetzmann (Commons Wikimedia)

Dawson City en juin 2007. Photo de Michael Edwards (Commons Wikimedia)

Dawson City en juin 2007. Photo de Michael Edwards (Commons Wikimedia)

De l’appel d’air vers le Far West, de l’étoile filante d’une illusion après quoi ont couru des milliers d’individus, de la conquête barbare et confuse de l’ouest, il reste une trace – et c’est la ville fantôme. Aux États-Unis, du Kansas à la Californie, du Texas au Montana en passant par le Colorado, le territoire est constellé de ces villages et villes rongées par le temps. Au Canada, la géographie de la Ruée vers l’or est surtout localisée dans l’ouest et le nord-ouest. Ce sont surtout deux provinces qui abondent en villes et villages fantômes : la Colombie-Britannique et le Yukon. Même topo que chez les voisins du sud : beaucoup de ces installations précaires se sont vidées, puis détériorées au gré des aléas climatiques, devenant peu à peu des villes et villages fantômes, pourrissant peu à peu, jusqu’à disparaître tout à fait, le plus souvent.

De fait, certains sont totalement ruinés et les vestiges n’y sont, au mieux, que très résiduels ; d’autres, ayant bénéficié de la faveur d’un investissement pour leur restauration, sont devenus des attractions touristiques. Témoignages désolés – ou rajeunis par la restauration – d’une folle croyance en l’Eldorado, vestiges historiques racontant un mouvement de l’histoire de l’Amérique du Nord qui, au-delà des contes et légendes, fut souvent tragique, cruel et barbare, ils dressent face à l’érosion des décennies, un cimetière et des structures minières (Ainsworth), un hôtel à l’agonie (Ashcroft Manor), etc.

Pourquoi ne pas vous lancer sur les traces de Jack London ou de l’oncle Picsou, enrichi au Klondike (plus au nord, donc), mais surtout pour découvrir les villes fantômes de la Colombie-Britannique, à l’occasion d’un road trip au Canada en liberté? Vous pourriez, par exemple, partir de Vancouver, principale ville de la province, puis allez visiter les ghost towns du Far West canadien. Nous vous en présentons quelques exemples.

Barkerville : le ghost town le plus emblématique

Autrefois la ville la plus grande au nord de San Francisco et à l’ouest de Chicago, Barkerville n’a jamais véritablement été un ghost town au sens strict d’un abandon total des lieux. Fondée en 1862, cette ville qui ne compte plus à présent que 5000 habitants environ, est entrée très tôt dans la liste des lieux historiques nationaux du Canada (1924), ce qui a garanti son entretien. L’état exceptionnel de conservation des lieux en font un témoignage précieux de l’architecture de ces villes-champignons qui poussèrent en quelques semaines lors.

Bradian, une ville fantôme… à vendre !

D’après le site GhostTowns.com, cette ville (ou village) fantôme fut fondée dans les années 30 pour les travailleurs miniers de la proche ville de Bralorne ; lorsqu’elle fut tout à fait abandonnée en 1971, elle comptait une soixantaine de maisons. Elles ne sont plus, à présent, que 22… et ce village fantôme situé à plus de 1100m d’altitude est à présent à vendre pour la somme d’1,3 million de dollars canadiens (870 000€ environ), selon le site SouthChilcotin.ca.

The Town of Bradian from John Lovelace on Vimeo.

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L’Australie autrement : à la découverte des lieux insolites de l’île-continent http://www.voyageurs-du-net.com/australie-autrement-lieux-insolites http://www.voyageurs-du-net.com/australie-autrement-lieux-insolites#comments Tue, 05 Dec 2017 06:40:11 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=8880 L’Australie autrement : à la découverte des lieux insolites de l’île-continent

Quiconque veut visiter l'Australie autrement qu'en se rendant dans les grandes villes ou sur les sites touristiques les plus « évidents » a de quoi faire tant cette île-continent abrite de climats, de variétés de paysages et de phénomènes naturels singuliers et parfois inexpliqués. En matière d'insolite, les humains ne sont pas en reste, qui ont tantôt dû s'adapter à des conditions climatiques austères avec ingéniosité... ou, çà et là, créer des espaces singuliers et étonnants. Ce petit « dossier » sur l'Australie insolite devrait s'allonger avec le temps. Voici en tout cas quelques lieux mystérieux, insolites ou enchanteurs et qui ne laissent pas de causer l'admiration.

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L’Australie autrement : à la découverte des lieux insolites de l’île-continent

Où l’art rencontre la nature : le sanctuaire de William Ricketts

Dandenong est une petite ville située à 30 kilomètres environ au sud-est de la ville de Melbourne, en Australie. Dans cette banlieue se trouve un sanctuaire où la rencontre de la nature et de l’art donne à penser l’Australie autrement que d’après les images connues de désert et de plage.

Ce lieu calme est propice à la méditation. Son ambiance pacifique et reposante est due à un environnement naturel où abondent les fougères et où se trouvent rien moins que 92 sculptures travaillées dans l’argile. Ces sculptures présentent des aborigènes et sont réparties et « cachées » dans le paysage.

Tout au début, pendant les années 1930, ce site insolite occupe une superficie de 1,6 hectare et s’appelle le Potter’s Sanctuary (« le sanctuaire du potier »). Son propriétaire, William Ricketts, l’embellit en sculptant et répartissant les différentes sculptures de façon à ce que tout le terrain soit décoré. Il entend exprimer ce sentiment de complicité entre les aborigènes et la nature. Selon lui, il existe une connexion très étroite entre les Aborigènes et la nature. Après avoir réalisé plusieurs voyages au cœur du continent et partagé beaucoup d’expériences avec les peuples aborigènes, il décide d’exprimer ses sentiments et de les sculpter. Il cohabite aussi deux ans avec des tribus indiennes où il apprend abondamment de choses.

M. Ricketts naît en 1898 et s’installe définitivement sur le site du sanctuaire en 1934. Pendant les années 1960 et après le gain de popularité de ce site, le gouvernement de Victoria achète les terres adjacentes et en fait un parc public protégé pendant que M. Ricketts continue de sculpter. M. Ricketts vit ici jusqu’au jour de sa mort à 94 ans en 1993.

Coober Pedy, une ville souterraine

Cette insolite bourgade se trouve dans la partie nord de l’État de l’Australie du Sud (South Australia), l’une des régions les plus arides du continent australien. Planté au cœur du désert, loin de toutes les grandes villes du pays, Coober Pedy est distant d’environ 850 kilomètres de la capitale de l’État, Adélaïde, au sud-est.

Ce lieu singulier recommandable à qui veut découvrir l’Australie autrement, est le seul bourg au monde existant… sous terre. Il est cependant possible de trouver aussi des constructions à l’extérieur. C’est à cause du climat rude et très sec que les habitants ont préféré vivre sous terre où la température est maintenue à 24⁰ C, au lieu des suffocants 37 ou 38°C à l’extérieur.

C’est en 1915 que des immigrants ont commencé à s’installer dans cette région, après y avoir découvert de l’opale. Par la suite, les Aborigènes s’y sont peu à peu installés pour travailler à son extraction. Le site a connu sa prospérité maximale pendant les années 1960-1970. Depuis lors, Coober Pedy est la capitale mondiale de l’opale. Actuellement, 80 % de la production totale d’opale au monde vient d’ici, malgré la crise qu’elle a connue en 2008, provoquée par la concurrence de l’opale marron extrait en Amérique du Nord.

Le bourg a inspiré divers cinéastes hollywoodiens, qui en ont fait un plateau pour divers films (entre autres Priscilla, Folle du désert de Stephan Elliott, Jusqu’au bout du monde de Wim Wenders). Sur place, il est possible de visiter les maisons construites sous terre, les musées, les magasins, les galeries, les églises.

Chapelle orthodoxe serbe souterraine (Percita Dittmar, Commons Wikimedia)

Chapelle orthodoxe serbe souterraine (Percita Dittmar, Commons Wikimedia)

Coober Pedy, joaillerie souterraine (Lodo27, Commons Wikimedia)

Coober Pedy, joaillerie souterraine (Lodo27, Commons Wikimedia)

Coober Pedy, une maison souterraine (Nachoman, Commons Wikimedia)

Coober Pedy, une maison souterraine (Nachoman, Commons Wikimedia)

Les lacs bioluminescents du Gippsland

Les lacs du Gippsland se trouvent dans la région australienne de Victoria, à 200 kilomètres environ de la capitale de la région, Melbourne. Il s’agit d’un réseau de lacs, marais et lagunes d’eau douce situés au bord de la mer et séparés de celui-ci par la Ninety Mile Beach. Ces lacs sont nourris par plusieurs fleuves et couvrent une aire totale de 600 km² environ. L’origine de ces lacs insolites et de la Ninety Mile Beach est due à deux phénomènes physiques : la présence de limon dans les lacs, charrié par les fleuves voisins ; la création d’une « barrière naturelle » qui empêche l’eau des lacs d’atteindre l’océan, grâce aux courants du détroit de Bass qui sépare l’Australie continentale de l’île de Tasmanie.

Outre sa géographie insolite, ce site présente une caractéristique très spéciale : le bord de la plage des lacs est devenu phosphorescent, un phénomène naturel provoqué par des changements environnementaux. En 2006, des incendies ont détruit une zone très grande. En hiver 2007, des inondations et des pluies torrentielles ont « lavé » ces terres et charrié beaucoup de cendres jusqu’aux lacs. Ces conditions ont été favorables pour le développement d’une algue pendant l’été australien 2007-2008. Pendant ce temps et tout au long de l’année, beaucoup d’études furent menées pour découvrir la nature de l’algue. L’été suivant (2008-2009), la bioluminescence a été observée pour la première fois, provoquée par le mouvement des eaux. En janvier 2013 un phénomène similaire a pu être observé à nouveau.

À Melbourne, un minigolf où jouer dans le noir

Docklands (connu aussi sous le nom de Melbourne Docklands pour faire la différence avec London Docklands) est une banlieue de Melbourne située à deux kilomètres du centre d’affaires de cette ville australienne, la capitale et la ville la plus grande dans l’État de Victoria. Ici se trouve le GlowGolf, un parcours de minigolf insolite de 18 pistes qui se trouve en intérieur.

Il n’est pas nécessaire de maîtriser ce jeu comme un professionnel pour profiter du Glow Golf car il existe aussi d’autres attractions : il est possible de jouer et, au même temps, d’observer les décorations dessinées spécialement pour l’illumination ou d’écouter les bruits étranges du guy in the dunny (« le gars aux chiottes »). La caractéristique particulière de ce parcours de minigolf : 10 sur ses 18 pistes sont illuminées avec des lumières ultraviolettes.

En plus du jeu, une rencontre de près avec la mort est possible. Le Coffin Ride propose aux visiteurs une simulation d’enterrement. Tout est écoutable : les fossoyeurs, la terre qui tombe sur le cercueil, les insectes qui commencent à avoir faim… jusqu’à ce que tout soit calme et en silence. Une fois terminé, une voix est prête pour (re)donner la bienvenue au mort. Le tout à l’intérieur d’un cercueil sombre et enregistré par une caméra infrarouge pour que les autres (ceux qui attendent patiemment en queue) puissent tout voir.

Site officiel : Glow Golf.com

Pinnacles : des formations rocheuses insolites dans le désert

Ce paysage incroyable se situe à 250 kilomètres de Perth, tout près du village de Cervantes, situé sur la côte ouest australienne, dans le parc national de Nambung. Pour vous y rendre, vous seriez bien avisé de louer un véhicule en passant, par exemple, par un comparateur de location de voiture. Ambiance road trip dans le désert australien, donc, pour voir surgir des dunes de sable blanc de plusieurs kilomètres ! Certains même y font du surf. Plus loin, les dunes laissent place à un désert de sable où des aiguilles de roches, pareilles à de géantes stalagmites de calcaire, surgissant du sol.

Leur taille varie et peut atteindre jusque quatre mètres de haut. Selon certains géologues, ces formations rocheuses pourraient avoir plus de 30 000 ans. L’entrée au domaine ne coûte que quelques dollars et on peut s’y promener aussi bien à pied qu’en voiture. Il existe en effet deux chemins existent pour les visiteurs.

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Sur l’île Christmas, un déferlement annuel de millions de crabes

Tous les ans sur l’île Christmas (« Noël »), a lieu une migration de crabes rouges aux proportions bibliques. Dès la saison des pluies, profitant de la baisse de la température, ils quittent leur terrier et prennent le chemin des plages pour y pondre leurs œufs. Quelque quarante millions de crabes effectueraient cette migration. Comparé aux 1400 habitants de l’île, la différence est frappante.

Mais ces crabes déferlent vers les plages sans prêter attention aux dangers et envahissent les routes. Ce sont donc chaque année des milliers de crabes qui se font écraser par les véhicules. Il a donc été donc décidé de fermer certaines routes pendant la migration. Si un grand nombre de crabes perd la vie durant celle-ci, il est bon de rappeler que chaque femelle peut pondre jusqu’à 100 000 œufs.

Wave Rock : un tsunami… en pierre !

Cette insolite formation rocheuse se trouve à quelques kilomètres de la petite ville de Hyden en Australie Occidentale (Western Australia). Wave Rock, c’est-à-dire « roche-vague » en français, doit son nom à sa forme originale qui représente une vague sur le point de se briser. Impressionnante, elle mesure 15 mètres de haut et s’étend sur une centaine de mètres. La forme de ce rocher de granite est due à l’érosion des vents et de l’eau sur une durée évaluée à environ 60 millions d’années.

Wave Rock (Gabrielle Delhey, Commons Wikimedia)

Wave Rock (Gabrielle Delhey, Commons Wikimedia)

Hillier : le lac rose, inexplicablement rose

Ce lac salé singulier et connu bien au-delà des frontières du pays, en raison de sa couleur d’un rose vif, n’est pas totalement unique : il existe en effet plusieurs pink lakes en Australie. Il y en a un, par exemple, à moins de 5 kilomètres d’Esperance (Australie occidentale).

Le lac Hillier, quant à lui, est situé sur Middle Island, au nord du Cape Arid National Park. Un autre nommé Pink Hutt Lagoon se trouve à quelques kilomètres au nord de Kalbari, également en Australie occidentale.

Le mystère est entier quant à la raison de la teinte singulière de l’eau. Les chercheurs ont d’abord pensé que c’était le fond qui donnait cette couleur rose, mais en mettant cette eau dans un verre, celle-ci garde sa couleur. Une autre explication viendrait de la forte salinité du lac qui permettrait à certaines algues de se développer. Ces algues donneraient cette couleur insolite au lac. Mais cette piste a été abandonnée. Depuis aucun résultat valable n’a été trouvé.

Les Bungle Bungles, œuvre naturelle insolite

Dans le parc national de Purnululu se trouvent d’insolites formations rocheuses : on trouve là des centaines de milliers de formations rocheuses arrondies : les bungle bungles. Ce paysage, qui vous fera voir l’Australie autrement, fait partie du Patrimoine mondial de l’Unesco. Il est possible de les visiter en 4×4 par la piste lors de la saison sèche. Évitez de vous y aventurer en van si vous voulez être sûr de revenir sans aucun souci mécanique. La piste n’est pas vraiment adaptée pour les vans ou autres véhicules. La vue aérienne est d’autant plus impressionnante : survoler les bungle bungles en avion est une expérience unique.

Mais l’originalité de ces formations rocheuses vieilles de quelque 35 millions d’années ne vient pas que de leur forme, mais aussi de leur couleur et des lignes noires dues à l’alternance de lichens sombres et de silice.

Ballandean Pyramid

C’est une pyramide localisée pas loin du petit village de Ballandean, sur Jacobsen Road à Queensland. Elle est d’environ quinze mètres de hauteur et bâtie à partir de blocs de granit local. D’après l’histoire, les viticulteurs travaillant là pour le propriétaire du terrain, en creusant la terre, ont découvert une multitude de gros rochers sur le vignoble. Le possesseur a donc décidé de rassembler les pierres et a construit la pyramide avec l’aide de quelques ingénieurs et d’engins comme le camion-benne. La pyramide a pris forme après huit mois de travaux. Elle est sur une propriété privée, mais pas clôturée et presque au bord de la route. On peut donc l’apercevoir et la prendre en photo.
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Le parc Paronella, ou l’art de vivre en Australie autrement

Situé exactement au nord de Queensland entre la magnifique crique Mena et Innisfail, se trouve un château typique d’Espagne construit par José Paronella, un immigrant espagnol travaillant dans l’industrie de la canne à sucre. Un lieu d’histoire, notamment celle de José et de son épouse, là où règne la verdure. On y propose des visites guidées toutes les demi-heures pour découvrir ses jardins fascinants et de nombreux arbres gigantesques. En chemin, vous serez face à une cascade, superbe, qui vaut le détour. Une expérience à ne pas rater est l’exploration nocturne, différente et enchantée. Il est même possible d’y camper.

L’épave du SS Ayrfield

Le SS Ayrfield était un long bateau à vapeur destiné d’abord à transporter du charbon, puis à approvisionner les troupes américaines du Pacifique. Après plusieurs années de service, ce géant d’acier a finalement été désarmé et abandonné à Homebush Bay sur la rive sud de la rivière Parramatta, à l’ouest de Sydney, non lin du village olympique. Contrairement aux autres épaves de ce cimetière de navires, le charbonnier attirent beaucoup de visiteurs, cela en raison des arbres et mangroves qui ont pris place depuis des années dans sa coque complètement rouillée. Ce qui fait de lui une forêt flottante, d’ailleurs un beau surnom.

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Le ghost town de Walhalla

Walhalla est une ville de Victoria située dans le sud-est du pays, à deux heures de Melbourne. C’était jadis un village minier et notamment, où se trouvait l’un des plus riches filons aurifères du monde. Au fil des années, elle a perdu presque la totalité de sa population. Il ne reste plus qu’une vingtaine d’habitants. Actuellement, c’est le lieu le plus original et à la fois le plus attrayant de cette région, qui donne à voir l’Australie autrement, sous un regard historique plus  désenchanté. Elle a su garder sa structure et son architecture d’autrefois. Vous pouvez donc voir de plus près ces détails dans les musées de la ville comme celui de la mine, de la poste, de la caserne et aussi le cimetière. Il est possible d’explorer les environs à bord du train de Walhalla Goldfields Railway et aussi parcourir en randonnée les parcs nationaux le plus près.

Crédits photo : Commons Wikimedia.

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À la découverte de la mystérieuse civilisation minoenne http://www.voyageurs-du-net.com/crete-civilisation-minoenne-cnossos http://www.voyageurs-du-net.com/crete-civilisation-minoenne-cnossos#respond Wed, 08 Nov 2017 14:02:55 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9688 À la découverte de la mystérieuse civilisation minoenne

C'est un choc intellectuel immense qu'a dû ressentir la communauté scientifique lorsque des archéologues ont, à la fin du XIXème siècle, mis à jour les ruines d'une civilisation jusqu'alors mentionnée seulement dans des écrits anciens sans que leur existence fût démontrée. Ce sont les traces d'une civilisation enfouie, très ancienne (2700 à 1200 avant notre ère) qui refirent alors surface, géographiquement si proche pourtant de la Grèce antique. Concentrés sur Cnossos, les efforts de l'archéologue britannique Arthur John Evans ont beaucoup fait pour commencer à élaborer une histoire de la civilisation palatiale crétoise, d'une splendeur et d'un raffinement exceptionnels en plein âge de Bronze.

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À la découverte de la mystérieuse civilisation minoenne

« Dans l’île de Crète, vivait un peuple doué, dont les artistes se plaisaient à représenter le mouvement. Lorsque, à la fin du XIXe siècle, des fouilles ont dégagé le palais royale de Cnossos, on a eu peine à croire qu’un art aussi libre et gracieux eût pu se manifester au cours du second millénaire avant notre ère. » Ces mots d’Ernst Gombrich, dans sa classique Histoire de l’art, laissent imaginer la surprise qui dut saisir les premiers archéologues dépêchés en Crète, à mesure qu’ils mettaient à jour les ruines enfouies. En plein âge d’or de l’archéologie, où des découvertes spectaculaires étaient encore possibles, c’est une civilisation minoenne d’un raffinement esthétique inattendu qu’ils découvrirent. Et dont les origines remontaient très en amont de ce qui était jusqu’alors tenu pour les débuts de l’histoire grecque, plus ou moins 1200 avant notre ère.

Les vestiges de l’âge de Bronze n’avaient pas fait l’objet de recherches avant la fin du XIXème siècle. C’est d’abord Minos Kalokairinos, qui réalise les premières fouilles du palais de Cnossos en 1878-1879, puis, en 1886, Heinrich Schliemann, le fondateur de l’archéologie préhellénique et « découvreur de Troie » et de Mycènes. En 1894, Antonio Taramelli fait la découverte, dans la grotte de Camarès, des premiers vases polychromes minoens. Mais c’est surtout Arthur John Evans qui a un rôle décisif. En 1900, il achète carrément le site de Cnossos, dont il dégage le palais et explore les ruines jusqu’en 1932.

Et la découverte était d’envergure, en particulier à Cnossos et Phaïstos, dont les palais sont « les plus grandes réalisations architecturales que nous ait laissées la civilisation crétoise, et leurs couches (depuis les modestes ébauches néolithiques jusqu’aux structures complquées de la dernière étape) témoignent des progrès réalisés en Crète dans l’édification des palais et révèlent le luxe des cours locales » (Histoire de l’art, dir. Jean Cassou et Francisco Vicens, vol. II).

Reconstitution imaginaire de la vie palatiale minoenne.

Reconstitution imaginaire de la vie palatiale minoenne.

Penchons-nous sur les cinq sites de la civilisation palatiale ou minoenne, qui figurent depuis 2014 sur la liste indicative de la Grèce en vue d’une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Étant donné leur situation éparse sur le vaste territoire de l’île, passer par la case d’une recherche « location de voiture en Crète » sur internet pourrait s’avérer indispensable.

Les ruines de Cnossos

Cnossos se trouve à un endroit privilégié : à quelques kilomètres de la côte, le long du fleuve Kairatos, qui rallie l’arrière-pays et la plaine de la Messara. C’est la raison qui en fait un lieu de peuplement continu depuis le Néolithique. Ces conditions géographiques, combinées à des facteurs extérieurs expliquent l’émergence d’une civilisation très développée, qui a su dominer la mer. De fait, les premiers palais minoens s’inscrivent dans une ère de grande prospérité, dite protopalatiale ou minoen moyen (2000 à 1600 av. J.-C.). C’est à cette période que sont érigés ceux de Cnossos, Phaïstos et Malia.
Fouillé et étudié depuis les années 1900, Cnossos n’a pas encore révélé tous ses secrets. Mais il exhibe un remarquable ensemble, qui compte un palais, des villas, maisons, nécropoles… Son palais est en fait double. Un premier palais aurait été édifié autour de 2000 avant notre ère, marquant l’importance politique et économique établie de Cnossos. Un tremblement de terre pourrait avoir détruit ce premier palais autour de 1750-1700 av. J.-C. Un second l’a recouvert, plus monumental encore (plus de détails sur l’entrée « Cnossos » de l’encyclopédie Universalis.

Quelques images donnent une idée du haut degré de raffinement et de finesse de l’art qu’avait développé cette civilisation.

Vue d'ensemble du site de Cnossos (reconstitution).

Vue d’ensemble du site de Cnossos (reconstitution).

Civilisation minoenne. Vue d'une fresque de Cnossos.

Civilisation minoenne. Vue d'une fresque de Cnossos.

Art minoen : fresque de Cnossos. Art minoen : fresque de Cnossos.

Les ruines de Phaïstos

Architecture minoenne : Phaistos, 01.

Architecture minoenne : Phaistos, 02.

Architecture minoenne : Phaistos, 03.

Architecture minoenne : Phaistos, 04.

Art minoen : tête de taureau de Phaistos.

Les ruines de Malia

Les zones A et B du quartier Mu vues depuis la passerelle.

Les ruines de Zakros

Zakros, ateliers de l'aile sud-ouest Un bassin sur le site minoen de Zakros.  Archéologie minoenne : cour centrale du site de Zakros. Archéologie minoenne : hall ou cuisine sur le site palatial de Zakros.

Les ruines de Kydonia

[Cet article, en chantier, qui sera progressivement complété.]

Pour poursuivre :

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À la découverte des villes historiques d’Arménie et de Géorgie http://www.voyageurs-du-net.com/armenie-georgie-caucase http://www.voyageurs-du-net.com/armenie-georgie-caucase#respond Thu, 26 Oct 2017 05:54:38 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9616 À la découverte des villes historiques d’Arménie et de Géorgie

Pays voisins, l'Arménie et la Géorgie ont, pendant des siècles, partagé le destin d'uniques pays chrétiens au milieu de nations d'autres religions. La vie de ces deux pays s'est souvent croisée au fil des siècles. Il n'est donc pas étonnant qu'ils aient tant de choses en commun. Nous vous faisons découvrir ces deux pays du sud du Caucase à travers certaines des villes plus intéressantes de la région, qui ont beaucoup de points communs.

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À la découverte des villes historiques d’Arménie et de Géorgie

Erevan, la capitale de l’Arménie

Construite en tuf rose, Erevan est le cœur de l’Arménie. Elle a son propre rythme de vie, qui n’est jamais le même d’un jour à l’autre. Centre économique et culturel du pays, avec une population qui représente la moitié du pays, Erevan affiche toute la richesse d’une histoire dont elle est fière.
Argishti Ier, de l’ancien royaume Urartu a construit la forteresse en 782 avant notre ère. Rome, qui est considérée comme l’une des plus anciennes villes de la civilisation antique, est 29 ans plus jeune qu’Erevan.

Si Erevan est une vieille ville, son âme est jeune, à l’image de la partie européenne de la ville, qui plastronne de bâtiments modernes, petits cafés et clubs, centres commerciaux et centres d’affaires. De l’autre côté de la ville, les vieilles maisons racontent l’histoire de la capitale arménienne.

Le tourisme étant un secteur-clé pour l’économie nationale, la capitale étant la porte d’entrée et le lieu principal de villégiature des visiteurs, l’offre y est diverse. Depuis les hôtels cinq de luxe aux chambres d’hôte modestes, en passant par les cafés et restaurants traditionnels, en passant par les innombrables sites historiques qu’abrite cette ville de 2800 ans (!), Erevan combine modernité et histoire.

Vue nocturne d'Erevan.

Vue nocturne d’Erevan.

Vue d'Erevan, capitale de l'Arménie.

Place de la République, à Erevan.

Place de la République, à Erevan.

Tbilissi, la capitale de la Géorgie

Une architecture ultra-moderne, futuriste et lumineuse, et d’anciens monastères : Tbilissi est, elle aussi, une ville de contrastes. En s’y promenant, on s’y arrête à chaque coin de rue, fasciné par les statues et monuments historiques.

Fondée au Vème siècle par Vakhtang Gorgasali, la capitale géorgienne est divisée entre les collines caucasiennes, le fleuve Koura qui divise la ville en deux parties et les forêts denses des montagnes complète ce paysage magnifique.

Malgré ses dimensions relativement modestes, visiter Tbilissi exige d’y passer plus d’une journée, pour s’en imprégner. Entre hauts lieux d’histoire, art contemporain et gastronomie locale (khinkali, le traditionnel ravioli géorgien, vin local ou autres saveurs de la Géorgie), il y a beaucoup à faire.

Vue de Tbilissi.

Vue de Tbilissi.

Vue de Tbilissi.

Pont de la Paix, à Tbilissi.

Pont de la Paix, à Tbilissi.

Echmiadzin, centre religieux de l’Arménie

Le pèlerinage en Arménie commence avec le centre religieux d’Echmiadzin. Si, pour chaque nation, la religion joue un rôle unique, pour l’Arménie, tout au long de l’histoire, la religion a été une arme puissante contre l’ennemi. L’Arménie a été la première à adopter le christianisme comme religion d’État, en 301. L’Arménie païenne a connu le sanglant destin du christianisme : des centaines de temples païens ont été détruits. Et, à leur place, ont été érigés des monastères et des églises. Ces dernières sont devenues un aspect majeur de la culture arménienne.

Echmiadzin est le centre religieux majeur de l’Arménie. Sa cathédrale a été construite en 303. La légende rapporte que Grégoire l’Illuminateur, le premier patriarche, aurait fait un rêve dans lequel le Christ lui aurait montré l’emplacement de la future cathédrale. Le nom d’Echmiadzin est traduit par « descente du seul engendré ».

La façade de la cathédrale d'Echmiadzin.

La façade de la cathédrale d’Echmiadzin.

Vue intérieure de la catéhdrale d'Echmiadzin.

Vue intérieure de la catéhdrale d’Echmiadzin.

Mtskheta, centre religieux de la Géorgie

Après l’Arménie, en 319 de notre ère, ce sont le roi Miriam et saint Nino qui proclamèrent le christianisme comme religion d’État de la Géorgie. Le baptême de la Géorgie a eu lieu en 324 sur le fleuve Koura.

Mtskheta, centre religieux du pays, est une ville ancienne, construite en 1000 avant notre ère. Elle fut d’abord la capitale de la principauté de Kartli bien avant l’adoption du christianisme. Plus tard, Kartli est devenu une partie de la Géorgie.

La cathédrale principale, Svétitskhovéli, symbolise le christianisme en Géorgie. L’église moderne a été construite au XIème siècle sur le site de l’ancien temple. Selon la légende, au IVème siècle, le vêtement de Jésus-Christ aurait été apporté à Mtskheta et enterré. C’est là que le cèdre a poussé. Plus tard, l’arbre a été abattu pour construire un temple tandis que les racines de l’arbre ont été laissés sous le temple. Aujourd’hui, le Pilier de la Vie est enterré profondément sous le temple et entouré de cabines. La découverte ville de Mtskheta, dont les monuments historiques sont inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco, est fréquemment inclue lors d’un voyage en Arménie et en Géorgie.

Mtskheta, ville au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Mtskheta, ville au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Une rue de Mtskheta.

Une rue de Mtskheta.

Vue en surplomb de Mtskheta et de la vallée.

Vue en surplomb de Mtskheta et de la vallée.

Dilidjan, la station balnéaire d’un pays sans mer !

Dilidjan est une ville pittoresque luxuriante entourée par des forêts épaisses. Elle est située dans le Parc national de Dilidjan, plus grand parc d’Arménie et la destination populaire parmi les amateurs de randonnée pédestre.

Dilidjan est réputée pour son air pur, supposé guérir, pour son eau minérale et son architecture du XIXème siècle. Non loin de la ville, se trouve le romantique lac Parz, le plus beau de la région de Tavush, entouré de forêts de feuillus. Une très belle randonnée y conduit du lac au monastère de Goshavank, itinéraire très populaire parmi les randonneurs.

Vue du parc de Dilidjan.

Vue du parc de Dilidjan.

Bordjomi, la station balnéaire de la Géorgie

Bordjomi est l’une des plus célèbres stations balnéaire géorgiennes. Il est situé dans un district de la région de Samtskhé-Djavakhétie et entouré de forêts. La ville est réputée pour son eau minérale curative et naturellement gazeuse Borjomi, exportée dans plus de quarante pays. L’attrait principal de la ville est son parc, où l’on peut déguster l’eau minérale. L’entrée y a un prix élevé : environ 68€.

Vue du parc Borjomis.

Vue du parc Bordjomi.

Vue du parc de Bordjomi.

Vue du parc de Bordjomi.

Vue du parc Borjomis.

Vue du parc Borjomis.

Informations pratiques

  • La meilleure période pour visiter l’Arménie et la Géorgie est de mai à octobre.

  • Tarifs : Les coûts communs et quotidiens pour voyageur sont relativement faibles. Tarifs moyens des transports en Arménie : 100 AMD (0,17€) dans le mini-bus, 50 AMD (0.09€) dans le trolleybus, 100 AMD (0.17€) dans le métro. Tarif minimum de la course de taxi : 600 AMD (1€). Logement : le prix moyen d’une nuitée dans une auberge varie de 9 à 18€ ; dans un hôtel luxueux, le tarif plancher est de 90€. Côté restaurant, la facture moyenne dans un fast food café est de 3 ou 4€ ; dans un restaurant, elle tourne de 9 à 25€. Lire aussi la fiche Numbeo sur les coûts de la vie à Erevan.

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Lac Atitlán : que faire et que voir autour du plus beau lac du monde? http://www.voyageurs-du-net.com/lac-atitlan http://www.voyageurs-du-net.com/lac-atitlan#respond Thu, 19 Oct 2017 20:48:17 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9515 Lac Atitlán : que faire et que voir autour du plus beau lac du monde?

Considéré comme l'un des plus beaux du monde pour la vue magnifique et imposante des deux volcans (Atitlán et Tolimán) qui veillent sur lui, le lac Atitlán est un lac volcanique dont les rives comptent parmi les lieux les plus touristiques et réputés du pays. Les fêtards vont volontiers à San Marcos, San Pedro ou Panajachel, mais un des attraits majeurs, comme souvent au Guatémala, réside dans sa nature même. Que ce soit le long des sentiers, à San Antonio Palopó ou Agua Escondida, pour se relaxer dans ses hôtels écologiques ou bien encore plonger à la découverte de l'étonnante cité maya submergée Samabaj, Atitlán est une destination qui mérite un séjour, au grand minimum de 3 jours... mais qui offrira au voyageur moins pressé et plus curieux des délices inoubliables et moins connues des guides de voyage ordinaires.

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Lac Atitlán : que faire et que voir autour du plus beau lac du monde?

Situé dans le département de Sololá, au sud-ouest du Guatemala et au cœur de la longue chaîne qui forme l’arc volcanique d’Amérique centrale, le lac Atitlán est une des réserves d’eau douce les plus importantes du sous-continent. D’une superficie de 130km², d’une profondeur moyenne de 188 mètres et pouvant dépasser les 300 mètres, il est situé à 1554 mètres au-dessus du niveau de la mer.x

Atit... quoi?

D’après El libro de las geonimias de Guatemala, de l’historien Jorge Luis Arriola (1973), il existerait trois versions possibles de la signification d’Atitlán : 1. « Lieu d’eau abondante » (atl signifiant « eau » et titlán « lieu ») ; 2. « Parmi les eaux » (autour d’une étymologie a-ti-tlán : atl = « eau », ti = ligature et tlán = suffixe de pluralité) ; 3. Pourrait dériver de la langue pipil : atl = « eau » et tlán = « colline », soit « colline entourée d’eau ».

Atitlán est un lac volcanique, issu d’un long processus tectonique et volcanique d’environ quatorze millions d’années, qui a vu des volcans surgir, exploser et disparaître pour en former d’autres. Ce qui le rend si spectaculaire et unique, c’est qu’il est entouré de trois volcans : Tolimán (3158 m), Atitlán (3537 m) et San Pedro (3020 m), tous situés au sud du lac. De l’autre côté, le relief est formé de hautes collines et de montagnes formant un relief abrupt, où l’on peut même observer parfois des cascades.

Hautement pittoresque, c’est, avec Antigua Guatemala, un des lieux dont les Guatémaltèques sont le plus fiers et dont abondent les représentations peintes. Un art populaire très vivant, puisqu’il est fréquent de trouver de telles peintures, charmantes et colorées, dans les maisons des Guatémaltèques. C’est donc, très logiquement et depuis au moins les années 1950, l’un des hauts lieux touristiques du pays. Et loin d’être réservé aux étrangers, qui viennent en effet du monde entier, il est très apprécié des Guatémaltèques eux-mêmes, qui s’y rendent en famille ou entre amis

Situés sur ses rives ou un peu en retrait, divers villages se trouvent tout autour du lac. Les plus connus et fréquentés sont surtout Panajachel, principal embarcadère touristique, mais aussi Santiago Atitlán, San Pedro La Laguna, San Juan La Laguna, San Pablo La Laguna, San Marcos La Laguna et Santa Cruz La Laguna. Un peu moins connus, il y a aussi Jaibalito, Santa Catarina Palopó, San Antonio Palopó ou San Lucas Tolimán. Petit tour d’horizon.

Panajachel, la plus « tourisme de masse »

Avec sa longue rue piétonne tendue vers l’embarcadère-débarcadère, flanquée de part et d’autre de restaurants et de boutiques, Panajachel fera fuir les amoureux de « l’authentique », qui ne verront que le verre à moitié vide et le côté « tourisme de masse » et artificiel. Et il est certain que l’on y trouve certains travers des lieux trop massivement touristiques : quelques restaurants interchangeables (mais dont les tarifs sont raisonnables), des commerçants qui vendent aux étrangers des produits artisanaux à quatre ou cinq fois leur prix réel. Mais rien de démesuré non plus, pas de hordes de vendeurs ambulants qui se ruent sur le touriste. L’arnaque a même des airs d’aimable et souriante couillonnade et les acquéreurs, le plus souvent, ignorent totalement qu’ils se sont fait rouler. En bref, si « Pana » (comme le nomment les Gringos) est un lieu touristique, ce n’est pas non plus le Mont-Saint-Michel, Barcelone ou Venise en haute saison. Une impression qui vaut, d’ailleurs, pour le pays en général.

Mais on peut aussi bien voir le verre à moitié plein. D’abord, Panajachel est un bon point de chute et s’y loger une semaine pour découvrir le lac Atitlán et ses environs peut être une bonne idée. L’éventail d’offres d’hébergement y est très large, depuis la petite auberge de routard jusqu’à l’établissement de luxe. Plus d’une fois, j’y suis arrivé le soir et ai pu trouver une solution de logement en moins d’une heure.

Panajachel et sa galerie d’art

La sobrement nommée Galería Panajachel expose des œuvres, essentiellement des peintures, d’artistes locaux ou d’étrangers résidents (Allemagne, Autriche, Pays de Galles, États-Unis…). Beaucoup de motifs locaux : vie quotidienne des indigènes, vues du lac Atitlán, ainsi que quelques abstractions.

Loin d’être une « petite » galerie quelconque, la Galería Panajachel expose des peintures de qualité. Fusionnant une figuration ancrée dans le modernisme avec les thèmes et couleurs locaux, la plupart des artistes développent une esthétique actuelle sans avoir sacrifié le goût du métier, du savoir-faire au conceptuel et au tapageur à la mode.

Si la majorité des œuvres sont des peintures, on trouve aussi de la gravure, de la photographie et de la sculpture. Les passants trouveront là un art accessible et chamarré qui devrait les séduire ; les amateurs et connaisseurs y feront des découvertes et les collectionneurs avisés pourraient y faire de vraies affaires. À découvrir, de toute façon, incontestablement.

Site de la galerie : galeria-panajachel.com

Lac Atitlan : sélection d'oeuvres de la Galeria Panajachel

Le jardin de papillons du lac Atitlán

Situé un peu à l’écart de Panajachel, Reserva Natural Atitlán propose diverses activités au cœur de la nature : câbles et tyroliennes, belles balades sur des sentiers au milieu d’une nature profuse. Ce qui, surtout, vaut le détour, c’est le beau jardin de papillons qui a été réalisé là.

Un géodôme de dix mètres de haut a été conçu pour accueillir et protéger un millier de papillons d’une douzaine d’espèces, dont certaines nécessitent cette hauteur (les Héraclides et les Morphos). Pierres, briques, plantes exotiques colores : l’espace est élégamment mis en scène, où les papillons bénéficient d’un habitat à l’abri des prédateurs et où certaines plantes indispensables à leur cycle de vie, mais qui se sont fait rares dans la nature, leur permettent de se reproduire. Dans cet espace dédié, les larves puis les papillons adultes peuvent donc s’alimenter : le jardin des papillons se revendique comme un « oasis de biodiversité ».

Site : atitlanreserva.com

San Pedro La Laguna, la plus festive

Moi qui ne suis pas trop fêtard, j’avais suivi avec ma femme,pour le Nouvel an 2014 des potes là-bas. Ambiance bon enfant et pétards étaient au programme, comme toutes les nuits de fête au Guatemala. San Pedro a son lot de restaurants et de bars-discothèques pour s’amuser entre amis. Ce n’est plus trop dans mes goûts de trentenaire, mais le village a manifestement du succès auprès des plus jeunes, des fêtards et des hippies gringos. Il est ouvent considéré comme plus « authentiques » par les voyageurs « alternatifs ». L’activité économique locale doit cependant beaucoup aux touristes, qu’ils soient « alternatifs » ou pas, ce qui ne différencie pas vraiment, au fond, San Pedro des autres villages tout autour du lac. C’est plutôt une affaire d’ambiance.

Paisible bourgade, San Pedro abrite quelques écoles d’espagnol à tarif modique et offre quelques activités d’excursion.

Et avec des yeux de volcanologue, on voit…

On voit d’abord le contexte : Pourquoi un volcan ? Pourquoi là et pourquoi si grand ? Parce qu’il y a… la ceinture de feu du Pacifique : moins de 200 km au sud-ouest du lac Atitilán, la plaque Pacifique plonge sous la plaque sud-américaine. Ce phénomène (la subduction) est à l’origine d’un volcanisme intense et explosif, dont le lac est une expression.
Les eaux du lac Atitlán remplissent une caldera : une immense dépression causée lors d’une éruption titanesque. Pour schématiser, lorsque d’importants volumes de magma sont expulsés, la chambre magmatique est vidangée et ne soutient plus le poids des roches qui sont au-dessus d’elle. Ce toit s’effondre causant une dépression dans laquelle les eaux des rivières avoisinantes peuvent s’accumuler : voilà notre lac.
Pour être plus précis, ce sont plusieurs calderas qui se sont succédées dans l’histoire du bassin du lac Atitilán. En effet, le passé volcanologique du lac Atitlán et des volcans qui l’entourent (Atitlán, Tolimán, et San Pedro) est complexe. Il est ponctué d’une série d’épisodes de destructions et d’édifications, constituant de véritables mille-feuilles de dépôts dus aux éruptions successives. En majesté sur le lac, règnent les stratovolcans.
Cette histoire débute il y a quatorze millions d’années et s’étire jusqu’à l’actuel. L’activité la plus récente confirmée se situe sur le volcan Atitlán (1853).
En un mot, où le promeneur voit le calme des eaux de ce lac sublime, le volcanologue ne voit que fureur, lutte entre construction et destruction, gigantisme de la machine terre.

Éclairage de Volcadoc

Source : ResearchGate.net.

San Marcos La Laguna, ou le lac Atitlán version hippie

C’est un peu le repère des touristes étrangers amateurs de yoga, d’écologie, de végétarisme ou de pratiques new age. J’y retourne à la fin de l’année. Je vous en dirai plus alors.

Santa Cruz La Laguna

En tout et pour tout, ma connaissance de Santa Cruz La Laguna se résume au séjour que j’ai passé à l’hôtel Isla Verde. Ou la belle  histoire d’une Espagnole qui travaillait dans la finance et qui, lassée du non-sens de son boulot, a décidé de lever le camp et s’installer au Guatemala où elle a investi dans un hôtel écologique. Un changement radical et assez admirable. Si demain je gagnais la lotterie, c’est probablement ce type de choses que je ferais : acheter du terrain et organiser un vaste chantier participatif pour échafauder un hôtel-bar-restaurant-lieu culturel permaculturel.

Au programme : cabanes avec vue sur le lac Atitlán, permaculture, produits bio locaux, jacuzzi et temascal (sauna rituel maya) et tout un tas d’activités prisées des hippies mais pas seulement (massage intuitif, suédois, massage des tissus profonds, massage sonore au bol tibétain, shiatzu, initiation aux plantes médicinales et aux thérapies florales, yoga et méditation).

Santiago Atitlán

Santiago est connue en particulier pour son Maximón, saint païen entouré de rituels singuliers.

La peinture du lac Atitlán

« Dans trois communes qui bordent le beau lac Atitlán (Santiago Atitlán, San Pedro La Laguna et San Juan La Laguna, tous les trois de langue tz’utujil), se trouve un autre aspect de la plus haute importance de la peinture indigène contemporaine du Guatemala.

Peinture de Juan Sisay, de l'école artistique du lac Atitlán.

Peinture de Juan Sisay, figure majeure de l’école du lac Atitlán. Source : Artemaya.com.

Les premières peintures indigènes de Sololá sont apparues à la fin des années 1920. En premier lieu, il convient de mentionner le vieux maître Rafael González y González (1907-1966), qui commença à peindre avec des matériaux colorants à base d’anilines mélangées à une substance produite par l’arbre de grevillea robusta (chêne soyeux). Bien que ses premières œuvres datent de 1929, sa peinture commença à gagner en qualité à partir de 1940.

À partir des années 1950, les fils du maître González y González, José Antonio et Ángel Rafael, se sont fait connaître du public avec des tableaux qui, comme ceux de Comalapa dans leur région, représentent les coutumes et les rites populaires de la société tz’utujil.

Juan Sisay (1921-1989) est, sans aucun doute, l’artiste le plus connu de la plastique indigène contemporaine du lac Atitlán. Parrainé par le président Miguel Ydígoras Fuentes, Sisay a promu son œuvre à l’intérieur du pays et voyagé en Amérique du Nord et en Europe, organisant des expositions à succès à Washington, Paris et dans d’autres capitales européennes. Ces tournées lui apportèrent le prestige et l’encouragement et, en outre, valorisèrent économiquement sa peinture, qui la conduisirent à être cotée à l’égal des grands maîtres de la plastique guatémaltèque classique (…).

La peinture du lac Atitlán est (…) élaborée et lyrique et conserve un sens esthétique classique ; elle utilise avec beaucoup de réussite le clair-obscur, technique dans laquelle se distingue fondamentalement le travail des frères González Chavajay, qui ont exposé leur œuvre au Guatemala et à l’étranger. »

(José Antonio Móbil, Del realismo a la abstracción, éd. Serviprensa, Guatemala, 2016, pp. 66-69. Traduction : Mikaël Faujour.)

Crédits photographiques : Édgar Padilla Bartlett (sauf mentions contraires), photographe guatémaltèque.

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Bréhat, belle comme un rêve de pierre http://www.voyageurs-du-net.com/ile-de-brehat http://www.voyageurs-du-net.com/ile-de-brehat#respond Wed, 13 Sep 2017 16:08:40 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9471 Bréhat, belle comme un rêve de pierre

Une île et des îlots. Épars comme des graines tombées d'une bourse percée sur un sol fertile, puis germées et montées en fleurs de granit. Et sur le roc, la luxuriance, partout, des herbes folles et des landes – puis l'activité des hommes, ses chemins, ses bateaux mouillant au port, ses maisons rugueuses, puissantes et franches.

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Bréhat, belle comme un rêve de pierre

Bréhat est, à échelle réduite, le condensé d’une Bretagne imaginaire, celle qu’a nourri un siècle et demi de peintures, de publicités et de cartes postales, région de phares et de calvaires plantée dans l’océan comme une dague dans la chair, bombant ses falaises face aux vents, région à la beauté âpre et têtue, dentelée de reliefs aigus – une région de fantaisie, qu’allez-savoir-quel-miracle aurait préservée de l’arasement de la Modernité. Une espèce de terre magique et rude, vaguement païenne et vaguement folklo, entre peintures de Pont-Aven et fest nozhoù – au total, l’exotisme à portée de train.

Étranger, on s’y promène dans une lenteur de rêve, marchant et folâtrant sans fin le long de ses murs de grosse pierre jaune coiffés de géraniums éclatants, par ses pinèdes fraîches et ses criques, sans jamais trop en voir ni en savoir de ceux qui vivent là. Deux îles, deux dimensions, deux potentialités d’une même île semblent se superposer et Bréhat est à la fois ce décor offert aux imaginations des touristes et ce lieu de vie des insulaires. Une île double : l’une tellurique, l’autre fantomatique. L’une, animée certainement d’une vie de village, tenue comme à distance, comme derrière une vitre, qui se déroule derrière les murs des jardins et des maisons, comme inaccessible aux visiteurs pas venus pour cela ; l’autre, celle de l’infini défilé estival des vacanciers, passant et repassant comme des âmes errantes et allègres. Les deux se côtoient-elles, ou bien se frôlent-elles seulement ?

Parce qu’ils ont quelque chose d’inaccessible, derrière leurs haies et leurs murs, les Bréhatins ont quelque chose d’irréel et le soin qu’ils portent, chacun, à leur jardin, pour peu aurait les airs d’un culte étrange. Un culte imaginaire que porterait tel peuple païen d’un lointain ailleurs, à l’île-déité qu’il adorerait en l’ornant, comme si chaque espace, chaque jardin était partie d’une totalité, tesselle dans une mosaïque sacrale. La laideur, comme un démon chassé, paraît n’avoir pas d’empire. Toute rythmée d’agapanthes bleu lilas, de géraniums rouges, d’hortensias et d’échiums, de pins et de bruyères, l’île se pavane de couleurs franches, quand l’été se fait méditerranéen et que la mer étale paresse tout le long du liseré coupant de son littoral.

D’une harmonie de fleurs et de pierres, que signifie l’impeccable beauté de Bréhat que même l’abondant, le perpétuel fourmillement touristique ne paraît pas corrompre ? Sans voiture, sans fracas ni hâte, Bréhat semble avoir tenu à distance les démons de la modernité, sa nervosité et son bruit. Sous le ciel nu des chaudes après-midi d’été ou sous les humides grisailles de l’automne, le pas est le même : alangui, pressé par aucune ponctualité. La lenteur, sainte lenteur, paresse des pas et nonchalance de l’esprit : par les chemins et les plages de galets, où partout règne la respiration longue et profonde de la nature, même sur les landes peignées par la bourrasque ou trempées d’averse, c’est ici le revers pur des frénésies urbaines, des démesures techniques et médiatiques, presque le revers de toute l’imbécillité moderne.

Devant ces façades que chamarre le géranium grimpant, par les quelques rues étroites et sur la place vide, on se prend à songer à un autrefois, à un autrement de l’histoire, où la misère et l’enclavement n’auraient pas dépeuplé les campagnes et les îles de centaines de milliers d’habitants. À une vie simple, sans ces fureurs insatiables où les peuples du monde sont maintenant précipités, sans ces soifs monstrueuses d’accumuler, de courir çà et là, d’être vu. Bréhat, écran où l’imagination projette ses utopies, le souvenir d’un monde à quoi nous avons dû renoncer, monde qui n’a peut-être même jamais existé autrement que sous les formes imaginaires de la nostalgie.

Mais d’ailleurs, pourrait-on y vivre ? Est-ce que des esprits si agités par les soifs de distraction, toléreraient le sevrage, redécouvrir l’âpreté salutaire de l’ennui, la grise avarice de la lumière sous le couvercle de l’hiver ? Nous passons parmi ces calmes splendeurs, étrangers, savourant une nostalgie douce, celle d’une harmonie perdue que nous ne pourrions sans doute plus même tolérer, une lenteur contemplative qui ne saurait être davantage qu’une respiration avant de retourner à l’absurde civilisation qui nous enserre dans son corset d’imbécillité.

Bréhat, sage comme une image, l’image refoulée d’un meilleur autrefois, d’un temps des aïeux sans frénésie, cet autre-part de rêve et de revers aux artificieuses vies de l’hypermodernité urbaine, que l’on visite sans trop en demander à ceux qui vivent là – comme pour ne pas briser l’image d’Épinal d’un vague, d’un naïf Éden préservé des maux du monde. Bréhat, rêve de pierre, île fantôme.

Informations pratiques

  • Où et quand partir visiter l’île de Bréhat ? Idéalement, aux jours de grands soleil, très imprévisibles. À l’été 2016, à la mi-juillet, le temps était estival, le soleil éclatant, la chaleur autour de 25°C, conditions qui peuvent aussi être réunies parfois en mai et juin, voire dès avril, et parfois en septembre. Cet été 2017, très inclément, notre visite a été l’occasion d’une abondante saucée et nous avons dû traverser l’île de part en part trempés jusqu’aux os. A priori, toutefois, de juin à septembre, les chances que les conditions soient bonnes sont plus élevées.

  • Comment s'y rendre : L’île de Bréhat se situe près de Paimpol, port marin que Pierre Loti a rendu célèbre avec Pêcheur d’Islande. On y accède en vedette, depuis un embarcadère. Les Vedettes de Bréhat desservent l’île avec une fréquence qui s’aligne sur le flux touristique.

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