Voyageurs du Net http://www.voyageurs-du-net.com La communauté des bloggeurs qui voyagent Sun, 30 Apr 2017 10:27:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.4 Les meilleurs aéroports du monde (et les pires) : le classement qui interroge http://www.voyageurs-du-net.com/meilleurs-aeroports-du-monde-pires http://www.voyageurs-du-net.com/meilleurs-aeroports-du-monde-pires#respond Sun, 30 Apr 2017 10:20:54 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9410 Les meilleurs aéroports du monde (et les pires) : le classement qui interroge

Pour la septième année d'affilée, l'agence capitaliste de tourisme eDreams a dévoilé les résultats de sa consultation de voyageurs (quelque 65 000) sur les meilleurs aéroports, les plus appréciés au monde. Ce sont ceux de Helsinki, de Glasgow et de Zurich qui arrivent en tête.

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Les meilleurs aéroports du monde (et les pires) : le classement qui interroge

Marronnier et buzz annuel depuis sept ans, le classement eDreams des « meilleurs aéroports du monde » (et des pires) apporte, en fin de compte, moins les réponses qu’il annonce, que des interrogations… 65 000 personnes ont été consultées, annonce ainsi la page dévoilant les résultats : où ces personnes ont-elles été consultées ? Dans quelles conditions ? De quels aéroports s’agit-il ? Des seuls aéroports internationaux ?

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Source : Infographie eDreams

L’efficacité : un 5-en-1 des pires et des meilleurs aéroports du monde

De cette « recherche », se dégagent donc cinq classements : l’un, « tête d’affiche », est le classement des dix meilleurs aéroports ; trois autres sont des top 3 d’aéroports, classés selon deux critères pratiques et mercantiles (lieux de restauration et de shopping) et un de commodité (salles d’embarquement) ; enfin, un dernier classement des dix pires aéroports du monde, en façon de bad buzz.

Parmi les passe-temps originaux à l’aéroport d’Helsinki Vantaa, un spa (dans le lounge premium), un restaurant chic (Aspire Lounge, ci-dessus) nanti d’œuvres d’artistes finlandais et au design original et accueillant. Mais aussi un musée de l’aviation… ou des cours gratuits de yoga ou de pilates. Photos : LoungeBuddy.com.

Pour la triplette des classements top 3, la méthode de notation n’est pas davantage précisée que pour le reste, de sorte qu’on ignore comment la notation a été établie, dans combien d’aéroports, avec quel type de questionnaire… De sorte que la liste des meilleurs et des pires aéroports apparaît, essentiellement, comme le fruit d’une consultation à la volée de voyageurs dans les terminaux d’aéroports internationaux. Ce qui explique que, parmi les pires aéroports, n’apparaissent pas, par exemple, les vertigineux aéroports de Lukla (Népal) ou Paro (Bhoutan), de Saint-Martin, dont la piste se situe juste derrière la plage, sans même parler de Port Harcourt (Nigeria), Kaboul (Afghanistan) ou de Bagdad (Irak)…

Impossible aussi de savoir si l’apparition dans le classement est due à des résultats relatifs (en pourcentage) ou absolus (en nombre). Le même nombre de personnes a-t-il été consulté dans chaque aéroport ? 80% de réponses positives sur un panel de 50 voyageurs, dans un aéroport, n’ont pas rigoureusement la même valeur que 80% de réponses positives sur un panel de 500 voyageurs dans un autre aéroport…

En outre, le classement est largement centré sur les pays « développés » et ne tient pas compte, par exemple, de l’originalité esthétique du design architectural ou de diverses autres particularités. Ainsi, l’aéroport Jewel Changi, à Singapour, mériterait d’être placé parmi les plus originaux, notamment pour son jardin aux papillons et ses cascades dans le terminal 3, mais aussi un cinéma ou un toboggan en spirale (!), des nombreux jardins tropicaux et bassins où travaillent onze employés permanents et une piscine située… sur les toits de l’aéroport. Qui plus est, le 17ème aéroport le plus fréquenté au monde (chiffres de 2016) et considéré comme le plus propre du monde doit accueillir, d’ici 2018… une forêt tropicale !

C’est aussi sans mentionner les étonnantes reconstitutions architecturales de l’aéroport Haneda (Tokyo, cinquième aéroport au monde), avec sa galerie marchande reconstituant une architecture de vieux village japonais, ou l’improbable variété de passe-temps et agréments de l’aéroport d’Incheon (Séoul, Corée du Sud, 19ème) : bain, massage, spectacles, musée, piste de patinage artistique, végétation luxuriante…

La rue Edo, reconstitution artificielle d’un village traditionnel japonais en guise de galerie marchande, à l’aéroport international de Tokyo. Source : JapanTravel.com.

Jardin intérieur à l’aéroport Incheon, à Séoul (Corée du Sud). Source : ChedricAngeles.com.

Vue de l’intérieur de l’aéroport d’Incheon, à Séoul (Corée du Sud). Source : VisitKorea.or.kr.

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Maurice, une île multiculturelle entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie http://www.voyageurs-du-net.com/maurice-ile-multiculturelle http://www.voyageurs-du-net.com/maurice-ile-multiculturelle#respond Wed, 21 Dec 2016 16:52:49 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9340 Maurice, une île multiculturelle entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie

L’Île Maurice fascine par ses paysages, ses plages de sable blanc sur lesquelles se penchent paresseusement de verts cocotiers, ses lagons d’un bleu d’émeraude, ses sommets verdoyants… mais pas seulement. Il est un autre aspect de cette île paradisiaque qui ne manquera pas d’étonner le voyageur : sa multiculturalité. Sur cette île, cohabitent des populations venues aussi bien d’Europe ou d’Afrique, que d’Asie. Tour d’horizon.

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Maurice, une île multiculturelle entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie

L’île Maurice, toujours redécouverte

L’histoire des successives « découvertes » de l’île laissait déjà entrevoir un destin multiculturel. Bien qu’ils ne laissèrent pas de trace sur l’île Maurice, on suppose que les Austronésiens furent les premiers à découvrir l’archipel des Mascareignes. En effet, ce sont eux qui peuplèrent la voisine Madagascar entre 2000 et 1500 av. J.-C. Les Romains l’auraient, ensuite, découverte à l’occasion de la première circumnavigation de l’Afrique, soit vers -600. Puis, vint le tour des Arabes, probablement au Moyen-Âge, qui donnèrent à l’île le nom de Dina Arobi. Les Européens n’y arrivèrent qu’au début du XVIe siècle et lorsque les Portugais visitèrent l’île, ils la nommèrent Cirné. Mais, il fallut attendre 1598 pour que les premiers colons hollandais ne s’y installent. De 1715 à 1810, l’île Maurice passa sous domination française, avant que ne vienne la période anglaise, qui dura jusqu’en 1986.

De l’importance de l’économie

Pour compléter le panorama démographique de l’île, il faut ajouter à cette histoire politique et militaire, un récit économique. Les premiers colons, des Hollandais, débarquèrent avec leurs esclaves africains. Ils introduisirent la canne à sucre et s’en furent en 1710, après de graves problèmes climatiques. Les colons français, quant à eux, importèrent, dès la première moitié du XVIIIème siècle, plusieurs centaines d’esclaves venus du Sénégal et de la Guinée. Ensuite, des esclaves pris en majorité sur l’île de Madagascar et en Afrique orientale arrivèrent par milliers. À la fin de l’occupation française, 80% de la population était constituée d’esclaves qui ne connurent pas les bénéfices de la Révolution française et durent attendre l’abolition de l’esclavage dans toutes les colonies britanniques, en 1835. Face au besoin de main-d’œuvre pour les plantations sucrières, l’administration anglaise recourut alors à des travailleurs indiens. Entre 1835 et 1865, ce sont plus de 200 000 immigrants indiens et chinois qui arrivèrent à l’île Maurice, en changeant radicalement la composition ethnique.

Une île, plusieurs communautés

La population de l’île Maurice d’aujourd’hui est ainsi le résultat de cette histoire. On y trouve une communauté blanche, composée des descendants des colons français et anglais, une communauté créole, issue des esclaves africains, des communautés indiennes hindoues, tamoules et musulmanes, et une communauté chinoise. Si les habitants issus de l’immigration européenne sont minoritaires en termes de population, ils conservent une grande partie du pouvoir économique. La communauté créole, par contre, pâtit toujours du difficile héritage de l’esclavagisme et forme la population la plus pauvre de l’île. Remarquons aussi que la majorité des Mauriciens, à savoir 65,8%, sont aujourd’hui d’origine indienne.

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Différentes origines, différentes religions

Cette mosaïque d’origines et d’ethnies implique une grande diversité religieuse. En effet, dans le pays cohabitent pacifiquement hindous et tamouls (50%), musulmans (20%), chrétiens (15%) et bouddhistes (2%). Pour faire honneur à cette diversité, l’État a mis en place des jours fériés pour chaque grande communauté religieuse. Ainsi, les hindous ont quatre fêtes, les tamouls une, les chrétiens fêtent Noël et Pâques ou la Toussaint selon les ans, les musulmans l’Aïd à la fin du Ramadan et les Chinois leur Nouvel an.

« You parle créole ? »

Sur le plan linguistique, en plus de faire partie de la francophonie, certains Mauriciens parlent des langues indiennes telles que le bhojpuri, tandis que tous ont comme langue commune le créole. Né du besoin de communication entre les esclaves et leurs maîtres, le créole est nourri du français, de l’anglais, de plusieurs langues africaines, ainsi que de l’hindi et constitue la base de l’identité culturelle des populations venues d’Afrique. Si le créole commence à peine à être enseigné à l’école, d’autres langues le sont aussi : les enfants des différentes communautés linguistiques peuvent suivre leur scolarité en hindi, marathi, tamoul ou encore mandarin.

Et dire que tout ce petit monde d’à peine plus d’un million d’habitants tient sur moins de 2000 km2 ! Aussi, si vous prévoyez des vacances à l’île Maurice, n’oubliez pas de profiter des plages paradisiaques, telle que celle de Trou-aux-Biches, de visiter le jardin de Pamplemousse, de faire un tour par le village de Calodyne et de vous promener dans les réserves naturelles. Mais, ne manquez pas de vous imprégner de l’ambiance multiculturelle unique qui règne sur l’île!

 

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Diorama : le Moscou de 1977 figé en miniature http://www.voyageurs-du-net.com/diorama-moscou-miniature-1977 http://www.voyageurs-du-net.com/diorama-moscou-miniature-1977#respond Fri, 18 Nov 2016 07:35:37 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=5672 Diorama : le Moscou de 1977 figé en miniature

Commande de l'Etat, la reproduction miniature de Moscou impressionna les visiteurs du monde, partout où elle fut montrée. Depuis 1980, c'est dans la capitale russe qu'elle est exposée. Après quelques rachats, ce diorama en façon de prouesse technique de plus de 100 hommes est aujourd'hui visible dans l'hôtel 5 étoiles Radisson Royal, ex-Ukraïna, fleuron de l'architecture stalinienne.

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Diorama : le Moscou de 1977 figé en miniature

Durant la Guerre froide, l’Union soviétique a engagé de nombreuses actions et projets d’envergure pour imposer au monde l’image d’un pays fort et puissant. Afin de célébrer les 60 ans de la Révolution, le Ministère des Affaires étrangères fait réaliser en 1977 une reproduction miniature du centre de Moscou, destinée au pavillon soviétique d’une grande exposition à New York cette année-là. Sous la direction d’Efim Maketchika Deshalyt, ce sont environ 150 artisans spécialistes qui réalisent ce chef d’œuvre de la miniature, d’une étendue de 16 mètres sur 9,5, qui – la précision mérite d’être apportée – n’est pas un modèle à échelle, mais bel et bien un diorama, c’est-à-dire une reproduction miniaturisée mais dont l’échelle varie : les édifices du fond sont en effet d’une échelle moindre que ceux du devant.

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Avant de revenir définitivement à Moscou, la reproduction miniature de Moscou voyage dans plusieurs capitales européennes et attire de nombreux visiteurs. L’astronaute Neil Armstrong, impressionné, dit même vouloir l’acquérir – et se voit répondre : « Notre pays n’est pas à vendre ! ». Le diorama remporte même la médaille d’or lors de la Foire de Leipzig de 1980, récompense méritée tant la prouesse technique en fait un cas unique au monde.

Son vaste et complexe système d’illuminations en est sûrement l’aspect le plus marquant : les maisons comme les bateaux qui naviguent sur la rivière ont tous leur lumière ; et, plus impressionnant encore, une reproduction de la luminosité crépusculaire, nocturne, matutinale, diurne produit un effet impressionnant. La ville brille alors de mille feux : les parcs, les routes, les rives, les bâtiments, du Mausolée de Lénine au Kremlin, en passant par la Place rouge, s’illuminent, au diapason des variations lumineuses de l’atmosphère.

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Après la chute de l’URSS, ce bijou de la miniature a été racheté par un investisseur privé, qui l’a exposé dans un centre commercial, de 1997 à 2006. En raison des coûts élevés en électricité qu’il génère et de l’absence de visiteurs, hormis les touristes étrangers, le propriétaire le remit en vente pour 3 millions d’Euros. Et c’est alors l’hôtel 5 étoiles de la chaîne Radisson Royal (anciennement connu sous le nom d’hôtel Ukraïna, fleuron de l’architecture stalinienne moscovite et alors le plus grand hôtel d’Europe), qui l’a acquis en 2007 et s’est chargé de sa restauration, laquelle a duré 3 ans. Une restauration bien sentie de l’objet – et non son actualisation – qui donne à cette reproduction un air de capsule temporelle de l’ère Brejnev, avec son parking de bus et ses Lada.

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Infos pratiques

  • Tarif : gratuit. Il est permis d’entrer dans l’hôtel pour observer le spectacle de ce diorama animé ;  des casques audio sont à disposition et diffusent un commentaire complet.
  • Adresse : hôtel Radisson Royal, Kutuzovsky Av., 2/1, Bld. 1, Moscou. Station de métro Kievskaïa. 
  • Se déplacer : si vous souhaitez louer une voiture à Moscou, pensez à aller faire un tour sur AlloVoyages.
  • La page dédiée à l’hôtel Radisson Royal du site Visual Hotels offre un bel aperçu vidéo à 360° de ce le diorama.
  • Pour poursuivre : un bel article illustré sur le site Wurlington Bros, dédié aux dioramas, ainsi que cet autre article sur le site de Chad Gracia.
  • NB : Il existe une miniaturise à échelle de Moscou, nettement moins belle toutefois que le diorama.

Crédits photos : hôtel Radisson Royal Hotel, que nous remercions pour son aimable envoi et son autorisation de diffusion.

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Etats-Unis : contexte sécuritaire et formalités d’admission http://www.voyageurs-du-net.com/etats-unis-securitaire-esta-formalite-admission http://www.voyageurs-du-net.com/etats-unis-securitaire-esta-formalite-admission#respond Tue, 25 Oct 2016 07:39:58 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=6175 Etats-Unis : contexte sécuritaire et formalités d’admission

Les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ont eu des répercussions majeures sur le monde entier, aussi bien sociales, politiques ou militaires qu'économiques et idéologiques. Les conséquences pour les individus sont elles aussi dramatiques, ceux-ci ayant été, comme l'analyse Naomi Klein dans La Stratégie du choc un prétexte parfait pour l'adoption de mesures d'exception... devenue la norme. La complication des procédures de contrôle et d'admission sur le territoire étasunien est l'une de ces conséquences. Destiné à faciliter les démarches, l'ESTA (pour Electronic System for Travel Authorization) est une procédure d'enregistrement en ligne indispensable à quiconque souhaite visiter le pays du Général Lee, de Jefferson Davis, de Henry Kissinger... et de l'Oncle Sam.

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Etats-Unis : contexte sécuritaire et formalités d’admission

Un contexte sécuritaire international

Les attentats du 11 septembre 2001 ont été à l’origine de changements drastiques et d’envergure internationale des règles de sécurité (c’est-à-dire des procédures de contrôle de la mobilité des individus et des individus eux-mêmes), ce en quoi les Etats-Unis ont été à la pointe. A toutes fins utiles, il n’est pas malvenu de signaler ces mots de la diplomatie française : « Le renforcement de la menace terroriste [aux Etats-Unis, NDR] ne doit pas faire oublier que le risque principal reste lié à la criminalité » (source : Diplomatie.gouv.fr).

Sans entrer dans une stérile polémique sur l’événement à la racine des politiques sécuritaires et martiales qui se sont ensuivies sous la longue présidence de George Walker Bush, il est notoire que l’industrie de la sécurité et le complexe militaro-industriel (entre autres) ont tiré un colossal profit de l’épouvantail du terrorisme islamique, pas seulement aux Etats-Unis d’ailleurs (lire, à ce sujet, entre autres, le dossier du Nouvel Obs « Qu’a changé le 11-Septembre pour la sécurité publique ? », qui aborde le cas français).

L’adoption de la loi antiterroriste dite PATRIOT Act, dès octobre 2001, a ouvert la voie à un contrôle accru des citoyens et des données individuelles sous couleur de protection collective, et cela dans un contexte de traumatisme collectif majeur. Nombreux sont ceux qui ont dénoncé de cette loi volumineuse (132 pages de texte) comme liberticide, causant en effet une diminution, au prétexte de la sécurité, de libertés fondamentales.

C’est bien dans ce contexte qu’il faut situer l’émergence et l’imposition du passeport biométrique. Depuis le 28 juin 2009, quiconque met à jour et fait fabriquer pour la première fois son passeport en France est soumis à l’obligation de donner ses empreintes digitales. Les employés municipaux chargés de son exécution ne s’interrogent pas sur l’utilisation de ces données privées, répétant sans en pouvoir confirmer la véracité, que ces données ne sont pas destinées à une récupération dans d’autres services étatiques (lire, à ce sujet, l’analyse de la section toulonnaise de la Ligue des Droits de l’homme, ainsi que celle des Big Brother Awards 2005).

Les procédures de surveillance en général (« Certaines autorités estiment que l’industrie de la sécurité privée [aux Etats-Unis] a trois fois plus d’employés que la police publique », The Criminal Justice System : An Introduction, ouvrage collectif), aux aéroports et aux frontières en particulier, se sont nettement renforcées. Mais qu’à cela ne tienne, lecteur exquis : vous avez lu notre article sur le Puits de Jacob au Texas, et depuis vous n’en pouvez plus : « l’Amérique, l’Amérique, je veux l’avoir et je l’aurai », chantez-vous in petto. Pour vous simplifier le travail et vous épargner tout refus d’admission sur le territoire étasunien, il est judicieux de connaître l’ESTA.

ESTA : c’est quoi ?

Les ressortissants français (ainsi que ceux de divers pays européens, dont la Belgique et la Suisse) souhaitant voyager pour une durée inférieure à 90 jours sur le territoire étasunien n’ont pas besoin de visa, en vertu d’un accord nommé « Programme d’exemption de visa ». Pour entrer aux Etats-Unis, ils doivent seulement remplir un formulaire nommé ESTA.

esta-electronic-system-travel-authorizationESTA, cela signifie Electronic System for Travel Authorization, soit « Système électronique pour autorisation de voyage ». Il s’agit, pour citer l’office du tourisme des Etats-Unis, d’« un formulaire obligatoire à remplir en ligne par tout ressortissant français en prévision de son voyage. Il permet d’avoir, en amont du voyage, une autorisation d’entrée aux USA sous le régime du VWP (Visa Waiver Program, remplaçant la traditionnelle « feuille verte »). Parmi les renseignements demandés figurent les noms et prénoms, numéro de passeport, pays de résidence ». Voici un formulaire en ligne pour faire votre demande d’ESTA (frais de services incluant les frais de dépôt du gouvernement : 54 euros).

Le site de l’ambassade des Etats-Unis en France est exhaustif au sujet d’ESTA. D’abord, il faut présenter un des trois types de passeports correspondant aux critères exigés par le programme d’exemption de visa :

  • Le passeport à lecture optique, délivré avant le 26 octobre 2005  ;
  • Le passeport à lecture optique avec photo digitale intégrée, délivré entre le 26 octobre 2005 et le 26 octobre 2006 ; 
  • Le passeport électronique, délivré à partir dater du 26 octobre 2006.

Il faut ensuite, compléter le formulaire en ligne ESTA.

ESTA : les conditions

ESTA est une formalité obligatoire depuis le 12 janvier 2009 pour les ressortissants de divers pays, dont la France, la Belgique ou la Suisse. Le formulaire ne peut être complété qu’en ligne et ce, jusqu’à 72h avant le départ.

L’exemption de visa est conditionnée à la présentation d’un billet aller/retour garantissant la sortie du territoire dans les 90 jours ; il n’est pas permis de prolonger le séjour sur le territoire au-delà de cette durée.

Depuis le 8 septembre 2010, cette formalité est payante et s’élève à un coût de US$14 (un peu plus de 10€). L’ESTA est valide pour une durée de 2 ans.

Tous les renseignements sur ce site spécialisé ESTA Visa.

[Rédigé par Voyageurs du Net, cet article est un publirédactionnel, destiné à promouvoir le service de l’annonceur, Demande Visa ESTA]

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La Casina delle Civette à Rome (ou la Maison des Chouettes) http://www.voyageurs-du-net.com/rome-insolite-casina-civite http://www.voyageurs-du-net.com/rome-insolite-casina-civite#respond Thu, 13 Oct 2016 09:00:29 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=4460 La Casina delle Civette à Rome (ou la Maison des Chouettes)

Tavelée d'innombrables chefs d'oeuvre de l'antiquité (Colisée, arcs de triomphe, mausolées...), de la Renaissance (Saint-Pierre du Vatican, la Sixtine...), du Baroque (Piazza Navona, œuvres du Caravage, des Carrache, du Bernin...), Rome, comme Paris ou Londres, regorge de lieux magiques, étonnants, méconnus ou insolites, hors des sentiers battus.

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La Casina delle Civette à Rome (ou la Maison des Chouettes)

Au cœur de Rome, une maison néo-médiévale et Art nouveau

Né en 1840 de la fantaisie d’un aristocrate romain, Giovanni civitTorlonia, et d’un architecte-paysagiste néoclassique vénitien, Giuseppe Jappelli, cette maison étonnante a connu une longue histoire jusqu’à sa seconde ouverture au public en 1997, après une restauration de près de six ans. Située sur la grande propriété de Torlonia, elle côtoie un voisinage de bâtiments néoclassiques et de fausses ruines romaines, où sa présence dénote.

Bâtie sur une colline artificielle et connue au XIXème siècle, la maison se voit nommer « Cabane suisse » (Capanna svizzera) pour son allure évoquant le chalet alpin. Quelques décennies plus tard, le neveu Giovanni Torlonia le Jeune, héritier pénétré des arts décoratifs européens, engage des rénovations. La première, en 1909, est confiée à l’architecte Enrico Gennari, puis la seconde à Vincenzo Fasolo, apportant une touche Art nouveau. En résulte le bâtiment, avec l’aspect qu’on lui connaît à présent, éclectique par sa double inspiration. D’un côté, médiévale : loggias, arcatures et tourelles ; de l’autre, l’Art nouveau (on parle en Italie de stile Liberty) : faïences, mosaïques et vitraux, fresques, bow-windows, marqueterie et luminaires de fer forgé… Elle devient alors la Casina delle civette (« Maisonnette des chouettes »), la chouette constituant un motif récurrent de la décoration, notamment le remarquable vitrail dessiné par Duilio Cambellotti, datant de 1914.

Casa Civette

Le Prince Torlonia en fait sa résidence principale jusqu’à sa mort, à la fin des années 1930, se contentant de louer, pour la somme symbolique d’une lire par an, le voisin palais néoclassique Casino Nobile au dictateur fasciste Benito Mussolini. Après l’arrivée à Rome des forces alliées, les lieux sont occupés par celles-ci, de 1944 à 1947. Laissée à l’abandon, la maison se dégrade peu à peu, sous l’effet d’actes de vandalisme et des vols (une situation, présente, que nous avons d’ailleurs constatée dans le cas analogue d’un hôtel particulier au Portugal), jusqu’à son rachat en 1978 par la municipalité. Cette dernière engage des travaux de remise en état, puis ouvre la Casina au public. En 1991, un incendie ravage le pavillon et il faut des années de restauration jusqu’à la réouverture au public en 1997. Ce lieu magnifique de Rome abrite à présent un Musée du vitrail.

Conseils pratiques

Le parc de Torlonia, dans lequel se situe la Maison des chouettes, se trouve dans le quartier de Nomenta, au centre nord-est de Rome. Nomenta est un très ancien quartier romain, comprenant de nombreuses curiosités archéologiques et architecturales. Il se trouve à quelques avenues des quartiers les plus touristiques de la capitale italienne, où l’on peut trouver de nombreuses auberges de jeunesses et d’hôtels bon marché. Vous pourrez vous y rendre facilement à pied depuis les arrêts de tramway Nomenta ou Galeno, ou via la station de métro Bologna.

Le site Voyage-Privé.com propose à ses inscrits des séjours en hôtel de luxe à des prix très accessibles, entre autres offres. Que vous vous rendiez à Florence, Venise ou Rome à l’occasion d’un voyage en Italie, pourquoi ne pas s’offrir un luxe… à un prix abordable ?

(Sources : It.wikipedia.org, L’Italie par ses timbres, Musei Villa Torlonia, Villa Morgagni, Routard.com)

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Yerba mate : voyage au pays de la petite herbe, reine d’Argentine http://www.voyageurs-du-net.com/mate-yerba-mate-argentine http://www.voyageurs-du-net.com/mate-yerba-mate-argentine#respond Sun, 09 Oct 2016 13:36:24 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9296 Yerba mate : voyage au pays de la petite herbe, reine d’Argentine

Pourquoi donc un Argentin de sortie s’encombre-t-il souvent d’un thermos et d’un mate avant de franchir le seuil de sa porte ? Si vous êtes de passage en Argentine, vous ne pourrez qu’être surpris par l’attirail atypique de tout autochtone. Le mate fascine, le mate étonne, le mate surprend et finalement, le mate séduit. Le mate est vraiment très loin d’être une boisson comme une autre... Bienvenidos en Argentina !

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Yerba mate : voyage au pays de la petite herbe, reine d’Argentine

Le quoi ?

Le mate est, sans conteste, LA boisson par excellence d’Argentine. Très proche du thé dans sa confection, son originalité réside dans son mode de consommation. Il est produit grâce à la yerba mate (herbe mate, littéralement), cultivée dans les provinces de Corrientes et de Misiones, au nord-est de l’Argentine, et se déguste dans une calebasse, qui peut avoir diverses formes et dans laquelle de l’eau est versée grâce à un thermos. L’eau se sirote grâce à une paille nommée bombilla, plantée à même l’herbe, à l’intérieur de la calebasse. D’un goût amer, il est souvent servi avec beaucoup de sucre et a des propriétés comparables à celles du café.

D’où vient-il ?

Profondément ancré dans la tradition argentine, il était,  à l’origine, consommé par les tribus indigènes guaranis, dans le nord-est de l’Argentine, ainsi qu’au Paraguay et au Brésil. Apprécié pour ses vertus thérapeutiques, le mate était considéré comme bienfaisant pour l’esprit : chassant la fatigue, il permettait d’être apaisé et de bonne humeur. La conquête des Espagnols a engendré la diffusion du mate dans toute l’Argentine, le mate étant adopté par les vagues de migration successives qui ont fondé la nation.

La culture gaucho s’est, quant à elle, réellement approprié le mate pour en faire un élément à part entière de son imaginaire, trouvant peu à peu sa place dans la pampa argentine. Si vous séjournez en estancia, vous ne pourrez pas passer à côté de cette boisson aujourd’hui typique !

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Qu’en est-il aujourd’hui ?

Aujourd’hui, l’Argentine en exporte à l’étranger, tout comme le Brésil. Il est un marqueur social fort de l’identité argentine. Promenez-vous dans les foires (ferias) de San Telmo ou de la Boca, à Buenos Aires, pour découvrir les innombrables variétés de mate et de bombillas qui existent : décaféinée ou relaxante pour mieux dormir, en poudre ou bien coupée… Il y en a pour tous les goûts !

Le paradis du mate se trouve dans les régions de Corrientes et de Misiones, où l’herbe est cultivée en abondance. Une sorte de parcours initiatique s’est ainsi formé autour de la route du mate pour découvrir les étapes de la confection de cette herbe, de sa plantation à l’infusion. Dans des paysages somptueux, à quelques kilomètres des chutes d’Iguazú, des ruines jésuites et de la forêt amazonienne, vous pourrez en apprendre plus sur le maté dans son environnement naturel. Ce voyage typique est riche en rencontres et vous permettra d’être au plus près de la culture locale.

La recette miracle

La voici, le Graal de tout Argentin, le secret si bien gardé, la recette miracle de la confection d’un véritable mate. Choisissez votre herbe avec attention et déposez-la au fond de votre calebasse. Laissez un espace entre le rebord et le monticule d’herbe afin de pouvoir y planter la paille, puis versez soigneusement l’eau dans le trou laissé pour cet effet.

Attention ! L’eau ne doit pas être bouillante, mais chauffée à 65°C précisément. Aspirez l’eau à la paille jusqu’à vider l’eau, puis recommencez l’opération jusqu’à ce que l’herbe ait perdu sa saveur.

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Mate Society

Mais vous n’êtes pas encore tout à fait Argentin ! En effet, s’il faut apprendre à préparer votre maté, vous devrez aussi apprendre à le boire en société. Et là, c’est une autre paire de manches qui vous attend ! Bien que le mot ne provienne pas du verbe matar (« tuer »), il semble bien qu’il soit consommé surtout pour tuer le temps ! Vous vous ennuyez ? Prenez un mate !

À plusieurs, le mate rapproche et permet la création d’un groupe. On se le passe de main en main (toujours vers la gauche), on rigole, on s’interpelle et on fait d’un moment banal un moment convivial. Une personne est chargée de remplir le récipient à l’aide d’un thermos quand ce dernier est épuisé.

C’est une sorte de rituel social, qui permet de faire durer le moment. En effet, un Argentin peut en boire son mate pendant des heures, sans s’arrêter, simplement pour profiter de l’instant. L’Argentin sait vivre et le mate en est la preuve ! Alors, prêts à devenir Argentin ?

Plus d’infos sur la yerba mate sur le site de Taragüi.

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La communication interculturelle, ou quand les cultures s’entremêlent http://www.voyageurs-du-net.com/communication-interculturelle http://www.voyageurs-du-net.com/communication-interculturelle#respond Fri, 02 Sep 2016 09:08:56 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9278 La communication interculturelle, ou quand les cultures s’entremêlent

Dans un contexte de mondialisation où les échanges ne cessent de croître et où l’humain est de plus en plus intéressé par la découverte de nouveaux horizons et de nouvelles cultures, la communication interculturelle se fait de plus en plus fréquente.

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La communication interculturelle, ou quand les cultures s’entremêlent

Toutefois, la communication entre cultures ne va pas de soi. Tout individu est en effet influencé par son propre bagage culturel, il voit le monde à travers un filtre que l’atmosphère dans laquelle il a évolué lui a subrepticement dicté. Les objets qui nous entourent, les paysages, les actions, les paroles… Tout a une signification différente en fonction de notre manière de les appréhender. Notre façon de penser et d’agir est ainsi régie par toutes sortes d’idées reçues et de mœurs acquis depuis notre naissance. Se pose alors la question de savoir comment est possible un réel échange entre deux individus dont les cultures diffèrent. Une réflexion de Lola Thans, de l’agence de traduction Cultures Connection.

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Au-delà des mots

La communication interculturelle excède les mots. Il ne s’agit pas d’une traduction littérale des mots placés les uns derrière les autres. Chacun de ces mots est chargé de sens, sens qui est ancré dans une culture particulière. Dans une autre culture, ce même mot peut avoir un sens différent, se référer à un autre concept ou encore avoir une connotation négative, positive, ou autre. Communiquer avec une personne issue d’une autre culture demande ainsi un certain degré d’adaptation. Il convient de toujours prendre en compte les différences culturelles qui entrent en jeu dès le début de toute communication.

Le poids des mots

Les mots, ces quelques lettres joliment alignées, sont lourds de sens, de valeurs et de normes. Ils renvoient immédiatement à une image mentale qui varie d’une culture à l’autre. C’est ainsi que naissent les quiproquos, les malentendus, et parfois même l’incompréhension voire l’outrance. En effet, certains concepts abordés naturellement chez l’un, peuvent provoquer un véritable malaise chez l’autre.

Prenons l’exemple de la Chine. Dans ce pays, il serait extrêmement malpoli d’offrir un pourboire à un serveur, il pourrait se sentir rabaissé au rang d’esclave. Au moment de payer l’addition, adresser un regard sympathique au garçon de café en lui disant « Gardez le reste » reviendrait à l’insulter. Cette phrase serait par contre reçue avec un sourire et un « merci » en France.

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Le pouvoir des gestes

La gestuelle occupe également une position très importante dans la communication interculturelle. Certains gestes ou certaines actions peuvent choquer dans certains pays alors qu’ils n’attireraient même pas l’attention dans d’autres. Ils peuvent être mal interprétés ou incompris. Voici quelques exemples qui vous certainement vous surprendront :

  • en Iran, lever le pouce revient à faire un doigt d’honneur;
  • en Asie du Sud-Est, faire signe à quelqu’un de s’approcher à l’aide de l’index peut être interprété comme un manque de respect;
  • au Vietnam, croiser les doigts est un geste obscène, il fait référence au sexe féminin;
  • dans les pays musulmans, il est impensable de manger avec la main gauche, considérée comme impure;
  • si vous mettez les mains sur vos hanches en Indonésie, vous défiez votre entourage. Vous êtes « en position de combat » ;
  • au Japon, il est très insultant de tendre un objet d’une seule main à quelqu’un.

Ces quelques exemples montrent à quel point les différences culturelles peuvent porter à confusion et entraver une bonne communication. Tout individu doit certes comprendre qu’un étranger n’est pas au fait de ces différents codes, mais avant de se rendre dans un pays, il convient toujours de se renseigner un tant soit peu afin d’éviter toute situation déplaisante.

Dans ce type de contexte, les cultures, les mœurs, les traditions et les mentalités s’entremêlent. Là est toute la beauté de la communication interculturelle, exercice aussi intéressant qu’enrichissant. Et puis, ne vous en faites pas, nombreux sont ceux qui sont parvenus à traverser le champ de mines culturel et s’en sortir indemnes.

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Dans le Far West du Canada, des villes fantômes, vestiges de la Ruée vers l’or http://www.voyageurs-du-net.com/far-west-ville-fantome-ruee-vers-l-or http://www.voyageurs-du-net.com/far-west-ville-fantome-ruee-vers-l-or#respond Tue, 05 Jul 2016 07:59:23 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=6997 Dans le Far West du Canada, des villes fantômes, vestiges de la Ruée vers l’or

Des successives ruées vers l'or qui ont marqué l'histoire de l'Amérique du Nord, la province de la Colombie-Britannique porte encore les marques. Chaque ville fantôme qui subsiste encore aujourd'hui raconte un peu de l'histoire du pays et de cette conquête du Far West où l'illusion de la fortune a jeté des hordes d'aventuriers et de migrants... qui ont surtout trouvé la déception. Plusieurs de ces ghost towns sont encore debout... et certains, mêmes... sont à vendre.

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Dans le Far West du Canada, des villes fantômes, vestiges de la Ruée vers l’or

La Ruée vers l’or évoque peut-être plus spontanément les Etats-Unis, en même temps que l’inexorable et brutale conquête du Far West. Pourtant, des œuvres notoires comme le roman de Jack London L’appel de la forêt ou le film La Ruée vers l’or de Charlie Chaplin, rappellent que le Far West canadien n’a pas été moins marqué par ce phénomène d’envergure.

Parallèles l’une à l’autre, les Ruées vers l’or des territoires les plus occidentaux actuellement étasuniens et canadiens débute au mitan du XIXe siècle. Dans les années 1850-1860, plusieurs découvertes sur le territoire de l’actuelle province de Colombie-Britannique, tout à l’ouest du Canada, lancent diverses gold rushes. S’ensuit, tout le long de la seconde moitié du XIXe siècle, une succession de découvertes et de ruées vers l’or sur ce même territoire et, plus au nord, sur le territoire du Yukon – un même phénomène frappant le territoire voisin de l’Alaska étasunien.

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Migrants de la Ruée vers l’or : ascension du col Chilkoot (1898). Photo de George G. Cantwell (Commons Wikimedia)

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Camp de mineurs le long du fleuve Yukon, à l’époque de la ruée vers l’or du Klondike (1896-1899). Source : Archives nationales canadiennes (Commons Wikimedia)

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Vue aérienne de travaux miniers près d’Atlin, actuelle Colombie-Britannique, en 1899. La ruée vers l’or d’Atlin est un effet collatéral de celle du Klondike. Photo d’Eric A. Hegg (1867–1948), Commons Wikimedia

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Travaux miniers durant la ruée vers l’or du Klondike. Source : Archives nationales canadiennes (Commons Wikimedia)

C’est ainsi que, conséquence de la ruée vers l’or du Klondike, où affluent des dizaines de milliers de personnes. Exemple symptomatique, la ville de Dawson, par les migrants de l’or en 1897, et qui aujourd’hui ne compte qu’environ 1300 habitants, comptait l’année suivant sa fondation… 40 000 résidents. De fait, c’est une caractéristique marquante de la gold rush en général que l’installation de villes-champignon poussant çà et là, pour quelques saisons, attirant quelques centaines, quelques milliers d’individus, installant là un théâtre, une banque, une prison, un bar, un bordel… avant d’être laissées à la décrépitude, livrées aux vents, aux pluies, à la curiosité de bêtes rôdeuses, lorsque les déçus, mesurant leur illusion et leur erreur, s’encourent. Le cas de Dawson est frappant : 40 000 résidents en 1898, plus que 8000 en 1899… puis 615 en 2011 ! Elle conserve d’ailleurs des monuments en très bon état depuis l’époque. Sandra Le Bon, qui y a voyagé, le résume simplement dans un forum du Routard.com : « Dawson City est un voyage à remonter le temps, avec des bâtiments tirés de la ruée vers l’or. »

La ville de Dawson et la rivière Klondike, vers 1898. Photo de Goetzmann (Commons Wikimedia)

La ville de Dawson et la rivière Klondike, vers 1898. Photo de Goetzmann (Commons Wikimedia)

Dawson City en juin 2007. Photo de Michael Edwards (Commons Wikimedia)

Dawson City en juin 2007. Photo de Michael Edwards (Commons Wikimedia)

De l’appel d’air vers le Far West, de l’étoile filante d’une illusion après quoi ont couru des milliers d’individus, de la conquête barbare et confuse de l’ouest, il reste une trace – et c’est la ville fantôme. Aux Etats-Unis, du Kansas à la Californie, du Texas au Montana en passant par le Colorado, le territoire est constellé de ces villages et villes rongées par le temps. Au Canada, la géographie de la Ruée vers l’or est surtout localisée dans l’ouest et le nord-ouest. Ce sont surtout deux provinces qui abondent en villes et villages fantômes : la Colombie-Britannique et le Yukon. Même topo que chez les voisins du sud : beaucoup de ces installations précaires se sont vidées, puis détériorées au gré des aléas climatiques, devenant peu à peu des villes et villages fantômes, pourrissant peu à peu, jusqu’à disparaître tout à fait, le plus souvent.

De fait, certains sont totalement ruinés et les vestiges n’y sont, au mieux, que très résiduels ; d’autres, ayant bénéficié de la faveur d’un investissement pour leur restauration, sont devenus des attractions touristiques. Témoignages désolés – ou rajeunis par la restauration – d’une folle croyance en l’Eldorado, vestiges historiques racontant un mouvement de l’histoire de l’Amérique du Nord qui, au-delà des contes et légendes, fut souvent tragique, cruel et barbare, ils dressent face à l’érosion des décennies, un cimetière et des structures minières (Ainsworth), un hôtel à l’agonie (Ashcroft Manor), etc.

Pourquoi ne pas vous lancer sur les traces de Jack London ou de l’oncle Picsou, enrichi au Klondike (plus au nord, donc), mais surtout pour découvrir les villes fantômes de la Colombie-Britannique, à l’occasion d’un road trip au Canada? Vous pourriez, par exemple, partir de Vancouver, principale ville de la province, puis allez visiter les ghost towns du Far West canadien. Nous vous en présentons quelques exemples.

Barkerville : le ghost town le plus emblématique

Autrefois la ville la plus grande au nord de San Francisco et à l’ouest de Chicago, Barkerville n’a jamais véritablement été un ghost town au sens strict d’un abandon total des lieux. Fondée en 1862, cette ville qui ne compte plus à présent que 5000 habitants environ, est entrée très tôt dans la liste des lieux historiques nationaux du Canada (1924), ce qui a garanti son entretien. L’état exceptionnel de conservation des lieux en font un témoignage précieux de l’architecture de ces villes-champignons qui poussèrent en quelques semaines lors.

La région est également propice, l’hiver, pour réaliser votre rêve deraid en motoneige au Canada, par exemple.

Bradian, une ville fantôme… à vendre !

D’après le site GhostTowns.com, cette ville (ou village) fantôme fut fondée dans les années 30 pour les travailleurs miniers de la proche ville de Bralorne ; lorsqu’elle fut tout à fait abandonnée en 1971, elle comptait une soixantaine de maisons. Elles ne sont plus, à présent, que 22… et ce village fantôme situé à plus de 1100m d’altitude est à présent à vendre pour la somme d’1,3 million de dollars canadiens (870 000€ environ), selon le site SouthChilcotin.ca.

The Town of Bradian from John Lovelace on Vimeo.

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Vivre au rythme des Amérindiens du Canada http://www.voyageurs-du-net.com/voyage-amerindiens-canada http://www.voyageurs-du-net.com/voyage-amerindiens-canada#comments Sun, 03 Jul 2016 03:38:07 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=3888 Vivre au rythme des Amérindiens du Canada

Nombre de touristes cherchent à découvrir la culture amérindienne du Canada, mais se contentent malheureusement souvent de visiter un musée ou de se mettre un chapeau de plumes sur la tête. La culture amérindienne possède une riche histoire empreinte de l’influence de la nature et des traditions. Pour un vrai voyage insolite et un contact représentatif de la culture amérindienne, voici trois suggestions des plus intéressantes et représentatives.

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Vivre au rythme des Amérindiens du Canada

La nature pure

Lieu exceptionnel situé dans la réserve faunique de La Vérandery, le site La Nature Pure offre un environnement calme près de la nature et de l’eau. L’hébergement se fait sous un tipi dont l’emplacement rappelle ceux typiquement choisis par les Pekuakamiulnuatsh Takuhikan et le site d’Uashassihtsh offre une reproduction fidèle de ce que pouvait ressembler une installation amérindienne. Vous y trouverez aussi des installations modernes permettant aux visiteurs la présentation d’arts et traditions. Sur place vous pourrez voir des animations, activités de confections d’artisanat traditionnel en plus d’une scène offrant des spectacles en plein air. L’hiver, vous pourriez saisir l’occasion pour réaliser votre rêve d’un raid en motoneige au Canada, par exemple.

Les Amérindiens atikamekws

Cette troisième expérience vous plonge dans le quotidien des Amérindiens Atikamekws avec une journée consacrée aux activités de l’époque. Votre expédition commence avec une traversée du lac Kempt à destination du site amérindien de Matakan. Sur le site vous prendrez place à l’intérieur d’un tipi recouvert au sol de branches d’épinettes et d’un feu central.

Le lendemain, on vous initiera au canot ainsi qu’a la culture amérindienne avec un circuit d’interprétation. Une balade en rabaska vous amènera tout près à la plage Buffalo où l’on vous servira un dîner. De retour au campement vous assisterez à des ateliers de démonstration de construction d’un canot d’écorce, de présentation des plantes médicinales et d’apprentissage de la langue atikamekw. Au souper on vous servira un menu traditionnel composé de poisson, banik, gibier et autres selon les récoltes du moment.

atikamekw

Vous rendre à destination

Afin de vous rendre à ces différents lieux de rencontre, nous vous suggérons la location d’une voiture depuis l’un des aéroports de Montréal ou Québec. Étant donné les distances importantes, prévoyez au moins une journée de transport en auto.

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Homéopathie en voyage : que mettre dans sa trousse à pharmacie ? http://www.voyageurs-du-net.com/homeopathie-voyage-trousse-a-pharmacie http://www.voyageurs-du-net.com/homeopathie-voyage-trousse-a-pharmacie#comments Sun, 20 Mar 2016 22:01:27 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=813 Homéopathie en voyage : que mettre dans sa trousse à pharmacie ?

Souvent montrée du doigt, l'homéopathie est d'un grand secours pour certains accidents : petits bobos, piqûres ou autres. Pour ma part, j'ai toujours dans mon sac quelques flacons d'huiles essentielles, notamment le mélange d'huiles nommé Pranaforce (de la firme Pranarom), qui nous a épargnés lors du rugueux et sibérien hiver bruxellois d'attraper des angines ou Ebola. Voici quelques conseils pour emplir votre trousse à pharmacie de choses plus utiles qu'une tronçonneuse, car nous aimerions mieux vous aider à prévenir plutôt que guérir... ou amputer.

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Homéopathie en voyage : que mettre dans sa trousse à pharmacie ?

Ces divers remèdes naturels, vous les trouverez dans des pharmacies homéopathiques, en herboristerie, voire dans certaines pharmacies courantes. Vous pourrez aussi les commander sur Internet. Un conseil de disposition : il convient de séparer l’homéopathie des huiles essentielles : les émanations de ces dernières peuvent altérer l’effet des granulés. Attention aussi à ne pas toucher avec les doigts les granulés et à ne les prendre qu’un quart d’heure avant le repas, sauf en cas de choc. Il convient de respecter les écarts entre les repas et éviter la menthe, la camomille, le thé et le café lors de la prise des granulés. Ils atténuent leur effets.

Voici maintenant une belle brochette de remèdes au nom latin, ce qui vous rappellera à coup sûr « les-heures-les-plus-sombres » des cours de latin du collège.

Arnica montana

Les granules d’Arnica montana sont très efficaces pour guérir les blessures superficielles, comme les bleus, les coups de soleil et petits accidents bénins. L’Arnica est conseillé aussi en cas de fatigues et douleurs musculaires, par exemple après un trek ou une séance de course à pied… ou causées par le stress et même en cas d’accident. Il peut également, dans ces cas, être ingéré préventivement : mieux vaut prévenir que guérir. J’ajoute que l’Arnica est également bon en prévention des problèmes cardiaques.

Nux vomica

J’utilise Nux vomica lorsque j’ai le ventre un peu ballonné, après avoir trop mangé ou en cas de stress. Il existe sous des formes diverses (granulés, ampoules, suppositoires, etc.). Ma préférence va plutôt aux granulés – qui sont les plus pratiques en voyage – et aux gouttes. Le Nux vomica, donc, est conseillé pour traiter les troubles digestifs (c’est-à-dire quand vous pétez comme un âne ou que vous avez la turista), mais aussi pour traiter la grippe dès les premiers symptômes, le rhume, ou encore les problèmes d’hypertension artérielle. Il est conseillé aussi en cas de maux de tête.

Belladonna

Pour la fièvre, je vous conseille la belladone (ou belladonna ou belle dame : à votre guise). Elle a aussi vertu de traiter divers maux du système oto-rhino-laryngique (oreilles, nez, gorge) : rhinopharyngite, trachéite, angine, otite. Elle est recommandée dans les cas de rougeurs cutanées, de maux de tête, d’insolation et coups de soleil… mais aussi pour le hoquet, l’hypertension, la sécheresse oculaire.
PS – Si vous ne le trouvez ni en pharmacie ni ailleurs, n’allez pas, en désespoir de cause, au sex-shop : on vous remettrait vraisemblablement le DVD d’une actrice olé-olé nommée Belladonna, ce qui ferait plutôt monter que baisser la température.

Apis mellifica

L’apis mellifica est à conseiller principalement pour les piqûres : c’est un remède incontournable. Elle est aussi efficace pour traiter les coups de soleil et l’urticaire. Son effet anti-inflammatoire est « comparable aux antihistaminiques et aux corticoïdes », d’après un certain M. Aubin mentionné sur le site Les Huiles Essentielles.net (la page est plus complète, quoique le site soit très moche : un peu comme ces scientifiques passionnants et hideux). Son utilisation est recommandée aussi pour la conjonctivite, les infections urinaires, les angines et d’autres trucs.

On en trouve en gouttes, doses, comprimés, ampoules buvables (le détail dans le lien susmentionné). On n’en trouve pas en poudre à sniffer, par contre : ça, c’est autre chose. Ça ne prend pas de place, en tout cas, c’est bon sous la langue et y’a pas besoin d’eau.

Vous pourrez alors vous vanter d’avoir une trousse plus éclatante que votre voisin et rire de lui lorsqu’il agonisera avec une fièvre délirante de 40°C doublée d’un rhume dégoulinant et de coups de soleil purulents sur tout le dos. Car vous, au moins, vous aurez été prévoyant, ce dont vous ne manquerez pas de vous vanter à votre ami faisant sa dernière prière.

Somme toute, au côté des remèdes homéopathiques, vous serez bien inspiré de placer les indispensables de toute trousse à pharmacie : compresses, pansements, alcool et autres articles de premiers secours : s’il vous arrivait en effet de vous couper un doigt ou souffrir d’une ampoule ou d’un coup de soleil, l’homéopathie ne serait sans doute pas la réponse la plus adéquate.

Un panaché de médecine douce et d’articles de premiers soins : voilà notre recommandation pour constituer votre trousse à pharmacie pour voyager.

[Article publié initialement en novembre 2012, remis à jour le 21 mars 2016.] ]]>
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