Voyageurs du Net http://www.voyageurs-du-net.com La communauté des bloggeurs qui voyagent Sat, 27 Oct 2018 16:14:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.0 Le parc Jean-Jacques Rousseau d’Ermenonville http://www.voyageurs-du-net.com/parc-jean-jacques-rousseau-ermenonville http://www.voyageurs-du-net.com/parc-jean-jacques-rousseau-ermenonville#respond Wed, 22 Aug 2018 06:14:33 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=8593 Le parc Jean-Jacques Rousseau d’Ermenonville

Lieu pionnier en France en matière de jardins à l'anglaise, le domaine d'Ermenonville, sous l'impulsion du marquis de Girardin, demeure, en dépit des outrages du temps, un témoignage magnifique de l'esprit du XVIIIèmesiècle et, à plus forte raison, de son visionnaire concepteur. Certes, aujourd'hui, le nom de son créateur a été relégué derrière celui du philosophe et écrivain Jean-Jacques Rousseau qui passa là les dernières semaines de sa vie et y fut ensuite enterré. Ce lieu splendide, marqué par la pensée singulière du marquis, demeure aujourd'hui encore propice à la rêverie, à la douceur et à la méditation qu'il voulait encourager.

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Le parc Jean-Jacques Rousseau d’Ermenonville

Jean-Jacques Rousseau écrivit un jour : « Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins ». La chose est devenue aujourd’hui très commune, encouragée du reste par le capitalisme du tourisme et les compagnies aériennes à bas coût : un nombre sans cesse croissant de consommateurs de voyage préfèrent aller loin de chez consommer du dépaysement superficiel, plutôt que s’intéresser à leur patrimoine, leur culture. Combien de Parisiens, par exemple, connaissent le merveilleux Musée de la Magie et des Automates ? Combien sont allés visiter l’étonnant Musée des Vampires ? Combien ont eu la curiosité de lire sur l’histoire de Paris, de ses monuments et de ses rues, d’en explorer la région, ses forêts, ses parcs, ses châteaux ? Et combien, en rapport, sont-ils plus familiers de l’aéroport de Beauvais, d’Orly ou de Roissy ?

De l’étonnante Closerie Falbala, œuvre maîtresse de Jean Dubuffet (Périgny), à la pagode de Vincennes, en passant par la Villa Savoye de Le Corbusier (Poissy), le jardin zen de Rueil-Malmaison, le château de Fontainebleau (l’une des capitales de l’humanisme français et du maniérisme international) ou d’autres lieux historiques majeurs de la royauté (château royal de Vaux-le-Vicomte, cathédrale de Chartres), la région parisienne et le bassin versant de la Seine abondent en merveilles historiques comme en fantaisies étonnantes à découvrir, par exemple, lors d’un week-end insolite avec Smartbox. Autant de découvertes qu’un peu de curiosité et de volonté rendent accessibles en peu de temps depuis Paris et pour un plaisir plus délicat et moins moutonnier qu’accourir à Dublin pour la Saint-Patrick ou Munich pour l’Oktoberfest.

Penchons-nous sur l’un des lieux de la grande région parisienne (de fait, il est situé en Picardie…) : le parc Jean-Jacques Rousseau, à Ermenonville.

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Portant à présente le nom du célèbre auteur des Confessions et du Contrat social, le domaine d’Ermenonville fut la dernière résidence de Jean-Jacques Rousseau. Ci-dessus, la « cabane du philosophe », où ce dernier passa beaucoup de temps lors des dernières semaines de sa vie, en 1778, et qui fut détruite au XIXème siècle par l’un des héritiers du domaine. (Gravure d’Adolphe Jouanne datant de 1860. Source : Commons Wikimedia).

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C’est sur l’île des Peupliers que reposaient les cendres de Jean-Jacques Rousseau jusqu’à leur transfert en 1793 au Panthéon de Paris. La tombe étant vide, il s’agit d’un cénotaphe, entouré de quelques arbres. (Source : Parisette / Commons Wikimedia).

Histoire de l’un des premiers jardins à l’anglaise en France

Héritant en 1762 d’une importante fortune de son grand-père, le marquis René-Louis de Girardin rachète les parts des autres héritiers sur le domaine d’Ermenonville. Marqué, lors de ses voyages, par les jardins à l’anglaise, il décide de s’en inspirer et s’adjoint même, pour conseiller artistique, le prestigieux peintre d’architectures et de ruines Hubert Robert.

Un vaste chantier est alors lancé et 200 ouvriers anglais sont mobilisés à l’assèchement des marais et au gros œuvre, travaux qui nécessitent une dizaine d’années. Inspiré du jardin à l’anglaise, le parc d’Ermenonville est alors rehaussé d’une touche précoce de romantique, par des « ruines » artificielles et autres constructions dites « fabriques », dont le célèbre Monument à la Philosophie. Il marque une rupture avec le style classique et rationnel, celui du jardin à la française à la Le Nôtre, et marque en un sens le passage historique à une valorisation des forces de la nature, du goût des ruines et du tragique, annonçant le romantisme.

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Peinture de Hubert Robert (1733-1808) représentant le Temple de la Philosophie, dont il avait conçu les plans.

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Le Temple de la Philosophie moderne : son allure de ruine est délibérée, symbolisant l’idée que le savoir n’est jamais complet (source : Parisette/Commons Wikimedia).

Conçu par un amoureux de la peinture paysagère, le parc revendique délibérément le pittoresque et cherche aussi à exciter l’esprit à la philosophie comme à la poésie. Pour son époque et pour sa classe, le marquis de Girardin professe des idées qui sont fort peu communes et vont bien au-delà du seul paysagisme, pour embrasser la politique, l’économie, le social, prônant notamment une réforme agraire et une réorganisation sociale marquées par une préoccupation égalitaire et une lutte contre la misère en milieu rural, notamment par la mise en commun des terres villageoises.

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Gravure de Mérigot fils, représentant la Brasserie, issue de la transformation des ruines d’un moulin (vers 1783).

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Le pont de la Brasserie (source : Commons Wikimedia).

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Cette autre gravure de Mérigot fils représente le Temple rustique, sur un promontoire qui reste aujourd’hui encore visible.

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Une vue de l’étang ; à droite, l’île des Peupliers ; au fond, le château (source : Commons Wikimedia).

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Le gouffre, petit étang au sud de la prairie arcadienne (source : P. Poschadel/Commons Wikimedia).

Croyant que le contact avec la nature peut améliorer l’homme, les ravages que subit son domaine lors de la Révolution française le conduit, déçu, à l’abandon de ce projet en 1800.

D’héritage en héritage, les fonds insuffisants pour l’entretien des lieux, la dégradation par négligence ou la destruction pure et simple de diverses fabriques (dont la « cabane » où Jean-Jacques Rousseau avait vécu et travaillé lors du séjour à Ermenonville où il finit sa vie en 1778) conduisent à une succession de mises en vente, les ambitions restauratrices de certains acquéreurs étant empêchées par le caractère onéreux de l’entreprise.

L’Institut de France acquiert une partie du domaine, le « Désert », en 1912 et en demeure, à ce jour encore, propriétaire. Le rachat en 1932 par le capitaliste italien Ettore Bugatti cause le démembrement du domaine et la mise en vente du patrimoine mobilier et des collections ayant appartenu au marquis de Girardin et à Jean-Jacques Rousseau. Le domaine continue à se dégrader, les coûts de restauration étant trop exorbitants ; ce n’est que dans les années 1980 que le Conseil général de l’Oise acquiert le domaine, engageant d’importantes restauration à partir de la décennie suivante.

Depuis le décès de son fondateur, quelque 27 fabriques auraient été détruites ; d’autres constructions firent leur apparition sur le domaine d’Ermenonville par la suite, notamment le château d’eau de style gothique ou le kiosque de Belle Gabrielle, dues aux propriétaires successifs.

Aujourd’hui, la visite du parc Jean-Jacques-Rousseau permet de réaliser diverses activités ou découvrir les animations organisées : promenades contées, ateliers pour enfants, ateliers d’écriture, art contemporain et est accessible à des publics de tous âges pour un tarif très raisonnable (voir plus bas).

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Vue du château d’Ermenonville (source : Commons Wikimedia).

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Château d’eau de style néogothique, érigé à la fin du XIXème.

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Gravure de Mérigot fils, représentant l’obélisque, l’un des fabriques à présent disparues (vers 1783).

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La grotte des Naïades (source : P Charpiat, Commons Wikimedia).

Informations pratiques

  • Ouverture : Du 1/04 au 30/09 : tous les jours, de 10 à 19h. Du 1/10 au 31/03 : tous les jours de 11 à 17h30. Fermé le 1er et le 11 novembre, le 25 décembre et le 1er janvier.

  • Tarifs : Plein tarif : 5 €. Tarif réduit : 3 € (étudiants, militaires, anciens, chômeurs). Gratuit pour les mineurs et les personnes handicapées.

  • Comment s'y rendre : En voiture, depuis Paris : sortie n°7 sur l’A1, puis N330, direction Ermenonville, centre. En train, depuis Paris : Gare du Nord-Plessis-Belleville, gare située à 7 km du parc. Depuis Lille, en voiture : sorte sortie n°8 de l’A1, puis N330, direction Ermenonville, centre.

  • Contact : Renseignement et réservation : info[at]parc-rousseau.fr.

  • Site internet : Parc Jean-Jacques Rousseau

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Le camping, ou les joies conviviales de la simplicité http://www.voyageurs-du-net.com/camping http://www.voyageurs-du-net.com/camping#respond Tue, 10 Jul 2018 06:26:09 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9798 Le camping, ou les joies conviviales de la simplicité

Le camping a été le théâtre de tous les étés de mon enfance, ce dont je garde de nombreux souvenirs. Moqué et caricaturé comme le sont les loisirs des classes populaires depuis un peu plus de trente ans, c'est un monde que je revendique et qui me rappelle de touchants souvenirs et une simplicité sans prétention éloignée de la compulsion de voyages vers les lointains devenue si banale aujourd'hui.

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Le camping, ou les joies conviviales de la simplicité

Je me souviens d’une conversation avec une amie bourgeoise, il y a quelques années. Âgée de presque 30 ans, elle ne connaissait pas Les Bronzés, jusqu’à ce que, quelques jours ou semaines plus tôt, elle eut vu la comédie. À aucun moment, me dit-elle, elle n’a ri. Sans doute cet humour, trop populaire, cet univers plus familier au prolétariat qu’aux bourgeois, lui était-il à ce point étranger qu’il lui a paru dégoûtant ou « vulgaire », selon ses mots. Ses mots étaient socialement situés : elle parlait depuis quelque part, depuis l’aplomb de la classe bourgeoise qui affirme, qui n’a pas de complexe, qui sait ce qui est beau, ce qui est juste, la classe sur-représentée à l’Assemblée nationale et dans les médias, celle qui dicte la marche du bon goût, de l’étiquette et des valeurs : la classe moyenne supérieure, éduquée, urbaine, mondialisée, libérale. Celle qui ne souffre pas des aléas administratifs et des lois iniques. Celle des bien-au-chaud, dans leurs convictions, dans leur liberté de mouvement et d’entreprise. Celle qui se gausse des « beaufs » que dépeignent Les Bronzés ou Camping en croyant y voir la vérité des classes populaires en vacances, quand celles-ci n’y voient que la caricature joyeusement paillarde d’un monde familier.

Pour moi, ce n’était pas une révélation que l’opinion hautaine et sûre de mon amie. Mais, en miroir, ceci me renvoyait à l’entre-deux identitaire qui me constitue : à la fois familier de l’humour populaire et du monde du camping, riche de nombreux souvenirs ensoleillés des étés de mon enfance, mais à la fois passionné de littérature et d’art et plus diplômé que la majorité de ceux avec qui je suis allé à l’école, enfant. Ni bourgeois par les valeurs et moins encore par les ressources, ni prolétaire par le quotidien ou les goûts. Mais je n’ai jamais pu trahir ni moquer, ni devenir étranger à la classe populaire, le prolétariat dont je suis issu.

Pourquoi ces propos ? Parce que si, sur VDN, j’ai souvent moqué et dénoncé les « voyageurs de l’authentique », ceux qui pensent n’être pas des « touristes beaufs », c’est aussi que je trouve plus de valeur au populo des campings de mon enfance qu’aux arrogants et égoïstes petits bourgeois « de gauche » qui « font le Vietnam » et « font la Bolivie » et se croient plus ouverts sur le monde.

Où les uns vont passer un week-end, deux ou trois semaines de leurs congés à Prague ou Amsterdam, en Islande, au Pérou ou au Cambodge, sac au dos, et se croient d’authentiques individus quand ils ne font qu’y voir et y faire ce que tout le monde y voit et fait, les estivants en vacances dans un camping sont bien moins prétentieux – et, accessoirement, moins polluants. Je me souviens de vacances en Vendée, en Charente-Maritime, en Dordogne ou en Aveyron, des allègres tablées, des barbecues ou bien des sorties qui s’improvisaient avec des voisins inconnus quelques jours auparavant. Je me souviens de cette chaleur humaine qui s’organisait dans ces alignements de caravanes et de tentes, des apéros entre adultes et des tournois de pétanque, où l’ouverture sur le monde tant vantée par les « voyageurs de l’authentique » commençait sitôt que s’ouvrait la tente ou la caravane ou bien dans les sanitaires communs où nous faisions la vaisselle et où spontanément tout le monde se parlait. C’est que, pour quelques semaines, l’espace ouvert, commun, provoquait des rencontres qui, heureuses ou pas, sont le propre de la vie en collectivité. Au monde bourgeois des resorts et de l’hôtel, organisé autour de l’égoïsme du client qui exige une privacité aussi obtuse que celle du monde froid de son quotidien, s’oppose ce monde joyeux, parfois paillard, souvent rabelaisien et relâché du camping. Au monde homogène, compartimenté et douillet des uns, s’oppose le monde hétérogène et parfois foutraque des autres. Bien sûr, il y avait au camping ceux qui ne voulaient causer avec personne, ceux qui n’étaient là que parce que c’est moins cher ou simplement commode. Mais c’était aussi, et c’est ce dont je me souviens avec le plus d’intensité, l’occasion de rencontrer cette différence qui fascine tant les passionnés du lointain. Et c’est souvent, dans le rire et la convivialité que, en se jouant des clichés sur telle région, tel accent ou telle origine étrangère, se nouait une amitié.

Le camping me reste à l’esprit comme une école d’humanité, de convivialité populaire, de tolérance et d’acceptation d’autrui, quand il faut passer quelques jours ou quelques semaines dans le voisinage de personnes que l’on n’a pas plus choisi que ses voisins de quartier. C’est-à-dire qu’on y apprend les limites, certes, plus relâchées que dans le contexte de la vie ordinaire, mais plus contraintes que dans le choix individualiste du voyageur-consommateur sac au dos.

Je n’affirme pas pour autant qu’il y existerait une sainteté des classes populaires et des prolétaires. La poussée du low cost leur a rendu accessible des pratiques imbéciles jusqu’alors réservées aux seuls bourgeois. Mais je garde au cœur le souvenir d’un univers gai et chamarré, sans prétention, dont les modestes ambitions – se reposer, profiter du beau temps, découvrir l’histoire de son pays par des visites touristiques – étaient sans égales avec la commune crétinerie touristique mondialisée dont les classes moyennes sont devenues si friandes.

Hormis quelques nuitées en Dordogne et en Bretagne en 2015, je n’ai quasiment plus connu le camping depuis mon enfance et peut-être cet univers a-t-il beaucoup changé. Mais je garde, de mes derniers souvenirs de camping lors de festivals (le Hellfest en 2010 et 2011, le Sziget en 2011, le Boom Festival en 2012) ou d’ascensions de volcans (Santa María en 2012, Santiaguito en 2013), le souvenir d’un inconfort qui, à sa façon, participait de la beauté de l’expérience. Évidemment, il ne s’agit plus là de la même conception du camping, mais c’est peut-être l’idée d’un dépouillement, d’un minimalisme même temporaire et où l’expérience ne s’en trouve que plus belle, qui me reste à l’esprit. Comme si le bonheur n’était que plus vrai dans un certain dénuement. Comme si : peut-être est-ce l’esprit même du camping en général : faire comme si on n’avait pas grand-chose et réaliser que, peut-être, ce ne serait pas plus mal. En fin de compte, par certains de ses aspects, le camping a quelque chose d’une expérience de décroissance en raccourci. Peut-être est-ce l’idée que j’en conserve, passablement mythifiée, transformée par le souvenir.

 

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Sept endroits insolites à découvrir en bateau http://www.voyageurs-du-net.com/sept-endroits-insolites-bateau http://www.voyageurs-du-net.com/sept-endroits-insolites-bateau#respond Fri, 25 May 2018 05:44:43 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9859 Sept endroits insolites à découvrir en bateau

Merveilles naturelles, lieux intrigants à la frontière du fantastique, notre planète recèle une multitude de lieux insoupçonnés souvent méconnus du grand public qui pourraient bien changer définitivement votre perspective sur le monde. On a sélectionné sept lieux inédits incontournables, accessibles principalement en bateau, qui pourraient bien vous donner la bougeotte !

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Sept endroits insolites à découvrir en bateau

Le Grand Trou bleu (Bélize)

Âmes sensibles s’abstenir, ce trou noir océanique a de quoi donner le vertige ! Situé au large du Belize en Amérique Centrale, à environ 80 km du continent, c’est l’un des endroits les plus fascinants du monde. Avec un diamètre de plus de 300 mètres et une profondeur de 124 mètres, cet ovni marin est le rêve des amateurs de plongée. Apparu à la période glaciaire sous la forme de grotte calcaire, le trou noir rendu célèbre par Jacques-Yves Cousteau est devenu le gouffre que l’on peut voir aujourd’hui lorsque le niveau de l’océan s’est élevé et que la grotte s’est peu à peu effondrée. Et ce n’est pas tout ! Les études sur le sujet pourraient bien aider les scientifiques à comprendre le déclin de la civilisation maya !

L’archipel du Svalbard (Norvège)

Également connu sous le nom de Spitzberg, son île principale, l’archipel dont le nom signifie « côtes froides » en français est l’une des terres les plus septentrionales, située à mi-chemin entre la Norvège continentale et le pôle nord, sur la trajectoire de nombreux navires de croisière. En plus d’être un endroit éblouissant du fait de ses aurores boréales visibles pendant les mois d’hiver, ses ours blancs et ses manchots, c’est aussi là que se trouve la réserve mondiale de semences où un million de graines provenant des quatre coins du globe ont été stockées. Véritable Arche de Noé végétale ou « chambre forte du jugement dernier » comme elle est parfois nommée, cette réserve pourrait sauver l’humanité en cas de catastrophes naturelles, guerres ou autres surprises que nous réserve potentiellement l’avenir.

Les Îles Galápagos (Équateur)

Niché dans l’océan Pacifique, l’archipel des Galápagos, qui a inspiré à Darwin sa fameuse théorie de l’évolution par sélection naturelle après sa visite en 1835, est un ensemble de terres isolées encore préservées où les animaux n’ont pas intégré la peur de l’humain, n’ayant eu que peu d’interaction avec lui dans le passé. Cette réserve marine unique au monde est le royaume des fous à pieds bleus, tortues géantes, iguanes terrestres et de plantes et insectes présents à peu près nulle part ailleurs. Cet écosystème inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco est parmi les plus riches au monde et vous donnera à tous les coups l’impression de vous trouver sur une autre planète !

Les Cathédrales de marbre (Chili)

C’est sur le lac General Carrera au Chili, à la frontière de l’Argentine que se trouve cet amas de carbonate de calcium datant du Paléozoïque dans lequel les eaux glaciaires du lac ont sculpté les Cathédrales de marbre, groupe de grottes impressionnantes, au fil de millions d’années. Visitable uniquement à bord de petites embarcations depuis Puerto Río Tranquilo, le port le plus proche, ce paysage préservé, installé dans une eau bleu cristal, est un spectacle surréaliste pour les yeux. Les célèbres cathédrales (ou Catedrales de mármol) méritent bien leur nom. En effet, ce monument naturel complexe hors du commun n’est pas sans rappeler les voûtes et arcs minutieusement conçus des édifices religieux.

La rivière aux cinq couleurs (Colombie)

Situé dans la Sierra de la Macarena, le Caño Cristales; (ou ruisseau de cristaux) en Colombie est souvent considéré comme étant la plus belle rivière du monde. De septembre à novembre, l’eau se pare de tons rouge, vert et jaune, en passant par le bleu et le violet, créées par la présence de plantes endémiques et de sédiments – un vrai voyage au paradis ! Le reste de l’année, la rivière est des plus banales alors assurez-vous de choisir la bonne période pour vous y rendre !

L’île aux chats (Japon)

Sur Aoshima, les chats sauvages règnent. Dans cet ancien village de pêcheurs, la population de chats a drastiquement augmenté ces dernières années notamment à cause de l’absence de prédateurs. Ici, on a rapidement l’impression de se retrouver dans un film de Wes Anderson mais version chat. Les félins sont présents sur l’île depuis le dix-huitième siècle et furent introduits à l’origine pour chasser les souris qui nuisaient au matériel de pêche. Aujourd’hui, ils sont six fois plus nombreux que les humains et attirent chaque année un nombre toujours plus important de cat-lovers au Japon.

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Les cascades de sang (Antarctique)

Dignes d’un film l’horreur, les cascades couleur sang du glacier Taylor, situé dans les vallées sèches de McMurdo en terre Victoria ne sont plus un mystère pour les scientifiques qui étudient le phénomène depuis maintenant plusieurs années et des échantillons ont récemment montré qu’il s’agissait en réalité de sources riches en fer provenant d’un lac souterrain d’eau salée piégé à l’intérieur du glacier, entrant en contact avec l’oxygène. Si vous avez la chance de voyager en Antarctique, cette curiosité est un must-see !

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Christine Sagnier : « L’Inde est le pays où nous autres, Occidentaux, perdons nos repères » http://www.voyageurs-du-net.com/inde-perte-reperes http://www.voyageurs-du-net.com/inde-perte-reperes#respond Tue, 22 May 2018 17:10:28 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9841 Christine Sagnier : « L’Inde est le pays où nous autres, Occidentaux, perdons nos repères »

En avril, paraissait, aux éditions Zinedi, La lettre de réclamation, de Christine Sagnier. Dans ce roman drolatique, un retraité pantouflard, bousculé par sa récente séparation avec sa femme, qui l'a quitté pour plus jeune que lui, décide de bouleverser ses habitudes, à rebours aussi de l'idée qu'ont de lui ses enfants... et s'envole pour l'Inde. Secoué par le chaos de sensations et le désordre constitutif du pays, lui qui n'a jamais voyagé, a tôt fait de réaliser la tromperie du guide touristique acheté pour s'orienter dans ses pérégrinations. De mésaventure en mésaventure, il découvre tout ce que l'Inde compte de plus calamiteux, autant de déconvenues en fin de compte heureuses, qui l'arrachent à sa zone de confort. Nous avons voulu poser quelques questions à l'auteure au sujet de son livre, bien sûr, mais aussi de l'Inde, du voyage et du tourisme.

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Christine Sagnier : « L’Inde est le pays où nous autres, Occidentaux, perdons nos repères »

La « lettre de  réclamation » du titre est celle qu’adresse à l’éditeur d’un guide touristique, un touriste qui le considère trompeur et mensonger. Dans quelle mesure l’industrie touristique vous semble-t-elle reposer sur du mensonge ?

Selon moi, en matière de voyage, l’industrie du tourisme se divise en deux grandes catégories, la première spécialisée dans le « voyage organisé », la seconde se consacrant à la formule « routarde ». Les deux se rejoignent pour promettre la découverte d’une destination, voire une exploration qui permettra d’en connaître tous les secrets. Ces deux catégories se prévalent de la présence à leurs côtés de collaborateurs chevronnés — des experts — capables de sélectionner le meilleur d’un pays, de sorte que le voyageur ne ratera aucun site, aucune animation culturelle incontournable.

Si la première catégorie met l’accent sur le voyage en toute sérénité et la seconde sur l’aventure, toutes deux vantent leur sensibilité à l’éthique du voyage et à l’environnement. Au final, adeptes du sac à dos, de la valise à roulette ou de la malle Vuitton se voient offrir les mêmes prestations : visites express du pays se traduisant le jour par une course à la montre pour se rendre de haut-lieu touristique en haut-lieu touristique et, le soir, par un repos bien mérité dans une pension ou un hôtel étoilé, véritables bulles de sérénité où cultiver l’entre-soi devant un verre de bière ou de vin. On pourrait dire que l’industrie du tourisme propose soit un folklore clef en main, soit un folklore en kit, la grande laissée-pour-compte de ces programmes étant la population.

Pourtant, comment prétendre connaître un tant soit peu un pays, si l’on ne côtoie pas ses habitants et que l’on ne tente pas de comprendre leurs préoccupations ? D’ailleurs, dans mon roman la réponse finale de l’éditeur du guide au voyageur traduit un grand mépris pour la population, lui qui écrit : « En vous lisant on se dit très vite, s’il n’aime ni la misère, ni la saleté, qu’il reste dans son pavillon breton. » Quelle bêtise et quel cynisme ! Qui aime la misère et la saleté ? Ni le touriste, à moins qu’il ait l’âme d’un voyeur, ni la personne contrainte de vivre dans la saleté et la pauvreté. En fait, cette fin m’a été soufflée par la réponse d’un éditeur suite à la lecture, express elle aussi j’imagine, de mon manuscrit…

Pour moi, le voyage, c’est avant tout la rencontre, laquelle ne peut avoir lieu que si l’on prend le temps, quitte à ne visiter qu’une tout petite portion du pays, et les plus beaux moments, ceux dont on garde un souvenir indéfectible, sont souvent les plus inattendus.

Au-delà (ou en deçà) des libertés qu’autorise la fiction, votre roman semble devoir son existence à un séjour en Inde. Quelle expérience avez-vous de l’Inde?

Une expérience forte. Au point de ressentir, le besoin, l’envie, d’écrire ce roman. Avant de partir, pour préparer mon voyage en quelque sorte, j’ai débuté la lecture du roman de Pascal Bruckner, Parias. J’avoue avoir été frappée par la crudité du texte, tant dans les émotions que les descriptions. Mais il s’agit là d’un roman et j’avais mis cette forme d’outrance sur le compte de la fiction. Et puis, je suis partie, en famille, un mois, après avoir longuement réfléchi à notre itinéraire, car le voyage pour moi commence bien avant le départ par de nombreuses lectures diverses et variées. Et puis, patatras, le roman de Bruckner n’était plus seulement une fiction : bruits, goûts, odeurs, couleurs, là-bas tout chahute les sens…

Lorsque l’on débarque de l’avion, une autre planète s’offre à nous, du moins à ceux qui se décident à poursuivre le voyage, car certains sont prompts à faire demi-tour. Pour moi, l’Inde est le pays où nous autres, Occidentaux, perdons nos repères. Tout se bouscule, tout nous bouscule et, particulièrement, au cœur des villes tentaculaires : la foule, la circulation, le chacun-pour-soi, la tension palpable dans le bus, dans le train, sur le trottoir, partout. Et puis, il y a la misère extrême qui côtoie la richesse, une cahute en taule au pied du Marriott à Bombay… Évidemment, se pose aussi la question de la place des hommes et des femmes dans la société indienne, la notion de castes également, qui m’est particulièrement insaisissable. Au cours de mon voyage, j’ai croisé un touriste adolescent vitupérant contre ses parents en pleine rue, deux femmes occidentales terrées dans une pension, qui se faisaient apporter leurs repas dans leur chambre…

Alors que le tourisme promet un dépaysement qui, fondamentalement, reste superficiel, de l’ordre du folklore et de l’émerveillement programmé, l’Inde apparaît dans votre roman comme un monde si bouillonnant qu’elle semble impossible à contenir dans les sages rets d’un circuit touristique. Pourquoi ?

Sauf à demeurer derrière les vitres d’un bus climatisé ou d’une voiture avec chauffeur, le voyageur sera inévitablement confronté aux contrastes de l’Inde et à ses propres émotions. Et si dans certains pays, il peut très bien tracer sa route en restant à distance de la population, en Inde, cela sera impossible, car il n’évitera pas les regards qui se poseront sur lui, des regards appuyés qui lui sembleront intrusifs.
En Inde, on n’échappe ni au désordre ni à la vie qui bouillonne. L’Inde électrise…

Votre personnage, qui vit en France dans un environnement douillet, trouve en Inde un univers qui est tout l’inverse du nôtre : l’anomie règne, un chaos où les sens sont perpétuellement assaillis et où le risque inconsidéré (chauffeurs de taxi, de bus…) est le lot commun. « L’Inde (…) provoque un éclatement des neurones, un véritable Big Bang intérieur », écrivez-vous. Le syndrome indien est connu, qui atteste combien ce pays travaille et altère les nerfs. Qu’est-ce que ce « Big Bang intérieur »?

On associe souvent, et abusivement, le Big Bang à une explosion. Voilà ce qui arrive exactement à mon personnage, Jean Guézennec : toutes les émotions qu’il avait contenues durant plus d’un demi-siècle — le bonhomme vient d’être poussé à la retraite — se trouvent violemment chahutées. Ce concentré d’émotions refoulées se met en mouvement et va provoquer chez lui une lame de fond intérieur. L’homme ,sans grande fantaisie, raide et conformiste qu’il est subit de plein fouet le choc culturel. Effroi, sentiment de persécution, régression, exaltation, désespoir, désir de communion avec l’univers… Mother India ne lui épargne rien. Mais comme un adolescent, Jean Guézennec va se transformer au cours de ce périple et se libérer d’une sorte de « faux-self ». Est-ce cette fragilité qui lui a dicté d’aller en Inde, ou bien l’Inde qui a jeté son dévolu sur lui ? En tout cas, il sort grandi de ce voyage.

Informations pratiques

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Voyager ou vivre en camping-car : un mode de vie ? http://www.voyageurs-du-net.com/voyager-ou-vivre-en-camping-car-un-mode-de-vie http://www.voyageurs-du-net.com/voyager-ou-vivre-en-camping-car-un-mode-de-vie#respond Sat, 21 Apr 2018 13:39:06 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9825 Voyager ou vivre en camping-car : un mode de vie ?

Véhicule et maison à la fois, le camping-car est une solution appréciée de nombreux voyageurs, que ce soit pour quelques semaines de vacances itinérantes ou pour un projet de vie en itinérance.

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Voyager ou vivre en camping-car : un mode de vie ?

Qu’il s’agisse des tiny houses roulantes ou des camping-cars plus traditionnels et dont la gamme est très étendue, la « maison sur roues » offre l’agrément de disposer de son temps et de ses mouvements avec une grande tranquillité d’esprit. Si, bien sûr, l’option la plus courante est celle d’un véhicule dont l’usage est réduit à quelques semaines par an, certains, curieux de découvrir le vaste monde et guère décidés à continuer à payer une maison qu’ils n’occupent pas (ou plus, dans le cas de certains retraités), optent pour l’achat d’un camping-car pour en faire un véritable mode de vie.

Si les frais d’essence sont évidemment plus importants que ceux d’une voiture, un voyage court de quelques semaines de vacances est vraisemblablement moins onéreux, permettant d’économiser les nuitées d’hôtel et autres restaurants. En revanche, pour ceux qui investissent dans un camping-car en tant que lieu de vie itinérant et donc alternatif à la maison, ce mode de vie peut s’avérer plus économe.

Pour ceux qui envisagent l’acquisition d’un camping-car comme lieu de vie ou pour un long voyage, il peut valoir la peine de tester d’abord ce mode de vie, l’espace de quelques semaines. Dans ce cas, il peut être très éclairant de louer un camping-car avec Evasia. Avant de vouloir rallier Paris au Cap, faire l’essai durant quelques jours ou quelques semaines, en France, donnera une idée plus nette de l’intérêt et des contraintes d’un tel mode de vie, réservé, s’il est un choix de vie et de mode de résidence, le plus souvent aux retraités ou aux travailleurs indépendants et itinérants. Pour ceux qui, en revanche, y voient une option pour des voyages ponctuels, la location est clairement la meilleure des deux options : pourquoi payer un véhicule dont on n’a l’usage que quelques semaines par an?

C’est ce qu’ont fait, par exemple, durant quelques semaines de vacances, Sylvie et Albert, deux baroudeurs qui racontent sur Travelblog.org leur voyage en Amérique du Sud : « Étant donné l’étendue du pays on a bien dû se rendre à l’évidence, il serait impossible de tout voir. Compte tenu des conditions climatiques et des intérêts de tout le monde on a vite opté pour partir à la découverte de la Patagonie ! Et comme moyen de transport, rien moins qu’un camping-car : en pleine saison touristique, celui-ci allait nous offrir un maximum de flexibilité tout en restant abordable pour notre budget routard ! Après moult recherches sur le web et sur place une fois en Argentine, nous n’avons pu dégoter qu’une seule option : un modèle 4 places, mais l’agence nous offrait l’équipement de camping pour 2 personnes moins chanceuses… Sans aucune autre alternative, c’est tout guillerets que l’on signe le contrat de location » (lire « La Patagonie en camping-car »).

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Les portraits du Fayoum : visages d’un lointain passé intensément présents http://www.voyageurs-du-net.com/portraits-du-fayoum http://www.voyageurs-du-net.com/portraits-du-fayoum#respond Sat, 10 Mar 2018 17:43:02 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9773 Les portraits du Fayoum : visages d’un lointain passé intensément présents

S'ils sont répartis un peu partout dans le monde, les nombreux portraits du Fayoum, exécutés du Ier au IVème siècles de notre ère et découverts à la fin du XIXème siècle, sont originaires de Hawara, en Égypte. C'est en effet en 1888 que l'égyptologue britannique William Matthew Flinders Petrie découvrit une nécropole et, notamment, près de 150 portraits issus de cercueils de l'époque romaine.

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Les portraits du Fayoum : visages d’un lointain passé intensément présents

Un certain orgueil, hérité des sots préjugés du progressisme – cette conception moderne selon quoi les sociétés, par les avancées de la Science et de la Technique, tendraient vers le mieux et s’éloigneraient de l’archaïsme et des ténèbres de l’ignorance –, nous laisse souvent stupéfaits quand au hasard du Louvre ou de tel autre musée nous rencontrons l’un des portraits du Fayoum. À la distance de deux millénaires, voilà ces visages qui paraissent à tout instant prêts à surgir de leur support, intensément réels. Peut-être l’étonnement a-t-il moins à voir avec un progressisme appliqué à l’art qu’avec la rareté des peintures qui aient survécu aussi miraculeusement à la corrosion des siècles, pour nous parvenir avec une si vive présence. Il s’agit en effet des seuls portraits de l’Antiquité qui soient parvenu jusqu’à nous.

Portrait de femme, vers 120 à 150. Peinture à l'encaustique sur bois de sycomore. Liebieghaus, Francfort-sur-le-Main (Allemagne).

Portrait de femme, vers 120 à 150. Peinture à l’encaustique sur bois de sycomore. Liebieghaus, Francfort-sur-le-Main (Allemagne).

« Au cours des premiers siècles de notre ère », écrit Ernst Gombrich, dans sa classique Histoire de l’art, « l’art romain et l’art hellénistique supplantèrent complètement, jusque dans ses principaux centres, l’art des empires d’Orient. Les Égyptiens continuaient à ensevelir leurs morts transformés en momies, mais ils faisaient peindre leurs portraits par des artistes qui connaissaient tous les artifices de la peinture. Ces portraits, faits sans doute par de modestes artisans et à des prix très bas, nous étonnent encore aujourd’hui par leur vigueur et par leur réalisme. Peu d’œuvres antiques ont autant de fraîcheur et semblent aussi « modernes ». »

Les portraits du Fayoum témoignent donc de l’assimilation à une pratique funéraire ancienne d’une technique nouvelle de représentation, importée par les Romains. Ce que résument Françoise Dunand et Roger Lichtenberg : « Aux époques ptolémaïque et romaine (330 av. J.-C. à 395 apr. J.-C.), la technique de momification n’évolue plus. Tout au plus peut-on noter le soin particulier donné au bandelettage qui forme des dessins géométriques très savants, en utilisant des tissus polychromes et des éléments décoratifs en stuc souvent doré. On utilise toujours les cartonnages et les sarcophages mais, à l’époque romaine, un usage nouveau fait son apparition, celui du portrait peint inséré dans les bandelettes : les « portraits du Fayoum » en sont un exemple. Il s’agit d’une technique importée, proche de la peinture pompéienne, mais dont l’usage, ici, est dans la continuité de la tradition égyptienne du masque funéraire » (« Momies, Égypte », Universalis).

La visite du Musée égyptien du Caire, sur la place Tahrir, permet d’en découvrir quelques-uns, dans la salle 14 du deuxième niveau.

Réalisés sur bois ou sur lin, à cire ou à la détrempe, ils exhibent une palette de teintes relativement peu étendues et uniforme et la qualité des portraits varie. Aucune œuvre sans doute ne rend plus concrète ou sensible la proximité et l’humanité d’hommes et de femmes du commun bien vivants, rendus à l’anonymat par le passage des millénaires. En dépit d’indices de leur situation sociale, ni leur nom ni leur vie ne nous sont accessibles. Du fond des âges, ils demeurent des visages sans existence autre que celle que l’imagination qui seule les pourrait les soustraire à la mort. Étrange sensation d’une empathie pour des êtres dont nous ignorons tout, mais qui vécurent bel et bien.

Portrait d'une femme sur panneau de bois, vers 150, Musée national du Danemark, Copenhague.

Portrait d’une femme sur panneau de bois, vers 150, Musée national du Danemark, Copenhague.

Portrait d'une femme, vers 100 à 150, Musée de Mikwaukee (États-Unis).

Portrait d’une femme, vers 100 à 150, Musée de Mikwaukee (États-Unis).

Homme avec barbe, portrait funéraire, IIe siècle. Encaustique sur bois. Collection Myers, Eton College, Windsor (Angleterre).

Portrait d'homme (175-225), Rijksmuseum van Oudheden (musée national des Antiquités), à Leyde (Pays-Bas).

Portrait d’homme (175-225), Rijksmuseum van Oudheden (musée national des Antiquités), à Leyde (Pays-Bas).

Portrait de femme, vers 130 à 160, Institut des Arts de Detroit (États-Unis).

Portrait de femme, vers 130 à 160, Institut des Arts de Detroit (États-Unis).

Pour poursuivre :

« Des siècles après, ces regards sont toujours vivants. Énigmatiques portraits du Fayoum », John Berger, Le Monde diplomatique, janvier 1999.

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La forêt de bambous d’Arashiyama (Kyōto) http://www.voyageurs-du-net.com/foret-bambou-kyoto-arashiyama http://www.voyageurs-du-net.com/foret-bambou-kyoto-arashiyama#respond Thu, 21 Dec 2017 06:47:13 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=7455 La forêt de bambous d’Arashiyama (Kyōto)

À l'ouest de Kyōto, au Japon, se trouve le mont Arashi (« Montagne de la Tempête »). Dans ce lieu de détente très prisé des autochtones et des touristes, se trouve une forêt de bambou, dont le caractère photogénique lui a valu de faire le tour du web dans de nombreux palmarès de lieux insolites. Un petit aperçu de ce Japon insolite.

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La forêt de bambous d’Arashiyama (Kyōto)

Arashiyama ou Mont Arashi (« Montagne de la Tempête ») se trouve à l’est de l’ancienne capitale impériale, Kyōto (794-1868), à l’époque où elle portait le nom de Heian-kyō (« Capitale de la paix et de la tranquillité »).

Le lieu est particulièrement apprécié au moment de la floraison des cerisiers, début avril, ainsi qu’aux environs de fin novembre et début décembre, en raison de ses tons automnaux dont se pare la nature. En décembre, lorsque le district de Arashiyama s’adonne à la tradition du Hanatoro (« chemin de fleurs et de lumières ») et que les rues sont ornées de lanternes, des lumières sont installées également dans la forêt, lui conférant une atmosphère envoûtante, quasi surnaturelle. Une découverte des terres japonaises très éloignées de l’agitation des urbes gigantesques et hypermodernes.

Dans les environs, d’autres endroits méritent la visite :

  • le pont Togetsukyō,
  • la partie située au nord d’Arashiyama, moins touristique où de nombreux temples sont éparpillés sur la montagne boisée,
  • Tenryū-ji, principal temple de l’école Rinzai (l’une des deux sectes de bouddhisme zen au Japon), fondé en 1345, et l’un des monuments de l’ancienne Kyōto classés en 1994 au Patrimoine mondial de l’Unesco
  • le parc des singes d’Iwatayama
  • Ōkōchi Sansō, maison ayant appartenu à l’acteur de films historiques Denjirō Ōkōchi (1898-1962), qui tourna pour les plus grandes maîtres du cinéma japonais, et dont la maison et les jardins, dans le plus pur style japonais, sont accessibles au public.

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À noter : en 1996, naît une singulière initiative du ministère de l’Environnement japonais : la classification des 100 « paysages sonores japonais » à préserver contre l’envahissante pollution sonore due à la modernisation urbanistique et technologique du pays. Au côté du chant des grenouilles de Sendai ou de la cloche de l’église orthodoxe grecque de Hakodate, figure le son du vent à travers les bambous de la forêt d’Arashiyama.

Informations pratiques

  • Comment s'y rendre : La forêt de bambou est située à une trentaine de minutes de train de Kyōto. Les trains Sagano Scenic et et JR Sagano Line desservent l’endroit.

  • Quand y aller?Deux moments de l’année sont à privilégier particulièrement pour visiter Arashiyama : début avril, au moment de la la floraison des cerisiers, ainsi que fin novembre/début décembre, lorsque l’automne repeint la natures de tons roux, bruns et rouges. En décembre, également, lors de l’annuelle tradition du Hanatoro.

  • Plus de détails techniques (coût, accès, etc.) sur le site Inside Kyoto

  • Pour poursuivre Deux articles du blog anglophone Japan Guide à lire sur Hanatoro et  Arashiyama ; le site officiel du Hanatoro de Kyōto (en anglais) et le blog Kyoto Travel.

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Dans le Far West du Canada, des villes fantômes, vestiges de la Ruée vers l’or http://www.voyageurs-du-net.com/far-west-ville-fantome-ruee-vers-l-or http://www.voyageurs-du-net.com/far-west-ville-fantome-ruee-vers-l-or#comments Wed, 20 Dec 2017 07:59:23 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=6997 Dans le Far West du Canada, des villes fantômes, vestiges de la Ruée vers l’or

Des successives ruées vers l'or qui ont marqué l'histoire de l'Amérique du Nord, la province de la Colombie-Britannique porte encore les marques. Chaque ville fantôme qui subsiste encore aujourd'hui raconte un peu de l'histoire du pays et de cette conquête du Far West où l'illusion de la fortune a jeté des hordes d'aventuriers et de migrants... qui ont surtout trouvé la déception. Plusieurs de ces ghost towns sont encore debout... et certains, mêmes... sont à vendre.

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Dans le Far West du Canada, des villes fantômes, vestiges de la Ruée vers l’or

La Ruée vers l’or évoque peut-être plus spontanément les Etats-Unis, en même temps que l’inexorable et brutale conquête du Far West. Pourtant, des œuvres notoires comme le roman de Jack London L’appel de la forêt ou le film La Ruée vers l’or de Charlie Chaplin, rappellent que le Far West canadien n’a pas été moins marqué par ce phénomène d’envergure.

Parallèles l’une à l’autre, les Ruées vers l’or des territoires les plus occidentaux actuellement étasuniens et canadiens débute au mitan du XIXe siècle. Dans les années 1850-1860, plusieurs découvertes sur le territoire de l’actuelle province de Colombie-Britannique, tout à l’ouest du Canada, lancent diverses gold rushes. S’ensuit, tout le long de la seconde moitié du XIXe siècle, une succession de découvertes et de ruées vers l’or sur ce même territoire et, plus au nord, sur le territoire du Yukon – un même phénomène frappant le territoire voisin de l’Alaska étasunien.

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Migrants de la Ruée vers l’or : ascension du col Chilkoot (1898). Photo de George G. Cantwell (Commons Wikimedia)

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Camp de mineurs le long du fleuve Yukon, à l’époque de la ruée vers l’or du Klondike (1896-1899). Source : Archives nationales canadiennes (Commons Wikimedia)

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Vue aérienne de travaux miniers près d’Atlin, actuelle Colombie-Britannique, en 1899. La ruée vers l’or d’Atlin est un effet collatéral de celle du Klondike. Photo d’Eric A. Hegg (1867–1948), Commons Wikimedia

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Travaux miniers durant la ruée vers l’or du Klondike. Source : Archives nationales canadiennes (Commons Wikimedia)

C’est ainsi que, conséquence de la ruée vers l’or du Klondike, où affluent des dizaines de milliers de personnes. Exemple symptomatique, la ville de Dawson, par les migrants de l’or en 1897, et qui aujourd’hui ne compte qu’environ 1300 habitants, comptait l’année suivant sa fondation… 40 000 résidents. De fait, c’est une caractéristique marquante de la gold rush en général que l’installation de villes-champignon poussant çà et là, pour quelques saisons, attirant quelques centaines, quelques milliers d’individus, installant là un théâtre, une banque, une prison, un bar, un bordel… avant d’être laissées à la décrépitude, livrées aux vents, aux pluies, à la curiosité de bêtes rôdeuses, lorsque les déçus, mesurant leur illusion et leur erreur, s’encourent. Le cas de Dawson est frappant : 40 000 résidents en 1898, plus que 8000 en 1899… puis 615 en 2011 ! Elle conserve d’ailleurs des monuments en très bon état depuis l’époque. Sandra Le Bon, qui y a voyagé, le résume simplement dans un forum du Routard.com : « Dawson City est un voyage à remonter le temps, avec des bâtiments tirés de la ruée vers l’or. »

La ville de Dawson et la rivière Klondike, vers 1898. Photo de Goetzmann (Commons Wikimedia)

La ville de Dawson et la rivière Klondike, vers 1898. Photo de Goetzmann (Commons Wikimedia)

Dawson City en juin 2007. Photo de Michael Edwards (Commons Wikimedia)

Dawson City en juin 2007. Photo de Michael Edwards (Commons Wikimedia)

De l’appel d’air vers le Far West, de l’étoile filante d’une illusion après quoi ont couru des milliers d’individus, de la conquête barbare et confuse de l’ouest, il reste une trace – et c’est la ville fantôme. Aux États-Unis, du Kansas à la Californie, du Texas au Montana en passant par le Colorado, le territoire est constellé de ces villages et villes rongées par le temps. Au Canada, la géographie de la Ruée vers l’or est surtout localisée dans l’ouest et le nord-ouest. Ce sont surtout deux provinces qui abondent en villes et villages fantômes : la Colombie-Britannique et le Yukon. Même topo que chez les voisins du sud : beaucoup de ces installations précaires se sont vidées, puis détériorées au gré des aléas climatiques, devenant peu à peu des villes et villages fantômes, pourrissant peu à peu, jusqu’à disparaître tout à fait, le plus souvent.

De fait, certains sont totalement ruinés et les vestiges n’y sont, au mieux, que très résiduels ; d’autres, ayant bénéficié de la faveur d’un investissement pour leur restauration, sont devenus des attractions touristiques. Témoignages désolés – ou rajeunis par la restauration – d’une folle croyance en l’Eldorado, vestiges historiques racontant un mouvement de l’histoire de l’Amérique du Nord qui, au-delà des contes et légendes, fut souvent tragique, cruel et barbare, ils dressent face à l’érosion des décennies, un cimetière et des structures minières (Ainsworth), un hôtel à l’agonie (Ashcroft Manor), etc.

Pourquoi ne pas vous lancer sur les traces de Jack London ou de l’oncle Picsou, enrichi au Klondike (plus au nord, donc), mais surtout pour découvrir les villes fantômes de la Colombie-Britannique, à l’occasion d’un road trip au Canada en liberté? Vous pourriez, par exemple, partir de Vancouver, principale ville de la province, puis allez visiter les ghost towns du Far West canadien. Nous vous en présentons quelques exemples.

Barkerville : le ghost town le plus emblématique

Autrefois la ville la plus grande au nord de San Francisco et à l’ouest de Chicago, Barkerville n’a jamais véritablement été un ghost town au sens strict d’un abandon total des lieux. Fondée en 1862, cette ville qui ne compte plus à présent que 5000 habitants environ, est entrée très tôt dans la liste des lieux historiques nationaux du Canada (1924), ce qui a garanti son entretien. L’état exceptionnel de conservation des lieux en font un témoignage précieux de l’architecture de ces villes-champignons qui poussèrent en quelques semaines lors.

Bradian, une ville fantôme… à vendre !

D’après le site GhostTowns.com, cette ville (ou village) fantôme fut fondée dans les années 30 pour les travailleurs miniers de la proche ville de Bralorne ; lorsqu’elle fut tout à fait abandonnée en 1971, elle comptait une soixantaine de maisons. Elles ne sont plus, à présent, que 22… et ce village fantôme situé à plus de 1100m d’altitude est à présent à vendre pour la somme d’1,3 million de dollars canadiens (870 000€ environ), selon le site SouthChilcotin.ca.

The Town of Bradian from John Lovelace on Vimeo.

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L’Australie autrement : à la découverte des lieux insolites de l’île-continent http://www.voyageurs-du-net.com/australie-autrement-lieux-insolites http://www.voyageurs-du-net.com/australie-autrement-lieux-insolites#comments Tue, 05 Dec 2017 06:40:11 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=8880 L’Australie autrement : à la découverte des lieux insolites de l’île-continent

Quiconque veut visiter l'Australie autrement qu'en se rendant dans les grandes villes ou sur les sites touristiques les plus « évidents » a de quoi faire tant cette île-continent abrite de climats, de variétés de paysages et de phénomènes naturels singuliers et parfois inexpliqués. En matière d'insolite, les humains ne sont pas en reste, qui ont tantôt dû s'adapter à des conditions climatiques austères avec ingéniosité... ou, çà et là, créer des espaces singuliers et étonnants. Ce petit « dossier » sur l'Australie insolite devrait s'allonger avec le temps. Voici en tout cas quelques lieux mystérieux, insolites ou enchanteurs et qui ne laissent pas de causer l'admiration.

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L’Australie autrement : à la découverte des lieux insolites de l’île-continent

Où l’art rencontre la nature : le sanctuaire de William Ricketts

Dandenong est une petite ville située à 30 kilomètres environ au sud-est de la ville de Melbourne, en Australie. Dans cette banlieue se trouve un sanctuaire où la rencontre de la nature et de l’art donne à penser l’Australie autrement que d’après les images connues de désert et de plage.

Ce lieu calme est propice à la méditation. Son ambiance pacifique et reposante est due à un environnement naturel où abondent les fougères et où se trouvent rien moins que 92 sculptures travaillées dans l’argile. Ces sculptures présentent des aborigènes et sont réparties et « cachées » dans le paysage.

Tout au début, pendant les années 1930, ce site insolite occupe une superficie de 1,6 hectare et s’appelle le Potter’s Sanctuary (« le sanctuaire du potier »). Son propriétaire, William Ricketts, l’embellit en sculptant et répartissant les différentes sculptures de façon à ce que tout le terrain soit décoré. Il entend exprimer ce sentiment de complicité entre les aborigènes et la nature. Selon lui, il existe une connexion très étroite entre les Aborigènes et la nature. Après avoir réalisé plusieurs voyages au cœur du continent et partagé beaucoup d’expériences avec les peuples aborigènes, il décide d’exprimer ses sentiments et de les sculpter. Il cohabite aussi deux ans avec des tribus indiennes où il apprend abondamment de choses.

M. Ricketts naît en 1898 et s’installe définitivement sur le site du sanctuaire en 1934. Pendant les années 1960 et après le gain de popularité de ce site, le gouvernement de Victoria achète les terres adjacentes et en fait un parc public protégé pendant que M. Ricketts continue de sculpter. M. Ricketts vit ici jusqu’au jour de sa mort à 94 ans en 1993.

Coober Pedy, une ville souterraine

Cette insolite bourgade se trouve dans la partie nord de l’État de l’Australie du Sud (South Australia), l’une des régions les plus arides du continent australien. Planté au cœur du désert, loin de toutes les grandes villes du pays, Coober Pedy est distant d’environ 850 kilomètres de la capitale de l’État, Adélaïde, au sud-est.

Ce lieu singulier recommandable à qui veut découvrir l’Australie autrement, est le seul bourg au monde existant… sous terre. Il est cependant possible de trouver aussi des constructions à l’extérieur. C’est à cause du climat rude et très sec que les habitants ont préféré vivre sous terre où la température est maintenue à 24⁰ C, au lieu des suffocants 37 ou 38°C à l’extérieur.

C’est en 1915 que des immigrants ont commencé à s’installer dans cette région, après y avoir découvert de l’opale. Par la suite, les Aborigènes s’y sont peu à peu installés pour travailler à son extraction. Le site a connu sa prospérité maximale pendant les années 1960-1970. Depuis lors, Coober Pedy est la capitale mondiale de l’opale. Actuellement, 80 % de la production totale d’opale au monde vient d’ici, malgré la crise qu’elle a connue en 2008, provoquée par la concurrence de l’opale marron extrait en Amérique du Nord.

Le bourg a inspiré divers cinéastes hollywoodiens, qui en ont fait un plateau pour divers films (entre autres Priscilla, Folle du désert de Stephan Elliott, Jusqu’au bout du monde de Wim Wenders). Sur place, il est possible de visiter les maisons construites sous terre, les musées, les magasins, les galeries, les églises.

Chapelle orthodoxe serbe souterraine (Percita Dittmar, Commons Wikimedia)

Chapelle orthodoxe serbe souterraine (Percita Dittmar, Commons Wikimedia)

Coober Pedy, joaillerie souterraine (Lodo27, Commons Wikimedia)

Coober Pedy, joaillerie souterraine (Lodo27, Commons Wikimedia)

Coober Pedy, une maison souterraine (Nachoman, Commons Wikimedia)

Coober Pedy, une maison souterraine (Nachoman, Commons Wikimedia)

Les lacs bioluminescents du Gippsland

Les lacs du Gippsland se trouvent dans la région australienne de Victoria, à 200 kilomètres environ de la capitale de la région, Melbourne. Il s’agit d’un réseau de lacs, marais et lagunes d’eau douce situés au bord de la mer et séparés de celui-ci par la Ninety Mile Beach. Ces lacs sont nourris par plusieurs fleuves et couvrent une aire totale de 600 km² environ. L’origine de ces lacs insolites et de la Ninety Mile Beach est due à deux phénomènes physiques : la présence de limon dans les lacs, charrié par les fleuves voisins ; la création d’une « barrière naturelle » qui empêche l’eau des lacs d’atteindre l’océan, grâce aux courants du détroit de Bass qui sépare l’Australie continentale de l’île de Tasmanie.

Outre sa géographie insolite, ce site présente une caractéristique très spéciale : le bord de la plage des lacs est devenu phosphorescent, un phénomène naturel provoqué par des changements environnementaux. En 2006, des incendies ont détruit une zone très grande. En hiver 2007, des inondations et des pluies torrentielles ont « lavé » ces terres et charrié beaucoup de cendres jusqu’aux lacs. Ces conditions ont été favorables pour le développement d’une algue pendant l’été australien 2007-2008. Pendant ce temps et tout au long de l’année, beaucoup d’études furent menées pour découvrir la nature de l’algue. L’été suivant (2008-2009), la bioluminescence a été observée pour la première fois, provoquée par le mouvement des eaux. En janvier 2013 un phénomène similaire a pu être observé à nouveau.

À Melbourne, un minigolf où jouer dans le noir

Docklands (connu aussi sous le nom de Melbourne Docklands pour faire la différence avec London Docklands) est une banlieue de Melbourne située à deux kilomètres du centre d’affaires de cette ville australienne, la capitale et la ville la plus grande dans l’État de Victoria. Ici se trouve le GlowGolf, un parcours de minigolf insolite de 18 pistes qui se trouve en intérieur.

Il n’est pas nécessaire de maîtriser ce jeu comme un professionnel pour profiter du Glow Golf car il existe aussi d’autres attractions : il est possible de jouer et, au même temps, d’observer les décorations dessinées spécialement pour l’illumination ou d’écouter les bruits étranges du guy in the dunny (« le gars aux chiottes »). La caractéristique particulière de ce parcours de minigolf : 10 sur ses 18 pistes sont illuminées avec des lumières ultraviolettes.

En plus du jeu, une rencontre de près avec la mort est possible. Le Coffin Ride propose aux visiteurs une simulation d’enterrement. Tout est écoutable : les fossoyeurs, la terre qui tombe sur le cercueil, les insectes qui commencent à avoir faim… jusqu’à ce que tout soit calme et en silence. Une fois terminé, une voix est prête pour (re)donner la bienvenue au mort. Le tout à l’intérieur d’un cercueil sombre et enregistré par une caméra infrarouge pour que les autres (ceux qui attendent patiemment en queue) puissent tout voir.

Site officiel : Glow Golf.com

Pinnacles : des formations rocheuses insolites dans le désert

Ce paysage incroyable se situe à 250 kilomètres de Perth, tout près du village de Cervantes, situé sur la côte ouest australienne, dans le parc national de Nambung. Pour vous y rendre, vous seriez bien avisé de louer un véhicule en passant, par exemple, par un comparateur de location de voiture. Ambiance road trip dans le désert australien, donc, pour voir surgir des dunes de sable blanc de plusieurs kilomètres ! Certains même y font du surf. Plus loin, les dunes laissent place à un désert de sable où des aiguilles de roches, pareilles à de géantes stalagmites de calcaire, surgissant du sol.

Leur taille varie et peut atteindre jusque quatre mètres de haut. Selon certains géologues, ces formations rocheuses pourraient avoir plus de 30 000 ans. L’entrée au domaine ne coûte que quelques dollars et on peut s’y promener aussi bien à pied qu’en voiture. Il existe en effet deux chemins existent pour les visiteurs.

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Sur l’île Christmas, un déferlement annuel de millions de crabes

Tous les ans sur l’île Christmas (« Noël »), a lieu une migration de crabes rouges aux proportions bibliques. Dès la saison des pluies, profitant de la baisse de la température, ils quittent leur terrier et prennent le chemin des plages pour y pondre leurs œufs. Quelque quarante millions de crabes effectueraient cette migration. Comparé aux 1400 habitants de l’île, la différence est frappante.

Mais ces crabes déferlent vers les plages sans prêter attention aux dangers et envahissent les routes. Ce sont donc chaque année des milliers de crabes qui se font écraser par les véhicules. Il a donc été donc décidé de fermer certaines routes pendant la migration. Si un grand nombre de crabes perd la vie durant celle-ci, il est bon de rappeler que chaque femelle peut pondre jusqu’à 100 000 œufs.

Wave Rock : un tsunami… en pierre !

Cette insolite formation rocheuse se trouve à quelques kilomètres de la petite ville de Hyden en Australie Occidentale (Western Australia). Wave Rock, c’est-à-dire « roche-vague » en français, doit son nom à sa forme originale qui représente une vague sur le point de se briser. Impressionnante, elle mesure 15 mètres de haut et s’étend sur une centaine de mètres. La forme de ce rocher de granite est due à l’érosion des vents et de l’eau sur une durée évaluée à environ 60 millions d’années.

Wave Rock (Gabrielle Delhey, Commons Wikimedia)

Wave Rock (Gabrielle Delhey, Commons Wikimedia)

Hillier : le lac rose, inexplicablement rose

Ce lac salé singulier et connu bien au-delà des frontières du pays, en raison de sa couleur d’un rose vif, n’est pas totalement unique : il existe en effet plusieurs pink lakes en Australie. Il y en a un, par exemple, à moins de 5 kilomètres d’Esperance (Australie occidentale).

Le lac Hillier, quant à lui, est situé sur Middle Island, au nord du Cape Arid National Park. Un autre nommé Pink Hutt Lagoon se trouve à quelques kilomètres au nord de Kalbari, également en Australie occidentale.

Le mystère est entier quant à la raison de la teinte singulière de l’eau. Les chercheurs ont d’abord pensé que c’était le fond qui donnait cette couleur rose, mais en mettant cette eau dans un verre, celle-ci garde sa couleur. Une autre explication viendrait de la forte salinité du lac qui permettrait à certaines algues de se développer. Ces algues donneraient cette couleur insolite au lac. Mais cette piste a été abandonnée. Depuis aucun résultat valable n’a été trouvé.

Les Bungle Bungles, œuvre naturelle insolite

Dans le parc national de Purnululu se trouvent d’insolites formations rocheuses : on trouve là des centaines de milliers de formations rocheuses arrondies : les bungle bungles. Ce paysage, qui vous fera voir l’Australie autrement, fait partie du Patrimoine mondial de l’Unesco. Il est possible de les visiter en 4×4 par la piste lors de la saison sèche. Évitez de vous y aventurer en van si vous voulez être sûr de revenir sans aucun souci mécanique. La piste n’est pas vraiment adaptée pour les vans ou autres véhicules. La vue aérienne est d’autant plus impressionnante : survoler les bungle bungles en avion est une expérience unique.

Mais l’originalité de ces formations rocheuses vieilles de quelque 35 millions d’années ne vient pas que de leur forme, mais aussi de leur couleur et des lignes noires dues à l’alternance de lichens sombres et de silice.

Ballandean Pyramid

C’est une pyramide localisée pas loin du petit village de Ballandean, sur Jacobsen Road à Queensland. Elle est d’environ quinze mètres de hauteur et bâtie à partir de blocs de granit local. D’après l’histoire, les viticulteurs travaillant là pour le propriétaire du terrain, en creusant la terre, ont découvert une multitude de gros rochers sur le vignoble. Le possesseur a donc décidé de rassembler les pierres et a construit la pyramide avec l’aide de quelques ingénieurs et d’engins comme le camion-benne. La pyramide a pris forme après huit mois de travaux. Elle est sur une propriété privée, mais pas clôturée et presque au bord de la route. On peut donc l’apercevoir et la prendre en photo.
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Le parc Paronella, ou l’art de vivre en Australie autrement

Situé exactement au nord de Queensland entre la magnifique crique Mena et Innisfail, se trouve un château typique d’Espagne construit par José Paronella, un immigrant espagnol travaillant dans l’industrie de la canne à sucre. Un lieu d’histoire, notamment celle de José et de son épouse, là où règne la verdure. On y propose des visites guidées toutes les demi-heures pour découvrir ses jardins fascinants et de nombreux arbres gigantesques. En chemin, vous serez face à une cascade, superbe, qui vaut le détour. Une expérience à ne pas rater est l’exploration nocturne, différente et enchantée. Il est même possible d’y camper.

L’épave du SS Ayrfield

Le SS Ayrfield était un long bateau à vapeur destiné d’abord à transporter du charbon, puis à approvisionner les troupes américaines du Pacifique. Après plusieurs années de service, ce géant d’acier a finalement été désarmé et abandonné à Homebush Bay sur la rive sud de la rivière Parramatta, à l’ouest de Sydney, non lin du village olympique. Contrairement aux autres épaves de ce cimetière de navires, le charbonnier attirent beaucoup de visiteurs, cela en raison des arbres et mangroves qui ont pris place depuis des années dans sa coque complètement rouillée. Ce qui fait de lui une forêt flottante, d’ailleurs un beau surnom.

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Le ghost town de Walhalla

Walhalla est une ville de Victoria située dans le sud-est du pays, à deux heures de Melbourne. C’était jadis un village minier et notamment, où se trouvait l’un des plus riches filons aurifères du monde. Au fil des années, elle a perdu presque la totalité de sa population. Il ne reste plus qu’une vingtaine d’habitants. Actuellement, c’est le lieu le plus original et à la fois le plus attrayant de cette région, qui donne à voir l’Australie autrement, sous un regard historique plus  désenchanté. Elle a su garder sa structure et son architecture d’autrefois. Vous pouvez donc voir de plus près ces détails dans les musées de la ville comme celui de la mine, de la poste, de la caserne et aussi le cimetière. Il est possible d’explorer les environs à bord du train de Walhalla Goldfields Railway et aussi parcourir en randonnée les parcs nationaux le plus près.

Crédits photo : Commons Wikimedia.

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À la découverte de la mystérieuse civilisation minoenne http://www.voyageurs-du-net.com/crete-civilisation-minoenne-cnossos http://www.voyageurs-du-net.com/crete-civilisation-minoenne-cnossos#respond Wed, 08 Nov 2017 14:02:55 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9688 À la découverte de la mystérieuse civilisation minoenne

C'est un choc intellectuel immense qu'a dû ressentir la communauté scientifique lorsque des archéologues ont, à la fin du XIXème siècle, mis à jour les ruines d'une civilisation jusqu'alors mentionnée seulement dans des écrits anciens sans que leur existence fût démontrée. Ce sont les traces d'une civilisation enfouie, très ancienne (2700 à 1200 avant notre ère) qui refirent alors surface, géographiquement si proche pourtant de la Grèce antique. Concentrés sur Cnossos, les efforts de l'archéologue britannique Arthur John Evans ont beaucoup fait pour commencer à élaborer une histoire de la civilisation palatiale crétoise, d'une splendeur et d'un raffinement exceptionnels en plein âge de Bronze.

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À la découverte de la mystérieuse civilisation minoenne

« Dans l’île de Crète, vivait un peuple doué, dont les artistes se plaisaient à représenter le mouvement. Lorsque, à la fin du XIXe siècle, des fouilles ont dégagé le palais royale de Cnossos, on a eu peine à croire qu’un art aussi libre et gracieux eût pu se manifester au cours du second millénaire avant notre ère. » Ces mots d’Ernst Gombrich, dans sa classique Histoire de l’art, laissent imaginer la surprise qui dut saisir les premiers archéologues dépêchés en Crète, à mesure qu’ils mettaient à jour les ruines enfouies. En plein âge d’or de l’archéologie, où des découvertes spectaculaires étaient encore possibles, c’est une civilisation minoenne d’un raffinement esthétique inattendu qu’ils découvrirent. Et dont les origines remontaient très en amont de ce qui était jusqu’alors tenu pour les débuts de l’histoire grecque, plus ou moins 1200 avant notre ère.

Les vestiges de l’âge de Bronze n’avaient pas fait l’objet de recherches avant la fin du XIXème siècle. C’est d’abord Minos Kalokairinos, qui réalise les premières fouilles du palais de Cnossos en 1878-1879, puis, en 1886, Heinrich Schliemann, le fondateur de l’archéologie préhellénique et « découvreur de Troie » et de Mycènes. En 1894, Antonio Taramelli fait la découverte, dans la grotte de Camarès, des premiers vases polychromes minoens. Mais c’est surtout Arthur John Evans qui a un rôle décisif. En 1900, il achète carrément le site de Cnossos, dont il dégage le palais et explore les ruines jusqu’en 1932.

Et la découverte était d’envergure, en particulier à Cnossos et Phaïstos, dont les palais sont « les plus grandes réalisations architecturales que nous ait laissées la civilisation crétoise, et leurs couches (depuis les modestes ébauches néolithiques jusqu’aux structures complquées de la dernière étape) témoignent des progrès réalisés en Crète dans l’édification des palais et révèlent le luxe des cours locales » (Histoire de l’art, dir. Jean Cassou et Francisco Vicens, vol. II).

Reconstitution imaginaire de la vie palatiale minoenne.

Reconstitution imaginaire de la vie palatiale minoenne.

Penchons-nous sur les cinq sites de la civilisation palatiale ou minoenne, qui figurent depuis 2014 sur la liste indicative de la Grèce en vue d’une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Étant donné leur situation éparse sur le vaste territoire de l’île, passer par la case d’une recherche « location de voiture en Crète » sur internet pourrait s’avérer indispensable.

Les ruines de Cnossos

Cnossos se trouve à un endroit privilégié : à quelques kilomètres de la côte, le long du fleuve Kairatos, qui rallie l’arrière-pays et la plaine de la Messara. C’est la raison qui en fait un lieu de peuplement continu depuis le Néolithique. Ces conditions géographiques, combinées à des facteurs extérieurs expliquent l’émergence d’une civilisation très développée, qui a su dominer la mer. De fait, les premiers palais minoens s’inscrivent dans une ère de grande prospérité, dite protopalatiale ou minoen moyen (2000 à 1600 av. J.-C.). C’est à cette période que sont érigés ceux de Cnossos, Phaïstos et Malia.
Fouillé et étudié depuis les années 1900, Cnossos n’a pas encore révélé tous ses secrets. Mais il exhibe un remarquable ensemble, qui compte un palais, des villas, maisons, nécropoles… Son palais est en fait double. Un premier palais aurait été édifié autour de 2000 avant notre ère, marquant l’importance politique et économique établie de Cnossos. Un tremblement de terre pourrait avoir détruit ce premier palais autour de 1750-1700 av. J.-C. Un second l’a recouvert, plus monumental encore (plus de détails sur l’entrée « Cnossos » de l’encyclopédie Universalis.

Quelques images donnent une idée du haut degré de raffinement et de finesse de l’art qu’avait développé cette civilisation.

Vue d'ensemble du site de Cnossos (reconstitution).

Vue d’ensemble du site de Cnossos (reconstitution).

Civilisation minoenne. Vue d'une fresque de Cnossos.

Civilisation minoenne. Vue d'une fresque de Cnossos.

Art minoen : fresque de Cnossos. Art minoen : fresque de Cnossos.

Les ruines de Phaïstos

Architecture minoenne : Phaistos, 01.

Architecture minoenne : Phaistos, 02.

Architecture minoenne : Phaistos, 03.

Architecture minoenne : Phaistos, 04.

Art minoen : tête de taureau de Phaistos.

Les ruines de Malia

Les zones A et B du quartier Mu vues depuis la passerelle.

Les ruines de Zakros

Zakros, ateliers de l'aile sud-ouest Un bassin sur le site minoen de Zakros.  Archéologie minoenne : cour centrale du site de Zakros. Archéologie minoenne : hall ou cuisine sur le site palatial de Zakros.

Les ruines de Kydonia

[Cet article, en chantier, qui sera progressivement complété.]

Pour poursuivre :

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