Voyageurs du Net http://www.voyageurs-du-net.com La communauté des bloggeurs qui voyagent Sun, 14 Jul 2019 17:41:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.2.4 En Algarve (Portugal), un hôtel particulier abandonné et enchanteur http://www.voyageurs-du-net.com/algarve-hotel-particulier-abandonne http://www.voyageurs-du-net.com/algarve-hotel-particulier-abandonne#comments Sun, 14 Jul 2019 10:35:03 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=971 En Algarve (Portugal), un hôtel particulier abandonné et enchanteur

A Loulé, dans le sud du Portugal, la demeure d'un ancien notable local, construite à la fin du XIXe siècle, est à l'abandon depuis plusieurs années. Le lieu est insolite, rythmé de fresques murales, arcs d'inspiration gothique, toit crénelé, mosaïques d'inspiration surréaliste, jardin à bassins : nous en rapportons quelques photos.

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En Algarve (Portugal), un hôtel particulier abandonné et enchanteur

Fin juillet 2012. Bref passage en Algarve, au sud du Portugal. Après avoir pris connaissance de l’Atlantic Park sur Environmental Graffiti , nous partons à trois à la quête de ce lieu singulier. Un parc aquatique à l’abandon, ses toboggans, boyaux et langues bleus, livré à la voracité des végétations : voilà un spectacle qui promet d’être singulier, inspirant. J’ai, depuis longtemps, depuis l’enfance où j’allais régulièrement parcourir l’ancien aéroport de Saint-Brieuc et sa tour de contrôle abandonnée ou bien encore les blockhäuser du Mur de l’Atlantique, le goût des lieux d’activité humaine laissés à l’abandon. Le tableau est porteur souvent d’une poétique mélancolie ; il y règne quelque chose d’une désolation qui invite à l’humilité, à songer au caractère fragile, dérisoire, des constructions humaines et de l’Homme lui-même, à songer à la mémoire, elle aussi fragile, de ceux qui sont venus avant nous. A la fin des fins, nous serons pareils à ce que nous créons : des carcasses inanimées, à leur tour colonisées par l’incessant et triomphant tumulte de la vie, de la matière.

Hélas ! nous ne pourrons constater que l’action des bulldozers, qui ont équarri et détruit ce qui demeurait. Et il ne reste plus rien. Que faire ? Aller voir le concours de sculptures de sable à Fiesa ? Trop loin pour notre ami et hôte, Eric, qui n’a pas le temps et propose plutôt d’aller visiter une demeure abandonnée, à Loulé, ville proche de Faro om vous trouverez facilement un appartement en location Portugal.

Le Palacete Fonte da Pipa

A la fin du XIXe siècle, certain notable local, un député-maire, souhaitait un petit palais semblable à ceux qu’il avait vus lors de ses voyages en Europe et où il lui pût recevoir le roi Charles en visite dans la région. En résulte une construction éclectique et cependant harmonieuse. Depuis quelques années, la demeure est à l’abandon, accessible depuis la route. Il suffit de s’attarder, de prendre son temps. Pourquoi est-elle abandonnée ? Ce n’est en tout cas pas faute d’intéresser du monde, à coup sûr, et de faire l’objet de projets et de propositions de prise en main. Mais il se pourrait qu’il y ait là-dessous quelque micmac immobilier. N’importe, après tout.

On pénètre la propriété en contournant la grille et la demeure en trouvant ici ou là une ouverture, par une fenêtre ou par une porte mal refermés. Quelques fresques, quelques mosaïques ont été endommagés par des imbéciles sans considération pour le patrimoine – mais dans l’ensemble, les dégradations sont assez dérisoires.


Les intérieurs abondent en fresques murales et plafonnantes en trompe-l’œil : ici une façon de préau donnant sur un jardin luxuriant, dont les colonnettes fines et graciles soutiennent une verrière (voir dans la galerie, plus bas) et sur lesquelles vient jouer le lierre.

Outre les imitations de tapisseries et les motifs décoratifs abstraits rythmant murs et plafonds, on trouve aussi de charmants azulejos (céramiques peintes à dominante bleue, typiques du Portugal) au sujet rétro (ici un gentilhomme du XVIIIe siècle s’exerçant au fleuret) ou, ailleurs, agraire.

Tout comme certaines ornementations du toit, l’arcature est marquée par l’inspiration gothique (arcs brisés). L’éclectisme, typique des bourgeoisies européennes de la fin du XIXe siècle, n’est pas ici inharmonieux ; il reste relativement sobre. Il s’accommode, par ailleurs, aussi bien d’une cheminée en façon de minaret mauresque ou encore de bancs réalisés en mosaïques aux effets proches parfois du surréalisme ou de l’art brut (voir dans la galerie).

Dehors, le jardin à l’abandon offre un spectacle ravissant, tout de ponts, de courbes, d’arbres avachis et de végétations gourmandes. Le tout laisse deviner combien il devait être délicieux d’y paresser et de s’y rafraîchir à l’été, lorsque les arbres et les massifs de fleurs et d’arbustes étaient entretenus et que les bassins étaient remplis d’eau. Mariant le béton et les rochers pour donner un effet de pittoresque, ce jardin évoque un peu les jardins rocaille, quoique d’une façon moins folâtre et fantaisiste que massive.

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Un voyage dans le temps au Musée des Arts forains de Paris http://www.voyageurs-du-net.com/musee-arts-forains-paris http://www.voyageurs-du-net.com/musee-arts-forains-paris#comments Wed, 29 May 2019 14:12:37 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=829 Un voyage dans le temps au Musée des Arts forains de Paris

Riche à profusion de tant d'histoire et de tant de monuments qui en font la gloire, Paris abrite également une grande diversité de lieux méconnus, insolites, de musées étonnants et souvent ignorés du grand public. Nous vous en ferons découvrir quelques-uns au fil des mois. Et pour inaugurer la série, nous vous proposons un voyage dans le temps, au Musée des Arts forains, sis dans le XIIe arrondissement.

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Un voyage dans le temps au Musée des Arts forains de Paris

A l’été 2010, après une période lilloise et quelques mois d’errance, je retrouvais Paris, ville que je connais bien et qui m’est restée très familière. Beaucoup de Parisiens et Parisiennes connaissent à coup sûr cet attachement presque amoureux, fait de manque lorsqu’on s’en éloigne trop longtemps et d’agacement lorsque le séjour prolongé devient un enfermement dans sa verticalité grise et sous son l’étouffoir de son ciel bas. J’ai toujours aimé l’accablante chaleur de son août, étouffant, l’atmosphère alors lente et torpide de ses interstices non touristiques, désertés par les Parisiens partis en vacances.

Certain après-midi de cet août orageux, donc, une recherche Google sur « Paris insolite » (ou sur les musées parisiens méconnus) m’informe de l’existence du Musée des Arts forains, musée où la visite ne peut se faire que sur réservation. Un courriel est envoyé ; quelques jours plus tard, une réponse m’informe que je suis inscrit sur une liste de visiteurs pour un samedi matin…

M’y voilà donc. Ce lieu qui n’attire guère l’attention lorsqu’on erre dans les environs de la cour Saint-Emilion, caché derrière de hautes barrières de fer, a quelque chose d’un peu secret, de retiré, de préservé. Musée insolite de Paris, il offre, dans ses hangars, un voyage dans le temps, jusqu’aux fêtes foraines des XIXe et XXe siècle, à l’écart du trouble et de la frénésie de bruits et de mouvements qui caractérisent la capitale. Pendant une heure et demie, vous êtes conduits de manège en manège, découvrant les attractions qui enchantaient petits et grands au temps de vos arrière-grands-parents. Manèges de bois peint et de fer, automates : ce sont de véritables œuvres d’artisanat forain qui vous sont montrées, c’est une époque qui vous est racontée, c’est un aspect de l’histoire des loisirs populaires qu’il vous est donné de reconstituer à l’appui d’attractions que vous êtes invités à tester vous-mêmes.

Proposant une visite à la fois ludique et pédagogique, enchanteresse et historique, le Musée des Arts forains s’avère un musée méconnu de Paris de premier choix, pour le plaisir des grands et des petits, comme le veut l’expression consacrée. Quelques photos devraient suffire à convaincre les curieux. Si vous projetez de visiter Paris avec un guide, n’hésiter pas à ajouter cette destiniation à votre itinéraire

Informations pratiques

Comment s’y rendre ? : le musée est situé dans le XIIème arrondissement, au Sud-Est de la ville. La station la plus proche est celle de la « Cour Saint-Émilion », sur la ligne 14.

Adresse du musée : 53 Avenue des Terroirs de France, 75012 Paris

Comment réserver ? : par téléphone (01 43 40 16 15) ou par courriel (diane[at]pavillons-de-bercy.com)

Tarifs : 14€ pour les adultes, 5€ pour les enfants jusqu’à 12 ans.

Site internet du musée : www.arts-forains.com.

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Maurice, une île multiculturelle entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie http://www.voyageurs-du-net.com/maurice-ile-multiculturelle http://www.voyageurs-du-net.com/maurice-ile-multiculturelle#respond Tue, 21 May 2019 16:52:49 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9340 Maurice, une île multiculturelle entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie

L’Île Maurice fascine par ses paysages, ses plages de sable blanc sur lesquelles se penchent paresseusement de verts cocotiers, ses lagons d’un bleu d’émeraude, ses sommets verdoyants… mais pas seulement. Il est un autre aspect de cette île paradisiaque qui ne manquera pas d’étonner le voyageur : sa multiculturalité. Sur cette île, cohabitent des populations venues aussi bien d’Europe ou d’Afrique, que d’Asie. Tour d’horizon.

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Maurice, une île multiculturelle entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie

L’île Maurice, toujours redécouverte

L’histoire des successives « découvertes » de l’île laissait déjà entrevoir un destin multiculturel. Bien qu’ils ne laissèrent pas de trace sur l’île Maurice, on suppose que les Austronésiens furent les premiers à découvrir l’archipel des Mascareignes. En effet, ce sont eux qui peuplèrent la voisine Madagascar entre 2000 et 1500 av. J.-C. Les Romains l’auraient, ensuite, découverte à l’occasion de la première circumnavigation de l’Afrique, soit vers -600. Puis, vint le tour des Arabes, probablement au Moyen-Âge, qui donnèrent à l’île le nom de Dina Arobi. Les Européens n’y arrivèrent qu’au début du XVIe siècle et lorsque les Portugais visitèrent l’île, ils la nommèrent Cirné. Mais, il fallut attendre 1598 pour que les premiers colons hollandais ne s’y installent. De 1715 à 1810, l’île Maurice passa sous domination française, avant que ne vienne la période anglaise, qui dura jusqu’en 1986.

De l’importance de l’économie

Pour compléter le panorama démographique de l’île, il faut ajouter à cette histoire politique et militaire, un récit économique. Les premiers colons, des Hollandais, débarquèrent avec leurs esclaves africains. Ils introduisirent la canne à sucre et s’en furent en 1710, après de graves problèmes climatiques. Les colons français, quant à eux, importèrent, dès la première moitié du XVIIIème siècle, plusieurs centaines d’esclaves venus du Sénégal et de la Guinée. Ensuite, des esclaves pris en majorité sur l’île de Madagascar et en Afrique orientale arrivèrent par milliers. À la fin de l’occupation française, 80% de la population était constituée d’esclaves qui ne connurent pas les bénéfices de la Révolution française et durent attendre l’abolition de l’esclavage dans toutes les colonies britanniques, en 1835. Face au besoin de main-d’œuvre pour les plantations sucrières, l’administration anglaise recourut alors à des travailleurs indiens. Entre 1835 et 1865, ce sont plus de 200 000 immigrants indiens et chinois qui arrivèrent à l’île Maurice, en changeant radicalement la composition ethnique.

Une île, plusieurs communautés

La population de l’île Maurice d’aujourd’hui est ainsi le résultat de cette histoire. On y trouve une communauté blanche, composée des descendants des colons français et anglais, une communauté créole, issue des esclaves africains, des communautés indiennes hindoues, tamoules et musulmanes, et une communauté chinoise. Si les habitants issus de l’immigration européenne sont minoritaires en termes de population, ils conservent une grande partie du pouvoir économique. La communauté créole, par contre, pâtit toujours du difficile héritage de l’esclavagisme et forme la population la plus pauvre de l’île. Remarquons aussi que la majorité des Mauriciens, à savoir 65,8%, sont aujourd’hui d’origine indienne.

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Différentes origines, différentes religions

Cette mosaïque d’origines et d’ethnies implique une grande diversité religieuse. En effet, dans le pays cohabitent pacifiquement hindous et tamouls (50%), musulmans (20%), chrétiens (15%) et bouddhistes (2%). Pour faire honneur à cette diversité, l’État a mis en place des jours fériés pour chaque grande communauté religieuse. Ainsi, les hindous ont quatre fêtes, les tamouls une, les chrétiens fêtent Noël et Pâques ou la Toussaint selon les ans, les musulmans l’Aïd à la fin du Ramadan et les Chinois leur Nouvel an.

« You parle créole ? »

Sur le plan linguistique, en plus de faire partie de la francophonie, certains Mauriciens parlent des langues indiennes telles que le bhojpuri, tandis que tous ont comme langue commune le créole. Né du besoin de communication entre les esclaves et leurs maîtres, le créole est nourri du français, de l’anglais, de plusieurs langues africaines, ainsi que de l’hindi et constitue la base de l’identité culturelle des populations venues d’Afrique. Si le créole commence à peine à être enseigné à l’école, d’autres langues le sont aussi : les enfants des différentes communautés linguistiques peuvent suivre leur scolarité en hindi, marathi, tamoul ou encore mandarin.

Et dire que tout ce petit monde d’à peine plus d’un million d’habitants tient sur moins de 2000 km2 ! Aussi, si vous prévoyez un sejour all inclusive ile maurice, n’oubliez pas de profiter des plages paradisiaques, telle que celle de Trou-aux-Biches, de visiter le jardin de Pamplemousse, de faire un tour par le village de Calodyne et de vous promener dans les réserves naturelles. Mais, ne manquez pas de vous imprégner de l’ambiance multiculturelle unique qui règne sur l’île!

 

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Hashima (ou « Gunkanjima »), une ville fantôme insulaire http://www.voyageurs-du-net.com/hashima-gunkanjima-ville-fantome-japon-ghost-town http://www.voyageurs-du-net.com/hashima-gunkanjima-ville-fantome-japon-ghost-town#comments Thu, 07 Feb 2019 07:15:18 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=5684 Hashima (ou « Gunkanjima »), une ville fantôme insulaire

A quelques kilomètres du littoral japonais, au milieu de la mer d'Amakusa, se trouve une île insolite abritant une ville abandonnée. Comme un morceau de Tokyo transposé là après le passage des quatre Cavaliers de l’Apocalypse, l’île de Hashima, plus connue sous le nom de Gunkanjima, exposée au hasard des typhons et du sel marin, demeure comme un sombre rappel de la vulnérabilité des économies et des sociétés humaines.

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Hashima (ou « Gunkanjima »), une ville fantôme insulaire

Sa ressemblance avec un cuirassé japonais des années 20 (la classe Tosa) lui a donné son surnom « Gunkanjima » (qu’on peut traduire comme « l’Île-Cuirassé »), mais elle fait davantage penser aujourd’hui aux vestiges d’une bataille urbaine qu’à un engin de guerre. L’une des quelque 505 îles de la préfecture de Nagasaki, Hashima, toute grise de béton, est peut-être aussi la plus étrange de tout l’archipel japonais. D’une longueur de 480 mètres pour une largeur de 160, l’insulaire ville fantôme de Hashima, située à une quinzaine de kilomètres du port de Nagasaki, abrite les vestiges des premiers grands bâtiments de béton du Japon, érigés en 1916… et de l’un des espaces les plus densément peuplés de l’histoire humaine.

Hashima, vue de la mer

Hashima, vue de la mer

La ruée vers… la houille

En 1810, un important gisement de houille est découvert sur l’île, encore inhabitée. Plusieurs décennies plus tard, en 1890, le conglomérat Mitsubishi rachète l’île et décide d’y installer la main d’oeuvre, principalement des mineurs chargés de l’extraction du charbon. De 1889 à 1931, l’île de Hashima est aggrandie, pour atteindre ses proportions actuelles, qui en font une île semi-artificielle. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Hashima accueille 800 travailleurs forcés de Corée du Sud et de Chine (les pays étant alors sous occupation japonaise), maintenus dans des conditions de misère et d’exploitation telles que 120 d’entre eux mourront. C’est d’ailleurs ce traumatisme historique qui explique l’opposition de la Corée du Sud à l’entrée de Hashima au Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, que souhaite le Japon.

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Hashima vue depuis la mer, en 1930

Un bâtiment d'appartements de Hashima vers 1930

Un bâtiment d’appartements de Hashima vers 1930

En 1950, la population atteint quelque 5300 habitants, ce qui, pour les 6,3 hectares de superficie de Gunkanjima, en fait alors l’espace le plus densément peuplé du monde : 83 500 habitants/km². En 1959, la densité atteint même, plus tard, les 84 100 habitants/km² pour l’ensemble de l’île et 139 100 hab/km2 pour le seul quartier d’habitations.

De la ville minière surpeuplée… à la ville abandonnée

L’île de Hashima connaît plus tard un rapide déclin économique, dû au remplacement de la houille par le pétrole comme principale source d’énergie de l’économie japonaise. L’activité des puits diminue au point que les derniers habitants sont évacués en 1974, Mitsubishi ayant décidé de fermer la mine. Les conditions climatiques, notamment le passage des typhons, accélèrent le délabrement des bâtiments et des installations minières abandonnés, qui contribuent à en faire aujourd’hui l’une des villes abandonnées ou « villes fantômes » les plus impressionnantes au monde, au côté de Pripyat (Ukraine) ou Keelung City (Taïwan). hashima-gunkanjima-ville-abandonne-ghost-town-04

Ouverture – limitée – au public

L’île reste fermé au public jusqu’à 2009, une période d’abandon suffisant pour se devenir un scenario post apocalyptique grâce à l’action du sel et des orages. À cause de l’état des constructions, l’accès est limité et ne suis qu’un chemin défini dans une côté de l’Île. Mais les touristes continuent en arrivant. Après le film « Skyfall », que prends Gunkanjima comme inspiration pour l’antre du rival de 007, Hashima a augmenté sa célébrité. Son histoire et architecture très proches à nos jours, captivent spécialement à ceux qui ont une fascination pour la dystopie et les films de désastres.

Infos pratiques

Pour se rendre sur place, il existe des vols internes jusqu’à Nagasaki depuis plusieurs grandes villes du Japon. Si le trafic est globalement sûr au Japon, il est possible de déposer votre réclamation en cas de surbooking de votre avion grâce à AirHelp.

Le circuit incluant la visite guidée de l’île de Hashima dure environ 3h (dont une sur l’île). Plusieurs agences touristiques de Nagasaki proposent ce parcours. Les arrêts d’Ohato et Ourakaikandori, desservies par la ligne 1 du tramway, conduisent aux arrêts Nagasaki Port Ferry Terminal et Tokiwa Terminal. Plus de détails sur Japan-Guide.com.

Sources : Wikipedia, Japan Guide, Edition.CNN.com.
Crédits photo : Wikimedia Commons.

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Cinq destinations « nature » pour se ressourcer http://www.voyageurs-du-net.com/cinq-destinations-nature http://www.voyageurs-du-net.com/cinq-destinations-nature#respond Tue, 22 Jan 2019 16:26:06 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9927 Cinq destinations « nature » pour se ressourcer

La frénésie des villes et de leurs transports pendulaires, l'ineptie du travail et l'absurde stress de l'environnement pollué, surpeuplé et vertical des urbes hypermodernes éveille chez beaucoup de citadins une soif de nature qu'ils vont, courant le globe, assouvir les vacances venues. Nous vous parlons ici de cinq destinations « nature ».

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Cinq destinations « nature » pour se ressourcer

Le Salvador

Ce pays, l’un des plus mal famés et moins touristiques de l’Amérique centrale, a quelques atouts à faire valoir. Même si le capitalisme barbare de ses élites a ravagé son territoire à renfort de surexploitation et de déforestation, il conserve des beautés intactes et des lieux de loisirs encore à l’abri du tourisme de masse.

Avec son littoral qui a séduit les surfers du monde entier, en particulier le spot recherché de la plage d’El Tunco ; avec ses cascades d’eau chaude, dans le département d’Ahuachapán ; ou ses montagnes verdies à la saison humide et arides lorsque frappe la sécheresse, dans la partie nord (Chalatenango, Cabañas…), le Salvador est un pays à découvrir… mais avec prudence et, de préférence, avec des amis locaux, qui se feront un honneur de vous montrer les merveilles de leur pays.

Chutes d’eau d’Atiquizaya, dans l’ouest du Salvador
Vue des cascades d’Atiquizaya

Le Mexique

Grand comme quatre fois la France, le Mexique surabonde de diversité de climats, de reliefs, de végétations. Les cenotes de la péninsule du Yucatán, les merveilleux lacs de Montebello, aux confins du Chiapas et du Guatemala voisin, les plages pacifiques d’Oaxaca et notamment Mazunte ou la proche lagune aux crocodiles de Ventanilla, le désert de Sonora, tout au nord, ou encore la montagne d’Orizaba : le Mexique est un pays d’une inépuisable richesse naturelle, dont on n’a jamais fait le tour.

Coucher de soleil à Mazaunte (Oaxaca)

En cherchant sur le comparateur de vols Easyvols (https://www.easyvols.fr/), on peut trouver des allers-retours pour quelque 400€. Certains, même, particulièrement chanceux, nous ont rapporté avoir trouvé des billets à 100€ le vol…

La Bretagne

Moins exotique, peut-être, que les contrées lointaines de l’Amérique ou de l’Asie, la Bretagne abonde en beautés : ses côtes escarpées, depuis la Côte d’Émeraude à la Côte de Granit Rose, au nord ; ses étendues naturelles à demi sauvages, depuis les Monts d’Arrée, à l’ouest, aux confins du Finistère, des Côtes-d’Armor et du Morbihan, jusqu’à la forêt de Brocéliande à l’est ; ses eaux turquoises aux meilleurs jours de l’été, à Bréhat ou sur l’île de Batz, comme dans la baie du Morbihan… Sans compter ses nombreux parcs et jardins, beautés d’une nature apprivoisée, du jardin tropical Georges-Delaselle sur l’île de Batz au vaste Parc botanique de Haute-Bretagne à Fougères, en passant par l’éblouissant Jardin de Kerdalo, dans le Trégor, ceux du château de la Roche-Jagu, les jardins remarquables du château de Trévarez et ses collections de camélias et de rhododendrons, le Parc botanique de Cornouaille ou encore la roseraie et les merveilleux massifs de dahlias du parc du Thabor, à Rennes : les amateurs de jardins ont de quoi voir en Bretagne !

Vue de Bréhat

Le Maroc

Si le tourisme au Maroc est très largement orienté vers ses villes auréolées d’un prestige historique certain, sa nature, majestueuse et parfois austère, est pleine de surprises à découvrir. Nous avons ainsi parlé des gorges de Todra, dans le sud du pays, aux paysages rocheux spectaculaires, ainsi que des dunes de Merzouga, les plus hautes de pays, dans le sud-est du Maroc, non loin de la frontière algérienne.

Pour s’y rendre, il faut d’abord se rendre au Maroc en avion, bien entendu. À cette fin, pour trouver un vol au meilleur prix, il convient d’utiliser un comparateur de vols comme Easyvols. Si vous arrivez à Marrakech, comptez trois bonnes heures pour atteindre Ouarzazate, car une partie de la route est montagneuse. Ensuite, il faut environ 2h30 pour arriver aux gorges de Todra.

L’oued Todgha traversant les gorges
L’oued Todgha traversant les gorges de Todra

Le Guatemala

Pays fétiche des Voyageurs du Net, qui l’ont beaucoup parcouru, le Guatemala est un pays étonnamment divers malgré une surface plus ou moins équivalente à celle de l’Islande ou de la Bulgarie. Forêt primaire dans le Petén, cordillère volcanique transversale au cœur du pays, plages de sable fin et d’eaux turquoises sur la mer Caraïbe et plages de sable gris sur la façade pacifique, lacs spectaculaires… Mention spéciale aux piscines naturelles d’eau turquoise de Semuc Champey, souvenir impérissable pour tous ceux qui ont visité ce lieu.

Vue de Semuc Champey
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Le parc Jean-Jacques Rousseau d’Ermenonville http://www.voyageurs-du-net.com/parc-jean-jacques-rousseau-ermenonville http://www.voyageurs-du-net.com/parc-jean-jacques-rousseau-ermenonville#respond Wed, 22 Aug 2018 06:14:33 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=8593 Le parc Jean-Jacques Rousseau d’Ermenonville

Lieu pionnier en France en matière de jardins à l'anglaise, le domaine d'Ermenonville, sous l'impulsion du marquis de Girardin, demeure, en dépit des outrages du temps, un témoignage magnifique de l'esprit du XVIIIèmesiècle et, à plus forte raison, de son visionnaire concepteur. Certes, aujourd'hui, le nom de son créateur a été relégué derrière celui du philosophe et écrivain Jean-Jacques Rousseau qui passa là les dernières semaines de sa vie et y fut ensuite enterré. Ce lieu splendide, marqué par la pensée singulière du marquis, demeure aujourd'hui encore propice à la rêverie, à la douceur et à la méditation qu'il voulait encourager.

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Le parc Jean-Jacques Rousseau d’Ermenonville

Jean-Jacques Rousseau écrivit un jour : « Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins ». La chose est devenue aujourd’hui très commune, encouragée du reste par le capitalisme du tourisme et les compagnies aériennes à bas coût : un nombre sans cesse croissant de consommateurs de voyage préfèrent aller loin de chez consommer du dépaysement superficiel, plutôt que s’intéresser à leur patrimoine, leur culture. Combien de Parisiens, par exemple, connaissent le merveilleux Musée de la Magie et des Automates ? Combien sont allés visiter l’étonnant Musée des Vampires ? Combien ont eu la curiosité de lire sur l’histoire de Paris, de ses monuments et de ses rues, d’en explorer la région, ses forêts, ses parcs, ses châteaux ? Et combien, en rapport, sont-ils plus familiers de l’aéroport de Beauvais, d’Orly ou de Roissy ?

De l’étonnante Closerie Falbala, œuvre maîtresse de Jean Dubuffet (Périgny), à la pagode de Vincennes, en passant par la Villa Savoye de Le Corbusier (Poissy), le jardin zen de Rueil-Malmaison, le château de Fontainebleau (l’une des capitales de l’humanisme français et du maniérisme international) ou d’autres lieux historiques majeurs de la royauté (château royal de Vaux-le-Vicomte, cathédrale de Chartres), la région parisienne et le bassin versant de la Seine abondent en merveilles historiques comme en fantaisies étonnantes à découvrir, par exemple, lors d’un week-end insolite avec Smartbox. Autant de découvertes qu’un peu de curiosité et de volonté rendent accessibles en peu de temps depuis Paris et pour un plaisir plus délicat et moins moutonnier qu’accourir à Dublin pour la Saint-Patrick ou Munich pour l’Oktoberfest.

Penchons-nous sur l’un des lieux de la grande région parisienne (de fait, il est situé en Picardie…) : le parc Jean-Jacques Rousseau, à Ermenonville.

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Portant à présente le nom du célèbre auteur des Confessions et du Contrat social, le domaine d’Ermenonville fut la dernière résidence de Jean-Jacques Rousseau. Ci-dessus, la « cabane du philosophe », où ce dernier passa beaucoup de temps lors des dernières semaines de sa vie, en 1778, et qui fut détruite au XIXème siècle par l’un des héritiers du domaine. (Gravure d’Adolphe Jouanne datant de 1860. Source : Commons Wikimedia).

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C’est sur l’île des Peupliers que reposaient les cendres de Jean-Jacques Rousseau jusqu’à leur transfert en 1793 au Panthéon de Paris. La tombe étant vide, il s’agit d’un cénotaphe, entouré de quelques arbres. (Source : Parisette / Commons Wikimedia).

Histoire de l’un des premiers jardins à l’anglaise en France

Héritant en 1762 d’une importante fortune de son grand-père, le marquis René-Louis de Girardin rachète les parts des autres héritiers sur le domaine d’Ermenonville. Marqué, lors de ses voyages, par les jardins à l’anglaise, il décide de s’en inspirer et s’adjoint même, pour conseiller artistique, le prestigieux peintre d’architectures et de ruines Hubert Robert.

Un vaste chantier est alors lancé et 200 ouvriers anglais sont mobilisés à l’assèchement des marais et au gros œuvre, travaux qui nécessitent une dizaine d’années. Inspiré du jardin à l’anglaise, le parc d’Ermenonville est alors rehaussé d’une touche précoce de romantique, par des « ruines » artificielles et autres constructions dites « fabriques », dont le célèbre Monument à la Philosophie. Il marque une rupture avec le style classique et rationnel, celui du jardin à la française à la Le Nôtre, et marque en un sens le passage historique à une valorisation des forces de la nature, du goût des ruines et du tragique, annonçant le romantisme.

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Peinture de Hubert Robert (1733-1808) représentant le Temple de la Philosophie, dont il avait conçu les plans.

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Le Temple de la Philosophie moderne : son allure de ruine est délibérée, symbolisant l’idée que le savoir n’est jamais complet (source : Parisette/Commons Wikimedia).

Conçu par un amoureux de la peinture paysagère, le parc revendique délibérément le pittoresque et cherche aussi à exciter l’esprit à la philosophie comme à la poésie. Pour son époque et pour sa classe, le marquis de Girardin professe des idées qui sont fort peu communes et vont bien au-delà du seul paysagisme, pour embrasser la politique, l’économie, le social, prônant notamment une réforme agraire et une réorganisation sociale marquées par une préoccupation égalitaire et une lutte contre la misère en milieu rural, notamment par la mise en commun des terres villageoises.

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Gravure de Mérigot fils, représentant la Brasserie, issue de la transformation des ruines d’un moulin (vers 1783).

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Le pont de la Brasserie (source : Commons Wikimedia).

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Cette autre gravure de Mérigot fils représente le Temple rustique, sur un promontoire qui reste aujourd’hui encore visible.

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Une vue de l’étang ; à droite, l’île des Peupliers ; au fond, le château (source : Commons Wikimedia).

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Le gouffre, petit étang au sud de la prairie arcadienne (source : P. Poschadel/Commons Wikimedia).

Croyant que le contact avec la nature peut améliorer l’homme, les ravages que subit son domaine lors de la Révolution française le conduit, déçu, à l’abandon de ce projet en 1800.

D’héritage en héritage, les fonds insuffisants pour l’entretien des lieux, la dégradation par négligence ou la destruction pure et simple de diverses fabriques (dont la « cabane » où Jean-Jacques Rousseau avait vécu et travaillé lors du séjour à Ermenonville où il finit sa vie en 1778) conduisent à une succession de mises en vente, les ambitions restauratrices de certains acquéreurs étant empêchées par le caractère onéreux de l’entreprise.

L’Institut de France acquiert une partie du domaine, le « Désert », en 1912 et en demeure, à ce jour encore, propriétaire. Le rachat en 1932 par le capitaliste italien Ettore Bugatti cause le démembrement du domaine et la mise en vente du patrimoine mobilier et des collections ayant appartenu au marquis de Girardin et à Jean-Jacques Rousseau. Le domaine continue à se dégrader, les coûts de restauration étant trop exorbitants ; ce n’est que dans les années 1980 que le Conseil général de l’Oise acquiert le domaine, engageant d’importantes restauration à partir de la décennie suivante.

Depuis le décès de son fondateur, quelque 27 fabriques auraient été détruites ; d’autres constructions firent leur apparition sur le domaine d’Ermenonville par la suite, notamment le château d’eau de style gothique ou le kiosque de Belle Gabrielle, dues aux propriétaires successifs.

Aujourd’hui, la visite du parc Jean-Jacques-Rousseau permet de réaliser diverses activités ou découvrir les animations organisées : promenades contées, ateliers pour enfants, ateliers d’écriture, art contemporain et est accessible à des publics de tous âges pour un tarif très raisonnable (voir plus bas).

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Vue du château d’Ermenonville (source : Commons Wikimedia).

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Château d’eau de style néogothique, érigé à la fin du XIXème.

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Gravure de Mérigot fils, représentant l’obélisque, l’un des fabriques à présent disparues (vers 1783).

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La grotte des Naïades (source : P Charpiat, Commons Wikimedia).

Informations pratiques


  • Ouverture : Du 1/04 au 30/09 : tous les jours, de 10 à 19h. Du 1/10 au 31/03 : tous les jours de 11 à 17h30. Fermé le 1er et le 11 novembre, le 25 décembre et le 1er janvier.


  • Tarifs : Plein tarif : 5 €. Tarif réduit : 3 € (étudiants, militaires, anciens, chômeurs). Gratuit pour les mineurs et les personnes handicapées.


  • Comment s'y rendre : En voiture, depuis Paris : sortie n°7 sur l’A1, puis N330, direction Ermenonville, centre. En train, depuis Paris : Gare du Nord-Plessis-Belleville, gare située à 7 km du parc. Depuis Lille, en voiture : sorte sortie n°8 de l’A1, puis N330, direction Ermenonville, centre.


  • Contact : Renseignement et réservation : info[at]parc-rousseau.fr.


  • Site internet : Parc Jean-Jacques Rousseau


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Le camping, ou les joies conviviales de la simplicité http://www.voyageurs-du-net.com/camping http://www.voyageurs-du-net.com/camping#respond Tue, 10 Jul 2018 06:26:09 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9798 Le camping, ou les joies conviviales de la simplicité

Le camping a été le théâtre de tous les étés de mon enfance, ce dont je garde de nombreux souvenirs. Moqué et caricaturé comme le sont les loisirs des classes populaires depuis un peu plus de trente ans, c'est un monde que je revendique et qui me rappelle de touchants souvenirs et une simplicité sans prétention éloignée de la compulsion de voyages vers les lointains devenue si banale aujourd'hui.

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Le camping, ou les joies conviviales de la simplicité

Je me souviens d’une conversation avec une amie bourgeoise, il y a quelques années. Âgée de presque 30 ans, elle ne connaissait pas Les Bronzés, jusqu’à ce que, quelques jours ou semaines plus tôt, elle eut vu la comédie. À aucun moment, me dit-elle, elle n’a ri. Sans doute cet humour, trop populaire, cet univers plus familier au prolétariat qu’aux bourgeois, lui était-il à ce point étranger qu’il lui a paru dégoûtant ou « vulgaire », selon ses mots. Ses mots étaient socialement situés : elle parlait depuis quelque part, depuis l’aplomb de la classe bourgeoise qui affirme, qui n’a pas de complexe, qui sait ce qui est beau, ce qui est juste, la classe sur-représentée à l’Assemblée nationale et dans les médias, celle qui dicte la marche du bon goût, de l’étiquette et des valeurs : la classe moyenne supérieure, éduquée, urbaine, mondialisée, libérale. Celle qui ne souffre pas des aléas administratifs et des lois iniques. Celle des bien-au-chaud, dans leurs convictions, dans leur liberté de mouvement et d’entreprise. Celle qui se gausse des « beaufs » que dépeignent Les Bronzés ou Camping en croyant y voir la vérité des classes populaires en vacances, quand celles-ci n’y voient que la caricature joyeusement paillarde d’un monde familier.

Pour moi, ce n’était pas une révélation que l’opinion hautaine et sûre de mon amie. Mais, en miroir, ceci me renvoyait à l’entre-deux identitaire qui me constitue : à la fois familier de l’humour populaire et du monde du camping, riche de nombreux souvenirs ensoleillés des étés de mon enfance, mais à la fois passionné de littérature et d’art et plus diplômé que la majorité de ceux avec qui je suis allé à l’école, enfant. Ni bourgeois par les valeurs et moins encore par les ressources, ni prolétaire par le quotidien ou les goûts. Mais je n’ai jamais pu trahir ni moquer, ni devenir étranger à la classe populaire, le prolétariat dont je suis issu.

Pourquoi ces propos ? Parce que si, sur VDN, j’ai souvent moqué et dénoncé les « voyageurs de l’authentique », ceux qui pensent n’être pas des « touristes beaufs », c’est aussi que je trouve plus de valeur au populo des campings de mon enfance qu’aux arrogants et égoïstes petits bourgeois « de gauche » qui « font le Vietnam » et « font la Bolivie » et se croient plus ouverts sur le monde.

Où les uns vont passer un week-end, deux ou trois semaines de leurs congés à Prague ou Amsterdam, en Islande, au Pérou ou au Cambodge, sac au dos, et se croient d’authentiques individus quand ils ne font qu’y voir et y faire ce que tout le monde y voit et fait, les estivants en vacances dans un camping sont bien moins prétentieux – et, accessoirement, moins polluants. Je me souviens de vacances en Vendée, en Charente-Maritime, en Dordogne ou en Aveyron, des allègres tablées, des barbecues ou bien des sorties qui s’improvisaient avec des voisins inconnus quelques jours auparavant. Je me souviens de cette chaleur humaine qui s’organisait dans ces alignements de caravanes et de tentes, des apéros entre adultes et des tournois de pétanque, où l’ouverture sur le monde tant vantée par les « voyageurs de l’authentique » commençait sitôt que s’ouvrait la tente ou la caravane ou bien dans les sanitaires communs où nous faisions la vaisselle et où spontanément tout le monde se parlait. C’est que, pour quelques semaines, l’espace ouvert, commun, provoquait des rencontres qui, heureuses ou pas, sont le propre de la vie en collectivité. Au monde bourgeois des resorts et de l’hôtel, organisé autour de l’égoïsme du client qui exige une privacité aussi obtuse que celle du monde froid de son quotidien, s’oppose ce monde joyeux, parfois paillard, souvent rabelaisien et relâché du camping. Au monde homogène, compartimenté et douillet des uns, s’oppose le monde hétérogène et parfois foutraque des autres. Bien sûr, il y avait au camping ceux qui ne voulaient causer avec personne, ceux qui n’étaient là que parce que c’est moins cher ou simplement commode. Mais c’était aussi, et c’est ce dont je me souviens avec le plus d’intensité, l’occasion de rencontrer cette différence qui fascine tant les passionnés du lointain. Et c’est souvent, dans le rire et la convivialité que, en se jouant des clichés sur telle région, tel accent ou telle origine étrangère, se nouait une amitié.

Le camping me reste à l’esprit comme une école d’humanité, de convivialité populaire, de tolérance et d’acceptation d’autrui, quand il faut passer quelques jours ou quelques semaines dans le voisinage de personnes que l’on n’a pas plus choisi que ses voisins de quartier. C’est-à-dire qu’on y apprend les limites, certes, plus relâchées que dans le contexte de la vie ordinaire, mais plus contraintes que dans le choix individualiste du voyageur-consommateur sac au dos.

Je n’affirme pas pour autant qu’il y existerait une sainteté des classes populaires et des prolétaires. La poussée du low cost leur a rendu accessible des pratiques imbéciles jusqu’alors réservées aux seuls bourgeois. Mais je garde au cœur le souvenir d’un univers gai et chamarré, sans prétention, dont les modestes ambitions – se reposer, profiter du beau temps, découvrir l’histoire de son pays par des visites touristiques – étaient sans égales avec la commune crétinerie touristique mondialisée dont les classes moyennes sont devenues si friandes.

Hormis quelques nuitées en Dordogne et en Bretagne en 2015, je n’ai quasiment plus connu le camping depuis mon enfance et peut-être cet univers a-t-il beaucoup changé. Mais je garde, de mes derniers souvenirs de camping lors de festivals (le Hellfest en 2010 et 2011, le Sziget en 2011, le Boom Festival en 2012) ou d’ascensions de volcans (Santa María en 2012, Santiaguito en 2013), le souvenir d’un inconfort qui, à sa façon, participait de la beauté de l’expérience. Évidemment, il ne s’agit plus là de la même conception du camping, mais c’est peut-être l’idée d’un dépouillement, d’un minimalisme même temporaire et où l’expérience ne s’en trouve que plus belle, qui me reste à l’esprit. Comme si le bonheur n’était que plus vrai dans un certain dénuement. Comme si : peut-être est-ce l’esprit même du camping en général : faire comme si on n’avait pas grand-chose et réaliser que, peut-être, ce ne serait pas plus mal. En fin de compte, par certains de ses aspects, le camping a quelque chose d’une expérience de décroissance en raccourci. Peut-être est-ce l’idée que j’en conserve, passablement mythifiée, transformée par le souvenir.

 

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Sept endroits insolites à découvrir en bateau http://www.voyageurs-du-net.com/sept-endroits-insolites-bateau http://www.voyageurs-du-net.com/sept-endroits-insolites-bateau#respond Fri, 25 May 2018 05:44:43 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9859 Sept endroits insolites à découvrir en bateau

Merveilles naturelles, lieux intrigants à la frontière du fantastique, notre planète recèle une multitude de lieux insoupçonnés souvent méconnus du grand public qui pourraient bien changer définitivement votre perspective sur le monde. On a sélectionné sept lieux inédits incontournables, accessibles principalement en bateau, qui pourraient bien vous donner la bougeotte !

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Sept endroits insolites à découvrir en bateau

Le Grand Trou bleu (Bélize)

Âmes sensibles s’abstenir, ce trou noir océanique a de quoi donner le vertige ! Situé au large du Belize en Amérique Centrale, à environ 80 km du continent, c’est l’un des endroits les plus fascinants du monde. Avec un diamètre de plus de 300 mètres et une profondeur de 124 mètres, cet ovni marin est le rêve des amateurs de plongée. Apparu à la période glaciaire sous la forme de grotte calcaire, le trou noir rendu célèbre par Jacques-Yves Cousteau est devenu le gouffre que l’on peut voir aujourd’hui lorsque le niveau de l’océan s’est élevé et que la grotte s’est peu à peu effondrée. Et ce n’est pas tout ! Les études sur le sujet pourraient bien aider les scientifiques à comprendre le déclin de la civilisation maya !

L’archipel du Svalbard (Norvège)

Également connu sous le nom de Spitzberg, son île principale, l’archipel dont le nom signifie « côtes froides » en français est l’une des terres les plus septentrionales, située à mi-chemin entre la Norvège continentale et le pôle nord, sur la trajectoire de nombreux navires de croisière. En plus d’être un endroit éblouissant du fait de ses aurores boréales visibles pendant les mois d’hiver, ses ours blancs et ses manchots, c’est aussi là que se trouve la réserve mondiale de semences où un million de graines provenant des quatre coins du globe ont été stockées. Véritable Arche de Noé végétale ou « chambre forte du jugement dernier » comme elle est parfois nommée, cette réserve pourrait sauver l’humanité en cas de catastrophes naturelles, guerres ou autres surprises que nous réserve potentiellement l’avenir.

Les Îles Galápagos (Équateur)

Niché dans l’océan Pacifique, l’archipel des Galápagos, qui a inspiré à Darwin sa fameuse théorie de l’évolution par sélection naturelle après sa visite en 1835, est un ensemble de terres isolées encore préservées où les animaux n’ont pas intégré la peur de l’humain, n’ayant eu que peu d’interaction avec lui dans le passé. Cette réserve marine unique au monde est le royaume des fous à pieds bleus, tortues géantes, iguanes terrestres et de plantes et insectes présents à peu près nulle part ailleurs. Cet écosystème inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco est parmi les plus riches au monde et vous donnera à tous les coups l’impression de vous trouver sur une autre planète !

Les Cathédrales de marbre (Chili)

C’est sur le lac General Carrera au Chili, à la frontière de l’Argentine que se trouve cet amas de carbonate de calcium datant du Paléozoïque dans lequel les eaux glaciaires du lac ont sculpté les Cathédrales de marbre, groupe de grottes impressionnantes, au fil de millions d’années. Visitable uniquement à bord de petites embarcations depuis Puerto Río Tranquilo, le port le plus proche, ce paysage préservé, installé dans une eau bleu cristal, est un spectacle surréaliste pour les yeux. Les célèbres cathédrales (ou Catedrales de mármol) méritent bien leur nom. En effet, ce monument naturel complexe hors du commun n’est pas sans rappeler les voûtes et arcs minutieusement conçus des édifices religieux.

La rivière aux cinq couleurs (Colombie)

Situé dans la Sierra de la Macarena, le Caño Cristales; (ou ruisseau de cristaux) en Colombie est souvent considéré comme étant la plus belle rivière du monde. De septembre à novembre, l’eau se pare de tons rouge, vert et jaune, en passant par le bleu et le violet, créées par la présence de plantes endémiques et de sédiments – un vrai voyage au paradis ! Le reste de l’année, la rivière est des plus banales alors assurez-vous de choisir la bonne période pour vous y rendre !

L’île aux chats (Japon)

Sur Aoshima, les chats sauvages règnent. Dans cet ancien village de pêcheurs, la population de chats a drastiquement augmenté ces dernières années notamment à cause de l’absence de prédateurs. Ici, on a rapidement l’impression de se retrouver dans un film de Wes Anderson mais version chat. Les félins sont présents sur l’île depuis le dix-huitième siècle et furent introduits à l’origine pour chasser les souris qui nuisaient au matériel de pêche. Aujourd’hui, ils sont six fois plus nombreux que les humains et attirent chaque année un nombre toujours plus important de cat-lovers au Japon.

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Les cascades de sang (Antarctique)

Dignes d’un film l’horreur, les cascades couleur sang du glacier Taylor, situé dans les vallées sèches de McMurdo en terre Victoria ne sont plus un mystère pour les scientifiques qui étudient le phénomène depuis maintenant plusieurs années et des échantillons ont récemment montré qu’il s’agissait en réalité de sources riches en fer provenant d’un lac souterrain d’eau salée piégé à l’intérieur du glacier, entrant en contact avec l’oxygène. Si vous avez la chance de voyager en Antarctique, cette curiosité est un must-see !

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Christine Sagnier : « L’Inde est le pays où nous autres, Occidentaux, perdons nos repères » http://www.voyageurs-du-net.com/inde-perte-reperes http://www.voyageurs-du-net.com/inde-perte-reperes#respond Tue, 22 May 2018 17:10:28 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9841 Christine Sagnier : « L’Inde est le pays où nous autres, Occidentaux, perdons nos repères »

En avril, paraissait, aux éditions Zinedi, La lettre de réclamation, de Christine Sagnier. Dans ce roman drolatique, un retraité pantouflard, bousculé par sa récente séparation avec sa femme, qui l'a quitté pour plus jeune que lui, décide de bouleverser ses habitudes, à rebours aussi de l'idée qu'ont de lui ses enfants... et s'envole pour l'Inde. Secoué par le chaos de sensations et le désordre constitutif du pays, lui qui n'a jamais voyagé, a tôt fait de réaliser la tromperie du guide touristique acheté pour s'orienter dans ses pérégrinations. De mésaventure en mésaventure, il découvre tout ce que l'Inde compte de plus calamiteux, autant de déconvenues en fin de compte heureuses, qui l'arrachent à sa zone de confort. Nous avons voulu poser quelques questions à l'auteure au sujet de son livre, bien sûr, mais aussi de l'Inde, du voyage et du tourisme.

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Christine Sagnier : « L’Inde est le pays où nous autres, Occidentaux, perdons nos repères »

La « lettre de  réclamation » du titre est celle qu’adresse à l’éditeur d’un guide touristique, un touriste qui le considère trompeur et mensonger. Dans quelle mesure l’industrie touristique vous semble-t-elle reposer sur du mensonge ?


Selon moi, en matière de voyage, l’industrie du tourisme se divise en deux grandes catégories, la première spécialisée dans le « voyage organisé », la seconde se consacrant à la formule « routarde ». Les deux se rejoignent pour promettre la découverte d’une destination, voire une exploration qui permettra d’en connaître tous les secrets. Ces deux catégories se prévalent de la présence à leurs côtés de collaborateurs chevronnés — des experts — capables de sélectionner le meilleur d’un pays, de sorte que le voyageur ne ratera aucun site, aucune animation culturelle incontournable.

Si la première catégorie met l’accent sur le voyage en toute sérénité et la seconde sur l’aventure, toutes deux vantent leur sensibilité à l’éthique du voyage et à l’environnement. Au final, adeptes du sac à dos, de la valise à roulette ou de la malle Vuitton se voient offrir les mêmes prestations : visites express du pays se traduisant le jour par une course à la montre pour se rendre de haut-lieu touristique en haut-lieu touristique et, le soir, par un repos bien mérité dans une pension ou un hôtel étoilé, véritables bulles de sérénité où cultiver l’entre-soi devant un verre de bière ou de vin. On pourrait dire que l’industrie du tourisme propose soit un folklore clef en main, soit un folklore en kit, la grande laissée-pour-compte de ces programmes étant la population.

Pourtant, comment prétendre connaître un tant soit peu un pays, si l’on ne côtoie pas ses habitants et que l’on ne tente pas de comprendre leurs préoccupations ? D’ailleurs, dans mon roman la réponse finale de l’éditeur du guide au voyageur traduit un grand mépris pour la population, lui qui écrit : « En vous lisant on se dit très vite, s’il n’aime ni la misère, ni la saleté, qu’il reste dans son pavillon breton. » Quelle bêtise et quel cynisme ! Qui aime la misère et la saleté ? Ni le touriste, à moins qu’il ait l’âme d’un voyeur, ni la personne contrainte de vivre dans la saleté et la pauvreté. En fait, cette fin m’a été soufflée par la réponse d’un éditeur suite à la lecture, express elle aussi j’imagine, de mon manuscrit…

Pour moi, le voyage, c’est avant tout la rencontre, laquelle ne peut avoir lieu que si l’on prend le temps, quitte à ne visiter qu’une tout petite portion du pays, et les plus beaux moments, ceux dont on garde un souvenir indéfectible, sont souvent les plus inattendus.

Au-delà (ou en deçà) des libertés qu’autorise la fiction, votre roman semble devoir son existence à un séjour en Inde. Quelle expérience avez-vous de l’Inde?


Une expérience forte. Au point de ressentir, le besoin, l’envie, d’écrire ce roman. Avant de partir, pour préparer mon voyage en quelque sorte, j’ai débuté la lecture du roman de Pascal Bruckner, Parias. J’avoue avoir été frappée par la crudité du texte, tant dans les émotions que les descriptions. Mais il s’agit là d’un roman et j’avais mis cette forme d’outrance sur le compte de la fiction. Et puis, je suis partie, en famille, un mois, après avoir longuement réfléchi à notre itinéraire, car le voyage pour moi commence bien avant le départ par de nombreuses lectures diverses et variées. Et puis, patatras, le roman de Bruckner n’était plus seulement une fiction : bruits, goûts, odeurs, couleurs, là-bas tout chahute les sens…

Lorsque l’on débarque de l’avion, une autre planète s’offre à nous, du moins à ceux qui se décident à poursuivre le voyage, car certains sont prompts à faire demi-tour. Pour moi, l’Inde est le pays où nous autres, Occidentaux, perdons nos repères. Tout se bouscule, tout nous bouscule et, particulièrement, au cœur des villes tentaculaires : la foule, la circulation, le chacun-pour-soi, la tension palpable dans le bus, dans le train, sur le trottoir, partout. Et puis, il y a la misère extrême qui côtoie la richesse, une cahute en taule au pied du Marriott à Bombay… Évidemment, se pose aussi la question de la place des hommes et des femmes dans la société indienne, la notion de castes également, qui m’est particulièrement insaisissable. Au cours de mon voyage, j’ai croisé un touriste adolescent vitupérant contre ses parents en pleine rue, deux femmes occidentales terrées dans une pension, qui se faisaient apporter leurs repas dans leur chambre…

Alors que le tourisme promet un dépaysement qui, fondamentalement, reste superficiel, de l’ordre du folklore et de l’émerveillement programmé, l’Inde apparaît dans votre roman comme un monde si bouillonnant qu’elle semble impossible à contenir dans les sages rets d’un circuit touristique. Pourquoi ?

Sauf à demeurer derrière les vitres d’un bus climatisé ou d’une voiture avec chauffeur, le voyageur sera inévitablement confronté aux contrastes de l’Inde et à ses propres émotions. Et si dans certains pays, il peut très bien tracer sa route en restant à distance de la population, en Inde, cela sera impossible, car il n’évitera pas les regards qui se poseront sur lui, des regards appuyés qui lui sembleront intrusifs.
En Inde, on n’échappe ni au désordre ni à la vie qui bouillonne. L’Inde électrise…

Votre personnage, qui vit en France dans un environnement douillet, trouve en Inde un univers qui est tout l’inverse du nôtre : l’anomie règne, un chaos où les sens sont perpétuellement assaillis et où le risque inconsidéré (chauffeurs de taxi, de bus…) est le lot commun. « L’Inde (…) provoque un éclatement des neurones, un véritable Big Bang intérieur », écrivez-vous. Le syndrome indien est connu, qui atteste combien ce pays travaille et altère les nerfs. Qu’est-ce que ce « Big Bang intérieur »?


On associe souvent, et abusivement, le Big Bang à une explosion. Voilà ce qui arrive exactement à mon personnage, Jean Guézennec : toutes les émotions qu’il avait contenues durant plus d’un demi-siècle — le bonhomme vient d’être poussé à la retraite — se trouvent violemment chahutées. Ce concentré d’émotions refoulées se met en mouvement et va provoquer chez lui une lame de fond intérieur. L’homme ,sans grande fantaisie, raide et conformiste qu’il est subit de plein fouet le choc culturel. Effroi, sentiment de persécution, régression, exaltation, désespoir, désir de communion avec l’univers… Mother India ne lui épargne rien. Mais comme un adolescent, Jean Guézennec va se transformer au cours de ce périple et se libérer d’une sorte de « faux-self ». Est-ce cette fragilité qui lui a dicté d’aller en Inde, ou bien l’Inde qui a jeté son dévolu sur lui ? En tout cas, il sort grandi de ce voyage.

Informations pratiques

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Voyager ou vivre en camping-car : un mode de vie ? http://www.voyageurs-du-net.com/voyager-ou-vivre-en-camping-car-un-mode-de-vie http://www.voyageurs-du-net.com/voyager-ou-vivre-en-camping-car-un-mode-de-vie#respond Sat, 21 Apr 2018 13:39:06 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9825 Voyager ou vivre en camping-car : un mode de vie ?

Véhicule et maison à la fois, le camping-car est une solution appréciée de nombreux voyageurs, que ce soit pour quelques semaines de vacances itinérantes ou pour un projet de vie en itinérance.

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Voyager ou vivre en camping-car : un mode de vie ?

Qu’il s’agisse des tiny houses roulantes ou des camping-cars plus traditionnels et dont la gamme est très étendue, la « maison sur roues » offre l’agrément de disposer de son temps et de ses mouvements avec une grande tranquillité d’esprit. Si, bien sûr, l’option la plus courante est celle d’un véhicule dont l’usage est réduit à quelques semaines par an, certains, curieux de découvrir le vaste monde et guère décidés à continuer à payer une maison qu’ils n’occupent pas (ou plus, dans le cas de certains retraités), optent pour l’achat d’un camping-car pour en faire un véritable mode de vie.

Si les frais d’essence sont évidemment plus importants que ceux d’une voiture, un voyage court de quelques semaines de vacances est vraisemblablement moins onéreux, permettant d’économiser les nuitées d’hôtel et autres restaurants. En revanche, pour ceux qui investissent dans un camping-car en tant que lieu de vie itinérant et donc alternatif à la maison, ce mode de vie peut s’avérer plus économe.

Pour ceux qui envisagent l’acquisition d’un camping-car comme lieu de vie ou pour un long voyage, il peut valoir la peine de tester d’abord ce mode de vie, l’espace de quelques semaines. Dans ce cas, il peut être très éclairant de louer un camping-car avec Evasia. Avant de vouloir rallier Paris au Cap, faire l’essai durant quelques jours ou quelques semaines, en France, donnera une idée plus nette de l’intérêt et des contraintes d’un tel mode de vie, réservé, s’il est un choix de vie et de mode de résidence, le plus souvent aux retraités ou aux travailleurs indépendants et itinérants. Pour ceux qui, en revanche, y voient une option pour des voyages ponctuels, la location est clairement la meilleure des deux options : pourquoi payer un véhicule dont on n’a l’usage que quelques semaines par an?

C’est ce qu’ont fait, par exemple, durant quelques semaines de vacances, Sylvie et Albert, deux baroudeurs qui racontent sur Travelblog.org leur voyage en Amérique du Sud : « Étant donné l’étendue du pays on a bien dû se rendre à l’évidence, il serait impossible de tout voir. Compte tenu des conditions climatiques et des intérêts de tout le monde on a vite opté pour partir à la découverte de la Patagonie ! Et comme moyen de transport, rien moins qu’un camping-car : en pleine saison touristique, celui-ci allait nous offrir un maximum de flexibilité tout en restant abordable pour notre budget routard ! Après moult recherches sur le web et sur place une fois en Argentine, nous n’avons pu dégoter qu’une seule option : un modèle 4 places, mais l’agence nous offrait l’équipement de camping pour 2 personnes moins chanceuses… Sans aucune autre alternative, c’est tout guillerets que l’on signe le contrat de location » (lire « La Patagonie en camping-car »).

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