Voyageurs du Net http://www.voyageurs-du-net.com La communauté des bloggeurs qui voyagent Tue, 05 Dec 2017 09:13:06 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.4 L’Australie autrement : à la découverte des lieux insolites de l’île-continent http://www.voyageurs-du-net.com/australie-autrement-lieux-insolites http://www.voyageurs-du-net.com/australie-autrement-lieux-insolites#comments Tue, 05 Dec 2017 06:40:11 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=8880 L’Australie autrement : à la découverte des lieux insolites de l’île-continent

Quiconque veut visiter l'Australie autrement qu'en se rendant dans les grandes villes ou sur les sites touristiques les plus « évidents » a de quoi faire tant cette île-continent abrite de climats, de variétés de paysages et de phénomènes naturels singuliers et parfois inexpliqués. En matière d'insolite, les humains ne sont pas en reste, qui ont tantôt dû s'adapter à des conditions climatiques austères avec ingéniosité... ou, çà et là, créer des espaces singuliers et étonnants. Ce petit « dossier » sur l'Australie insolite devrait s'allonger avec le temps. Voici en tout cas quelques lieux mystérieux, insolites ou enchanteurs et qui ne laissent pas de causer l'admiration.

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L’Australie autrement : à la découverte des lieux insolites de l’île-continent

Où l’art rencontre la nature : le sanctuaire de William Ricketts

Dandenong est une petite ville située à 30 kilomètres environ au sud-est de la ville de Melbourne, en Australie. Dans cette banlieue se trouve un sanctuaire où la rencontre de la nature et de l’art donne à penser l’Australie autrement que d’après les images connues de désert et de plage.

Ce lieu calme est propice à la méditation. Son ambiance pacifique et reposante est due à un environnement naturel où abondent les fougères et où se trouvent rien moins que 92 sculptures travaillées dans l’argile. Ces sculptures présentent des aborigènes et sont réparties et « cachées » dans le paysage.

Tout au début, pendant les années 1930, ce site insolite occupe une superficie de 1,6 hectare et s’appelle le Potter’s Sanctuary (« le sanctuaire du potier »). Son propriétaire, William Ricketts, l’embellit en sculptant et répartissant les différentes sculptures de façon à ce que tout le terrain soit décoré. Il entend exprimer ce sentiment de complicité entre les aborigènes et la nature. Selon lui, il existe une connexion très étroite entre les Aborigènes et la nature. Après avoir réalisé plusieurs voyages au cœur du continent et partagé beaucoup d’expériences avec les peuples aborigènes, il décide d’exprimer ses sentiments et de les sculpter. Il cohabite aussi deux ans avec des tribus indiennes où il apprend abondamment de choses.

M. Ricketts naît en 1898 et s’installe définitivement sur le site du sanctuaire en 1934. Pendant les années 1960 et après le gain de popularité de ce site, le gouvernement de Victoria achète les terres adjacentes et en fait un parc public protégé pendant que M. Ricketts continue de sculpter. M. Ricketts vit ici jusqu’au jour de sa mort à 94 ans en 1993.

Coober Pedy, une ville souterraine

Cette insolite bourgade se trouve dans la partie nord de l’État de l’Australie du Sud (South Australia), l’une des régions les plus arides du continent australien. Planté au cœur du désert, loin de toutes les grandes villes du pays, Coober Pedy est distant d’environ 850 kilomètres de la capitale de l’État, Adélaïde, au sud-est.

Ce lieu singulier recommandable à qui veut découvrir l’Australie autrement, est le seul bourg au monde existant… sous terre. Il est cependant possible de trouver aussi des constructions à l’extérieur. C’est à cause du climat rude et très sec que les habitants ont préféré vivre sous terre où la température est maintenue à 24⁰ C, au lieu des suffocants 37 ou 38°C à l’extérieur.

C’est en 1915 que des immigrants ont commencé à s’installer dans cette région, après y avoir découvert de l’opale. Par la suite, les Aborigènes s’y sont peu à peu installés pour travailler à son extraction. Le site a connu sa prospérité maximale pendant les années 1960-1970. Depuis lors, Coober Pedy est la capitale mondiale de l’opale. Actuellement, 80 % de la production totale d’opale au monde vient d’ici, malgré la crise qu’elle a connue en 2008, provoquée par la concurrence de l’opale marron extrait en Amérique du Nord.

Le bourg a inspiré divers cinéastes hollywoodiens, qui en ont fait un plateau pour divers films (entre autres Priscilla, Folle du désert de Stephan Elliott, Jusqu’au bout du monde de Wim Wenders). Sur place, il est possible de visiter les maisons construites sous terre, les musées, les magasins, les galeries, les églises.

Chapelle orthodoxe serbe souterraine (Percita Dittmar, Commons Wikimedia)

Chapelle orthodoxe serbe souterraine (Percita Dittmar, Commons Wikimedia)

Coober Pedy, joaillerie souterraine (Lodo27, Commons Wikimedia)

Coober Pedy, joaillerie souterraine (Lodo27, Commons Wikimedia)

Coober Pedy, une maison souterraine (Nachoman, Commons Wikimedia)

Coober Pedy, une maison souterraine (Nachoman, Commons Wikimedia)

Les lacs bioluminescents du Gippsland

Les lacs du Gippsland se trouvent dans la région australienne de Victoria, à 200 kilomètres environ de la capitale de la région, Melbourne. Il s’agit d’un réseau de lacs, marais et lagunes d’eau douce situés au bord de la mer et séparés de celui-ci par la Ninety Mile Beach. Ces lacs sont nourris par plusieurs fleuves et couvrent une aire totale de 600 km² environ. L’origine de ces lacs insolites et de la Ninety Mile Beach est due à deux phénomènes physiques : la présence de limon dans les lacs, charrié par les fleuves voisins ; la création d’une « barrière naturelle » qui empêche l’eau des lacs d’atteindre l’océan, grâce aux courants du détroit de Bass qui sépare l’Australie continentale de l’île de Tasmanie.

Outre sa géographie insolite, ce site présente une caractéristique très spéciale : le bord de la plage des lacs est devenu phosphorescent, un phénomène naturel provoqué par des changements environnementaux. En 2006, des incendies ont détruit une zone très grande. En hiver 2007, des inondations et des pluies torrentielles ont « lavé » ces terres et charrié beaucoup de cendres jusqu’aux lacs. Ces conditions ont été favorables pour le développement d’une algue pendant l’été australien 2007-2008. Pendant ce temps et tout au long de l’année, beaucoup d’études furent menées pour découvrir la nature de l’algue. L’été suivant (2008-2009), la bioluminescence a été observée pour la première fois, provoquée par le mouvement des eaux. En janvier 2013 un phénomène similaire a pu être observé à nouveau.

À Melbourne, un minigolf où jouer dans le noir

Docklands (connu aussi sous le nom de Melbourne Docklands pour faire la différence avec London Docklands) est une banlieue de Melbourne située à deux kilomètres du centre d’affaires de cette ville australienne, la capitale et la ville la plus grande dans l’État de Victoria. Ici se trouve le GlowGolf, un parcours de minigolf insolite de 18 pistes qui se trouve en intérieur.

Il n’est pas nécessaire de maîtriser ce jeu comme un professionnel pour profiter du Glow Golf car il existe aussi d’autres attractions : il est possible de jouer et, au même temps, d’observer les décorations dessinées spécialement pour l’illumination ou d’écouter les bruits étranges du guy in the dunny (« le gars aux chiottes »). La caractéristique particulière de ce parcours de minigolf : 10 sur ses 18 pistes sont illuminées avec des lumières ultraviolettes.

En plus du jeu, une rencontre de près avec la mort est possible. Le Coffin Ride propose aux visiteurs une simulation d’enterrement. Tout est écoutable : les fossoyeurs, la terre qui tombe sur le cercueil, les insectes qui commencent à avoir faim… jusqu’à ce que tout soit calme et en silence. Une fois terminé, une voix est prête pour (re)donner la bienvenue au mort. Le tout à l’intérieur d’un cercueil sombre et enregistré par une caméra infrarouge pour que les autres (ceux qui attendent patiemment en queue) puissent tout voir.

Site officiel : Glow Golf.com

Pinnacles : des formations rocheuses insolites dans le désert

Ce paysage incroyable se situe à 250 kilomètres de Perth, tout près du village de Cervantes, situé sur la côte ouest australienne, dans le parc national de Nambung. Pour vous y rendre, vous seriez bien avisé de louer un véhicule en passant, par exemple, par un comparateur de location de voiture. Ambiance road trip dans le désert australien, donc, pour voir surgir des dunes de sable blanc de plusieurs kilomètres ! Certains même y font du surf. Plus loin, les dunes laissent place à un désert de sable où des aiguilles de roches, pareilles à de géantes stalagmites de calcaire, surgissant du sol.

Leur taille varie et peut atteindre jusque quatre mètres de haut. Selon certains géologues, ces formations rocheuses pourraient avoir plus de 30 000 ans. L’entrée au domaine ne coûte que quelques dollars et on peut s’y promener aussi bien à pied qu’en voiture. Il existe en effet deux chemins existent pour les visiteurs.

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Sur l’île Christmas, un déferlement annuel de millions de crabes

Tous les ans sur l’île Christmas (« Noël »), a lieu une migration de crabes rouges aux proportions bibliques. Dès la saison des pluies, profitant de la baisse de la température, ils quittent leur terrier et prennent le chemin des plages pour y pondre leurs œufs. Quelque quarante millions de crabes effectueraient cette migration. Comparé aux 1400 habitants de l’île, la différence est frappante.

Mais ces crabes déferlent vers les plages sans prêter attention aux dangers et envahissent les routes. Ce sont donc chaque année des milliers de crabes qui se font écraser par les véhicules. Il a donc été donc décidé de fermer certaines routes pendant la migration. Si un grand nombre de crabes perd la vie durant celle-ci, il est bon de rappeler que chaque femelle peut pondre jusqu’à 100 000 œufs.

Wave Rock : un tsunami… en pierre !

Cette insolite formation rocheuse se trouve à quelques kilomètres de la petite ville de Hyden en Australie Occidentale (Western Australia). Wave Rock, c’est-à-dire « roche-vague » en français, doit son nom à sa forme originale qui représente une vague sur le point de se briser. Impressionnante, elle mesure 15 mètres de haut et s’étend sur une centaine de mètres. La forme de ce rocher de granite est due à l’érosion des vents et de l’eau sur une durée évaluée à environ 60 millions d’années.

Wave Rock (Gabrielle Delhey, Commons Wikimedia)

Wave Rock (Gabrielle Delhey, Commons Wikimedia)

Hillier : le lac rose, inexplicablement rose

Ce lac salé singulier et connu bien au-delà des frontières du pays, en raison de sa couleur d’un rose vif, n’est pas totalement unique : il existe en effet plusieurs pink lakes en Australie. Il y en a un, par exemple, à moins de 5 kilomètres d’Esperance (Australie occidentale).

Le lac Hillier, quant à lui, est situé sur Middle Island, au nord du Cape Arid National Park. Un autre nommé Pink Hutt Lagoon se trouve à quelques kilomètres au nord de Kalbari, également en Australie occidentale.

Le mystère est entier quant à la raison de la teinte singulière de l’eau. Les chercheurs ont d’abord pensé que c’était le fond qui donnait cette couleur rose, mais en mettant cette eau dans un verre, celle-ci garde sa couleur. Une autre explication viendrait de la forte salinité du lac qui permettrait à certaines algues de se développer. Ces algues donneraient cette couleur insolite au lac. Mais cette piste a été abandonnée. Depuis aucun résultat valable n’a été trouvé.

Les Bungle Bungles, œuvre naturelle insolite

Dans le parc national de Purnululu se trouvent d’insolites formations rocheuses : on trouve là des centaines de milliers de formations rocheuses arrondies : les bungle bungles. Ce paysage, qui vous fera voir l’Australie autrement, fait partie du Patrimoine mondial de l’Unesco. Il est possible de les visiter en 4×4 par la piste lors de la saison sèche. Évitez de vous y aventurer en van si vous voulez être sûr de revenir sans aucun souci mécanique. La piste n’est pas vraiment adaptée pour les vans ou autres véhicules. La vue aérienne est d’autant plus impressionnante : survoler les bungle bungles en avion est une expérience unique.

Mais l’originalité de ces formations rocheuses vieilles de quelque 35 millions d’années ne vient pas que de leur forme, mais aussi de leur couleur et des lignes noires dues à l’alternance de lichens sombres et de silice.

Ballandean Pyramid

C’est une pyramide localisée pas loin du petit village de Ballandean, sur Jacobsen Road à Queensland. Elle est d’environ quinze mètres de hauteur et bâtie à partir de blocs de granit local. D’après l’histoire, les viticulteurs travaillant là pour le propriétaire du terrain, en creusant la terre, ont découvert une multitude de gros rochers sur le vignoble. Le possesseur a donc décidé de rassembler les pierres et a construit la pyramide avec l’aide de quelques ingénieurs et d’engins comme le camion-benne. La pyramide a pris forme après huit mois de travaux. Elle est sur une propriété privée, mais pas clôturée et presque au bord de la route. On peut donc l’apercevoir et la prendre en photo.
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Le parc Paronella, ou l’art de vivre en Australie autrement

Situé exactement au nord de Queensland entre la magnifique crique Mena et Innisfail, se trouve un château typique d’Espagne construit par José Paronella, un immigrant espagnol travaillant dans l’industrie de la canne à sucre. Un lieu d’histoire, notamment celle de José et de son épouse, là où règne la verdure. On y propose des visites guidées toutes les demi-heures pour découvrir ses jardins fascinants et de nombreux arbres gigantesques. En chemin, vous serez face à une cascade, superbe, qui vaut le détour. Une expérience à ne pas rater est l’exploration nocturne, différente et enchantée. Il est même possible d’y camper.

L’épave du SS Ayrfield

Le SS Ayrfield était un long bateau à vapeur destiné d’abord à transporter du charbon, puis à approvisionner les troupes américaines du Pacifique. Après plusieurs années de service, ce géant d’acier a finalement été désarmé et abandonné à Homebush Bay sur la rive sud de la rivière Parramatta, à l’ouest de Sydney, non lin du village olympique. Contrairement aux autres épaves de ce cimetière de navires, le charbonnier attirent beaucoup de visiteurs, cela en raison des arbres et mangroves qui ont pris place depuis des années dans sa coque complètement rouillée. Ce qui fait de lui une forêt flottante, d’ailleurs un beau surnom.

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Le ghost town de Walhalla

Walhalla est une ville de Victoria située dans le sud-est du pays, à deux heures de Melbourne. C’était jadis un village minier et notamment, où se trouvait l’un des plus riches filons aurifères du monde. Au fil des années, elle a perdu presque la totalité de sa population. Il ne reste plus qu’une vingtaine d’habitants. Actuellement, c’est le lieu le plus original et à la fois le plus attrayant de cette région, qui donne à voir l’Australie autrement, sous un regard historique plus  désenchanté. Elle a su garder sa structure et son architecture d’autrefois. Vous pouvez donc voir de plus près ces détails dans les musées de la ville comme celui de la mine, de la poste, de la caserne et aussi le cimetière. Il est possible d’explorer les environs à bord du train de Walhalla Goldfields Railway et aussi parcourir en randonnée les parcs nationaux le plus près.

Auteurs : Marc du blog Guide-Australie.fr, Mario Figueroa et Francia de Softibox (du blog sejoursvoyagesaustralie.com/.

Crédits photo : Commons Wikimedia.

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À la découverte de la mystérieuse civilisation minoenne http://www.voyageurs-du-net.com/crete-civilisation-minoenne-cnossos http://www.voyageurs-du-net.com/crete-civilisation-minoenne-cnossos#respond Wed, 08 Nov 2017 14:02:55 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9688 À la découverte de la mystérieuse civilisation minoenne

C'est un choc intellectuel immense qu'a dû ressentir la communauté scientifique lorsque des archéologues ont, à la fin du XIXème siècle, mis à jour les ruines d'une civilisation jusqu'alors mentionnée seulement dans des écrits anciens sans que leur existence fût démontrée. Ce sont les traces d'une civilisation enfouie, très ancienne (2700 à 1200 avant notre ère) qui refirent alors surface, géographiquement si proche pourtant de la Grèce antique. Concentrés sur Cnossos, les efforts de l'archéologue britannique Arthur John Evans ont beaucoup fait pour commencer à élaborer une histoire de la civilisation palatiale crétoise, d'une splendeur et d'un raffinement exceptionnels en plein âge de Bronze.

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À la découverte de la mystérieuse civilisation minoenne

« Dans l’île de Crète, vivait un peuple doué, dont les artistes se plaisaient à représenter le mouvement. Lorsque, à la fin du XIXe siècle, des fouilles ont dégagé le palais royale de Cnossos, on a eu peine à croire qu’un art aussi libre et gracieux eût pu se manifester au cours du second millénaire avant notre ère. » Ces mots d’Ernst Gombrich, dans sa classique Histoire de l’art, laissent imaginer la surprise qui dut saisir les premiers archéologues dépêchés en Crète, à mesure qu’ils mettaient à jour les ruines enfouies. En plein âge d’or de l’archéologie, où des découvertes spectaculaires étaient encore possibles, c’est une civilisation minoenne d’un raffinement esthétique inattendu qu’ils découvrirent. Et dont les origines remontaient très en amont de ce qui était jusqu’alors tenu pour les débuts de l’histoire grecque, plus ou moins 1200 avant notre ère.

Les vestiges de l’âge de Bronze n’avaient pas fait l’objet de recherches avant la fin du XIXème siècle. C’est d’abord Minos Kalokairinos, qui réalise les premières fouilles du palais de Cnossos en 1878-1879, puis, en 1886, Heinrich Schliemann, le fondateur de l’archéologie préhellénique et « découvreur de Troie » et de Mycènes. En 1894, Antonio Taramelli fait la découverte, dans la grotte de Camarès, des premiers vases polychromes minoens. Mais c’est surtout Arthur John Evans qui a un rôle décisif. En 1900, il achète carrément le site de Cnossos, dont il dégage le palais et explore les ruines jusqu’en 1932.

Et la découverte était d’envergure, en particulier à Cnossos et Phaïstos, dont les palais sont « les plus grandes réalisations architecturales que nous ait laissées la civilisation crétoise, et leurs couches (depuis les modestes ébauches néolithiques jusqu’aux structures complquées de la dernière étape) témoignent des progrès réalisés en Crète dans l’édification des palais et révèlent le luxe des cours locales » (Histoire de l’art, dir. Jean Cassou et Francisco Vicens, vol. II).

Reconstitution imaginaire de la vie palatiale minoenne.

Reconstitution imaginaire de la vie palatiale minoenne.

Penchons-nous sur les cinq sites de la civilisation palatiale ou minoenne, qui figurent depuis 2014 sur la liste indicative de la Grèce en vue d’une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Étant donné leur situation éparse sur le vaste territoire de l’île, passer par la case d’une recherche « location de voiture en Crète » sur internet pourrait s’avérer indispensable.

Les ruines de Cnossos

Cnossos se trouve à un endroit privilégié : à quelques kilomètres de la côte, le long du fleuve Kairatos, qui rallie l’arrière-pays et la plaine de la Messara. C’est la raison qui en fait un lieu de peuplement continu depuis le Néolithique. Ces conditions géographiques, combinées à des facteurs extérieurs expliquent l’émergence d’une civilisation très développée, qui a su dominer la mer. De fait, les premiers palais minoens s’inscrivent dans une ère de grande prospérité, dite protopalatiale ou minoen moyen (2000 à 1600 av. J.-C.). C’est à cette période que sont érigés ceux de Cnossos, Phaïstos et Malia.
Fouillé et étudié depuis les années 1900, Cnossos n’a pas encore révélé tous ses secrets. Mais il exhibe un remarquable ensemble, qui compte un palais, des villas, maisons, nécropoles… Son palais est en fait double. Un premier palais aurait été édifié autour de 2000 avant notre ère, marquant l’importance politique et économique établie de Cnossos. Un tremblement de terre pourrait avoir détruit ce premier palais autour de 1750-1700 av. J.-C. Un second l’a recouvert, plus monumental encore (plus de détails sur l’entrée « Cnossos » de l’encyclopédie Universalis.

Quelques images donnent une idée du haut degré de raffinement et de finesse de l’art qu’avait développé cette civilisation.

Vue d'ensemble du site de Cnossos (reconstitution).

Vue d’ensemble du site de Cnossos (reconstitution).

Civilisation minoenne. Vue d'une fresque de Cnossos.

Civilisation minoenne. Vue d'une fresque de Cnossos.

Art minoen : fresque de Cnossos. Art minoen : fresque de Cnossos.

Les ruines de Phaïstos

Architecture minoenne : Phaistos, 01.

Architecture minoenne : Phaistos, 02.

Architecture minoenne : Phaistos, 03.

Architecture minoenne : Phaistos, 04.

Art minoen : tête de taureau de Phaistos.

Les ruines de Malia

Les zones A et B du quartier Mu vues depuis la passerelle.

Les ruines de Zakros

Zakros, ateliers de l'aile sud-ouest Un bassin sur le site minoen de Zakros.  Archéologie minoenne : cour centrale du site de Zakros. Archéologie minoenne : hall ou cuisine sur le site palatial de Zakros.

Les ruines de Kydonia

[Cet article, en chantier, qui sera progressivement complété.]

Pour poursuivre :

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À la découverte des villes historiques d’Arménie et de Géorgie http://www.voyageurs-du-net.com/armenie-georgie-caucase http://www.voyageurs-du-net.com/armenie-georgie-caucase#respond Thu, 26 Oct 2017 05:54:38 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9616 À la découverte des villes historiques d’Arménie et de Géorgie

Pays voisins, l'Arménie et la Géorgie ont, pendant des siècles, partagé le destin d'uniques pays chrétiens au milieu de nations d'autres religions. La vie de ces deux pays s'est souvent croisée au fil des siècles. Il n'est donc pas étonnant qu'ils aient tant de choses en commun. Nous vous faisons découvrir ces deux pays du sud du Caucase à travers certaines des villes plus intéressantes de la région, qui ont beaucoup de points communs.

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À la découverte des villes historiques d’Arménie et de Géorgie

Erevan, la capitale de l’Arménie

Construite en tuf rose, Erevan est le cœur de l’Arménie. Elle a son propre rythme de vie, qui n’est jamais le même d’un jour à l’autre. Centre économique et culturel du pays, avec une population qui représente la moitié du pays, Erevan affiche toute la richesse d’une histoire dont elle est fière.
Argishti Ier, de l’ancien royaume Urartu a construit la forteresse en 782 avant notre ère. Rome, qui est considérée comme l’une des plus anciennes villes de la civilisation antique, est 29 ans plus jeune qu’Erevan.

Si Erevan est une vieille ville, son âme est jeune, à l’image de la partie européenne de la ville, qui plastronne de bâtiments modernes, petits cafés et clubs, centres commerciaux et centres d’affaires. De l’autre côté de la ville, les vieilles maisons racontent l’histoire de la capitale arménienne.

Le tourisme étant un secteur-clé pour l’économie nationale, la capitale étant la porte d’entrée et le lieu principal de villégiature des visiteurs, l’offre y est diverse. Depuis les hôtels cinq de luxe aux chambres d’hôte modestes, en passant par les cafés et restaurants traditionnels, en passant par les innombrables sites historiques qu’abrite cette ville de 2800 ans (!), Erevan combine modernité et histoire.

Vue nocturne d'Erevan.

Vue nocturne d’Erevan.

Vue d'Erevan, capitale de l'Arménie.

Place de la République, à Erevan.

Place de la République, à Erevan.

Tbilissi, la capitale de la Géorgie

Une architecture ultra-moderne, futuriste et lumineuse, et d’anciens monastères : Tbilissi est, elle aussi, une ville de contrastes. En s’y promenant, on s’y arrête à chaque coin de rue, fasciné par les statues et monuments historiques.

Fondée au Vème siècle par Vakhtang Gorgasali, la capitale géorgienne est divisée entre les collines caucasiennes, le fleuve Koura qui divise la ville en deux parties et les forêts denses des montagnes complète ce paysage magnifique.

Malgré ses dimensions relativement modestes, visiter Tbilissi exige d’y passer plus d’une journée, pour s’en imprégner. Entre hauts lieux d’histoire, art contemporain et gastronomie locale (khinkali, le traditionnel ravioli géorgien, vin local ou autres saveurs de la Géorgie), il y a beaucoup à faire.

Vue de Tbilissi.

Vue de Tbilissi.

Vue de Tbilissi.

Pont de la Paix, à Tbilissi.

Pont de la Paix, à Tbilissi.

Echmiadzin, centre religieux de l’Arménie

Le pèlerinage en Arménie commence avec le centre religieux d’Echmiadzin. Si, pour chaque nation, la religion joue un rôle unique, pour l’Arménie, tout au long de l’histoire, la religion a été une arme puissante contre l’ennemi. L’Arménie a été la première à adopter le christianisme comme religion d’État, en 301. L’Arménie païenne a connu le sanglant destin du christianisme : des centaines de temples païens ont été détruits. Et, à leur place, ont été érigés des monastères et des églises. Ces dernières sont devenues un aspect majeur de la culture arménienne.

Echmiadzin est le centre religieux majeur de l’Arménie. Sa cathédrale a été construite en 303. La légende rapporte que Grégoire l’Illuminateur, le premier patriarche, aurait fait un rêve dans lequel le Christ lui aurait montré l’emplacement de la future cathédrale. Le nom d’Echmiadzin est traduit par « descente du seul engendré ».

La façade de la cathédrale d'Echmiadzin.

La façade de la cathédrale d’Echmiadzin.

Vue intérieure de la catéhdrale d'Echmiadzin.

Vue intérieure de la catéhdrale d’Echmiadzin.

Mtskheta, centre religieux de la Géorgie

Après l’Arménie, en 319 de notre ère, ce sont le roi Miriam et saint Nino qui proclamèrent le christianisme comme religion d’État de la Géorgie. Le baptême de la Géorgie a eu lieu en 324 sur le fleuve Koura.

Mtskheta, centre religieux du pays, est une ville ancienne, construite en 1000 avant notre ère. Elle fut d’abord la capitale de la principauté de Kartli bien avant l’adoption du christianisme. Plus tard, Kartli est devenu une partie de la Géorgie.

La cathédrale principale, Svétitskhovéli, symbolise le christianisme en Géorgie. L’église moderne a été construite au XIème siècle sur le site de l’ancien temple. Selon la légende, au IVème siècle, le vêtement de Jésus-Christ aurait été apporté à Mtskheta et enterré. C’est là que le cèdre a poussé. Plus tard, l’arbre a été abattu pour construire un temple tandis que les racines de l’arbre ont été laissés sous le temple. Aujourd’hui, le Pilier de la Vie est enterré profondément sous le temple et entouré de cabines. La découverte ville de Mtskheta, dont les monuments historiques sont inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco, est fréquemment inclue lors d’un voyage en Arménie et en Géorgie.

Mtskheta, ville au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Mtskheta, ville au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Une rue de Mtskheta.

Une rue de Mtskheta.

Vue en surplomb de Mtskheta et de la vallée.

Vue en surplomb de Mtskheta et de la vallée.

Dilidjan, la station balnéaire d’un pays sans mer !

Dilidjan est une ville pittoresque luxuriante entourée par des forêts épaisses. Elle est située dans le Parc national de Dilidjan, plus grand parc d’Arménie et la destination populaire parmi les amateurs de randonnée pédestre.

Dilidjan est réputée pour son air pur, supposé guérir, pour son eau minérale et son architecture du XIXème siècle. Non loin de la ville, se trouve le romantique lac Parz, le plus beau de la région de Tavush, entouré de forêts de feuillus. Une très belle randonnée y conduit du lac au monastère de Goshavank, itinéraire très populaire parmi les randonneurs.

Vue du parc de Dilidjan.

Vue du parc de Dilidjan.

Bordjomi, la station balnéaire de la Géorgie

Bordjomi est l’une des plus célèbres stations balnéaire géorgiennes. Il est situé dans un district de la région de Samtskhé-Djavakhétie et entouré de forêts. La ville est réputée pour son eau minérale curative et naturellement gazeuse Borjomi, exportée dans plus de quarante pays. L’attrait principal de la ville est son parc, où l’on peut déguster l’eau minérale. L’entrée y a un prix élevé : environ 68€.

Vue du parc Borjomis.

Vue du parc Bordjomi.

Vue du parc de Bordjomi.

Vue du parc de Bordjomi.

Vue du parc Borjomis.

Vue du parc Borjomis.

Informations pratiques

  • La meilleure période pour visiter l’Arménie et la Géorgie est de mai à octobre.

  • Tarifs : Les coûts communs et quotidiens pour voyageur sont relativement faibles. Tarifs moyens des transports en Arménie : 100 AMD (0,17€) dans le mini-bus, 50 AMD (0.09€) dans le trolleybus, 100 AMD (0.17€) dans le métro. Tarif minimum de la course de taxi : 600 AMD (1€). Logement : le prix moyen d’une nuitée dans une auberge varie de 9 à 18€ ; dans un hôtel luxueux, le tarif plancher est de 90€. Côté restaurant, la facture moyenne dans un fast food café est de 3 ou 4€ ; dans un restaurant, elle tourne de 9 à 25€. Lire aussi la fiche Numbeo sur les coûts de la vie à Erevan.

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Lac Atitlán : que faire et que voir autour du plus beau lac du monde? http://www.voyageurs-du-net.com/lac-atitlan http://www.voyageurs-du-net.com/lac-atitlan#respond Thu, 19 Oct 2017 20:48:17 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9515 Lac Atitlán : que faire et que voir autour du plus beau lac du monde?

Considéré comme l'un des plus beaux du monde pour la vue magnifique et imposante des deux volcans (Atitlán et Tolimán) qui veillent sur lui, le lac Atitlán est un lac volcanique dont les rives comptent parmi les lieux les plus touristiques et réputés du pays. Les fêtards vont volontiers à San Marcos, San Pedro ou Panajachel, mais un des attraits majeurs, comme souvent au Guatémala, réside dans sa nature même. Que ce soit le long des sentiers, à San Antonio Palopó ou Agua Escondida, pour se relaxer dans ses hôtels écologiques ou bien encore plonger à la découverte de l'étonnante cité maya submergée Samabaj, Atitlán est une destination qui mérite un séjour, au grand minimum de 3 jours... mais qui offrira au voyageur moins pressé et plus curieux des délices inoubliables et moins connues des guides de voyage ordinaires.

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Lac Atitlán : que faire et que voir autour du plus beau lac du monde?

Situé dans le département de Sololá, au sud-ouest du Guatemala et au cœur de la longue chaîne qui forme l’arc volcanique d’Amérique centrale, le lac Atitlán est une des réserves d’eau douce les plus importantes du sous-continent. D’une superficie de 130km², d’une profondeur moyenne de 188 mètres et pouvant dépasser les 300 mètres, il est situé à 1554 mètres au-dessus du niveau de la mer.x

Atit... quoi?

D’après El libro de las geonimias de Guatemala, de l’historien Jorge Luis Arriola (1973), il existerait trois versions possibles de la signification d’Atitlán : 1. « Lieu d’eau abondante » (atl signifiant « eau » et titlán « lieu ») ; 2. « Parmi les eaux » (autour d’une étymologie a-ti-tlán : atl = « eau », ti = ligature et tlán = suffixe de pluralité) ; 3. Pourrait dériver de la langue pipil : atl = « eau » et tlán = « colline », soit « colline entourée d’eau ».

Atitlán est un lac volcanique, issu d’un long processus tectonique et volcanique d’environ quatorze millions d’années, qui a vu des volcans surgir, exploser et disparaître pour en former d’autres. Ce qui le rend si spectaculaire et unique, c’est qu’il est entouré de trois volcans : Tolimán (3158 m), Atitlán (3537 m) et San Pedro (3020 m), tous situés au sud du lac. De l’autre côté, le relief est formé de hautes collines et de montagnes formant un relief abrupt, où l’on peut même observer parfois des cascades.

Hautement pittoresque, c’est, avec Antigua Guatemala, un des lieux dont les Guatémaltèques sont le plus fiers et dont abondent les représentations peintes. Un art populaire très vivant, puisqu’il est fréquent de trouver de telles peintures, charmantes et colorées, dans les maisons des Guatémaltèques. C’est donc, très logiquement et depuis au moins les années 1950, l’un des hauts lieux touristiques du pays. Et loin d’être réservé aux étrangers, qui viennent en effet du monde entier, il est très apprécié des Guatémaltèques eux-mêmes, qui s’y rendent en famille ou entre amis

Situés sur ses rives ou un peu en retrait, divers villages se trouvent tout autour du lac. Les plus connus et fréquentés sont surtout Panajachel, principal embarcadère touristique, mais aussi Santiago Atitlán, San Pedro La Laguna, San Juan La Laguna, San Pablo La Laguna, San Marcos La Laguna et Santa Cruz La Laguna. Un peu moins connus, il y a aussi Jaibalito, Santa Catarina Palopó, San Antonio Palopó ou San Lucas Tolimán. Petit tour d’horizon.

Panajachel, la plus « tourisme de masse »

Avec sa longue rue piétonne tendue vers l’embarcadère-débarcadère, flanquée de part et d’autre de restaurants et de boutiques, Panajachel fera fuir les amoureux de « l’authentique », qui ne verront que le verre à moitié vide et le côté « tourisme de masse » et artificiel. Et il est certain que l’on y trouve certains travers des lieux trop massivement touristiques : quelques restaurants interchangeables (mais dont les tarifs sont raisonnables), des commerçants qui vendent aux étrangers des produits artisanaux à quatre ou cinq fois leur prix réel. Mais rien de démesuré non plus, pas de hordes de vendeurs ambulants qui se ruent sur le touriste. L’arnaque a même des airs d’aimable et souriante couillonnade et les acquéreurs, le plus souvent, ignorent totalement qu’ils se sont fait rouler. En bref, si « Pana » (comme le nomment les Gringos) est un lieu touristique, ce n’est pas non plus le Mont-Saint-Michel, Barcelone ou Venise en haute saison. Une impression qui vaut, d’ailleurs, pour le pays en général.

Mais on peut aussi bien voir le verre à moitié plein. D’abord, Panajachel est un bon point de chute et s’y loger une semaine pour découvrir le lac Atitlán et ses environs peut être une bonne idée. L’éventail d’offres d’hébergement y est très large, depuis la petite auberge de routard jusqu’à l’établissement de luxe. Plus d’une fois, j’y suis arrivé le soir et ai pu trouver une solution de logement en moins d’une heure.

Panajachel et sa galerie d’art

La sobrement nommée Galería Panajachel expose des œuvres, essentiellement des peintures, d’artistes locaux ou d’étrangers résidents (Allemagne, Autriche, Pays de Galles, États-Unis…). Beaucoup de motifs locaux : vie quotidienne des indigènes, vues du lac Atitlán, ainsi que quelques abstractions.

Loin d’être une « petite » galerie quelconque, la Galería Panajachel expose des peintures de qualité. Fusionnant une figuration ancrée dans le modernisme avec les thèmes et couleurs locaux, la plupart des artistes développent une esthétique actuelle sans avoir sacrifié le goût du métier, du savoir-faire au conceptuel et au tapageur à la mode.

Si la majorité des œuvres sont des peintures, on trouve aussi de la gravure, de la photographie et de la sculpture. Les passants trouveront là un art accessible et chamarré qui devrait les séduire ; les amateurs et connaisseurs y feront des découvertes et les collectionneurs avisés pourraient y faire de vraies affaires. À découvrir, de toute façon, incontestablement.

Site de la galerie : galeria-panajachel.com

Lac Atitlan : sélection d'oeuvres de la Galeria Panajachel

Le jardin de papillons du lac Atitlán

Situé un peu à l’écart de Panajachel, Reserva Natural Atitlán propose diverses activités au cœur de la nature : câbles et tyroliennes, belles balades sur des sentiers au milieu d’une nature profuse. Ce qui, surtout, vaut le détour, c’est le beau jardin de papillons qui a été réalisé là.

Un géodôme de dix mètres de haut a été conçu pour accueillir et protéger un millier de papillons d’une douzaine d’espèces, dont certaines nécessitent cette hauteur (les Héraclides et les Morphos). Pierres, briques, plantes exotiques colores : l’espace est élégamment mis en scène, où les papillons bénéficient d’un habitat à l’abri des prédateurs et où certaines plantes indispensables à leur cycle de vie, mais qui se sont fait rares dans la nature, leur permettent de se reproduire. Dans cet espace dédié, les larves puis les papillons adultes peuvent donc s’alimenter : le jardin des papillons se revendique comme un « oasis de biodiversité ».

Site : atitlanreserva.com

San Pedro La Laguna, la plus festive

Moi qui ne suis pas trop fêtard, j’avais suivi avec ma femme,pour le Nouvel an 2014 des potes là-bas. Ambiance bon enfant et pétards étaient au programme, comme toutes les nuits de fête au Guatemala. San Pedro a son lot de restaurants et de bars-discothèques pour s’amuser entre amis. Ce n’est plus trop dans mes goûts de trentenaire, mais le village a manifestement du succès auprès des plus jeunes, des fêtards et des hippies gringos. Il est ouvent considéré comme plus « authentiques » par les voyageurs « alternatifs ». L’activité économique locale doit cependant beaucoup aux touristes, qu’ils soient « alternatifs » ou pas, ce qui ne différencie pas vraiment, au fond, San Pedro des autres villages tout autour du lac. C’est plutôt une affaire d’ambiance.

Paisible bourgade, San Pedro abrite quelques écoles d’espagnol à tarif modique et offre quelques activités d’excursion.

Et avec des yeux de volcanologue, on voit…

On voit d’abord le contexte : Pourquoi un volcan ? Pourquoi là et pourquoi si grand ? Parce qu’il y a… la ceinture de feu du Pacifique : moins de 200 km au sud-ouest du lac Atitilán, la plaque Pacifique plonge sous la plaque sud-américaine. Ce phénomène (la subduction) est à l’origine d’un volcanisme intense et explosif, dont le lac est une expression.
Les eaux du lac Atitlán remplissent une caldera : une immense dépression causée lors d’une éruption titanesque. Pour schématiser, lorsque d’importants volumes de magma sont expulsés, la chambre magmatique est vidangée et ne soutient plus le poids des roches qui sont au-dessus d’elle. Ce toit s’effondre causant une dépression dans laquelle les eaux des rivières avoisinantes peuvent s’accumuler : voilà notre lac.
Pour être plus précis, ce sont plusieurs calderas qui se sont succédées dans l’histoire du bassin du lac Atitilán. En effet, le passé volcanologique du lac Atitlán et des volcans qui l’entourent (Atitlán, Tolimán, et San Pedro) est complexe. Il est ponctué d’une série d’épisodes de destructions et d’édifications, constituant de véritables mille-feuilles de dépôts dus aux éruptions successives. En majesté sur le lac, règnent les stratovolcans.
Cette histoire débute il y a quatorze millions d’années et s’étire jusqu’à l’actuel. L’activité la plus récente confirmée se situe sur le volcan Atitlán (1853).
En un mot, où le promeneur voit le calme des eaux de ce lac sublime, le volcanologue ne voit que fureur, lutte entre construction et destruction, gigantisme de la machine terre.

Éclairage de Volcadoc

Source : ResearchGate.net.

San Marcos La Laguna, ou le lac Atitlán version hippie

C’est un peu le repère des touristes étrangers amateurs de yoga, d’écologie, de végétarisme ou de pratiques new age. J’y retourne à la fin de l’année. Je vous en dirai plus alors.

Santa Cruz La Laguna

En tout et pour tout, ma connaissance de Santa Cruz La Laguna se résume au séjour que j’ai passé à l’hôtel Isla Verde. Ou la belle  histoire d’une Espagnole qui travaillait dans la finance et qui, lassée du non-sens de son boulot, a décidé de lever le camp et s’installer au Guatemala où elle a investi dans un hôtel écologique. Un changement radical et assez admirable. Si demain je gagnais la lotterie, c’est probablement ce type de choses que je ferais : acheter du terrain et organiser un vaste chantier participatif pour échafauder un hôtel-bar-restaurant-lieu culturel permaculturel.

Au programme : cabanes avec vue sur le lac Atitlán, permaculture, produits bio locaux, jacuzzi et temascal (sauna rituel maya) et tout un tas d’activités prisées des hippies mais pas seulement (massage intuitif, suédois, massage des tissus profonds, massage sonore au bol tibétain, shiatzu, initiation aux plantes médicinales et aux thérapies florales, yoga et méditation).

Santiago Atitlán

Santiago est connue en particulier pour son Maximón, saint païen entouré de rituels singuliers.

La peinture du lac Atitlán

« Dans trois communes qui bordent le beau lac Atitlán (Santiago Atitlán, San Pedro La Laguna et San Juan La Laguna, tous les trois de langue tz’utujil), se trouve un autre aspect de la plus haute importance de la peinture indigène contemporaine du Guatemala.

Peinture de Juan Sisay, de l'école artistique du lac Atitlán.

Peinture de Juan Sisay, figure majeure de l’école du lac Atitlán. Source : Artemaya.com.

Les premières peintures indigènes de Sololá sont apparues à la fin des années 1920. En premier lieu, il convient de mentionner le vieux maître Rafael González y González (1907-1966), qui commença à peindre avec des matériaux colorants à base d’anilines mélangées à une substance produite par l’arbre de grevillea robusta (chêne soyeux). Bien que ses premières œuvres datent de 1929, sa peinture commença à gagner en qualité à partir de 1940.

À partir des années 1950, les fils du maître González y González, José Antonio et Ángel Rafael, se sont fait connaître du public avec des tableaux qui, comme ceux de Comalapa dans leur région, représentent les coutumes et les rites populaires de la société tz’utujil.

Juan Sisay (1921-1989) est, sans aucun doute, l’artiste le plus connu de la plastique indigène contemporaine du lac Atitlán. Parrainé par le président Miguel Ydígoras Fuentes, Sisay a promu son œuvre à l’intérieur du pays et voyagé en Amérique du Nord et en Europe, organisant des expositions à succès à Washington, Paris et dans d’autres capitales européennes. Ces tournées lui apportèrent le prestige et l’encouragement et, en outre, valorisèrent économiquement sa peinture, qui la conduisirent à être cotée à l’égal des grands maîtres de la plastique guatémaltèque classique (…).

La peinture du lac Atitlán est (…) élaborée et lyrique et conserve un sens esthétique classique ; elle utilise avec beaucoup de réussite le clair-obscur, technique dans laquelle se distingue fondamentalement le travail des frères González Chavajay, qui ont exposé leur œuvre au Guatemala et à l’étranger. »

(José Antonio Móbil, Del realismo a la abstracción, éd. Serviprensa, Guatemala, 2016, pp. 66-69. Traduction : Mikaël Faujour.)

Crédits photographiques : Édgar Padilla Bartlett (sauf mentions contraires), photographe guatémaltèque.

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Bréhat, belle comme un rêve de pierre http://www.voyageurs-du-net.com/ile-de-brehat http://www.voyageurs-du-net.com/ile-de-brehat#respond Wed, 13 Sep 2017 16:08:40 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9471 Bréhat, belle comme un rêve de pierre

Une île et des îlots. Épars comme des graines tombées d'une bourse percée sur un sol fertile, puis germées et montées en fleurs de granit. Et sur le roc, la luxuriance, partout, des herbes folles et des landes – puis l'activité des hommes, ses chemins, ses bateaux mouillant au port, ses maisons rugueuses, puissantes et franches.

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Bréhat, belle comme un rêve de pierre

Bréhat est, à échelle réduite, le condensé d’une Bretagne imaginaire, celle qu’a nourri un siècle et demi de peintures, de publicités et de cartes postales, région de phares et de calvaires plantée dans l’océan comme une dague dans la chair, bombant ses falaises face aux vents, région à la beauté âpre et têtue, dentelée de reliefs aigus – une région de fantaisie, qu’allez-savoir-quel-miracle aurait préservée de l’arasement de la Modernité. Une espèce de terre magique et rude, vaguement païenne et vaguement folklo, entre peintures de Pont-Aven et fest nozhoù – au total, l’exotisme à portée de train.

Étranger, on s’y promène dans une lenteur de rêve, marchant et folâtrant sans fin le long de ses murs de grosse pierre jaune coiffés de géraniums éclatants, par ses pinèdes fraîches et ses criques, sans jamais trop en voir ni en savoir de ceux qui vivent là. Deux îles, deux dimensions, deux potentialités d’une même île semblent se superposer et Bréhat est à la fois ce décor offert aux imaginations des touristes et ce lieu de vie des insulaires. Une île double : l’une tellurique, l’autre fantomatique. L’une, animée certainement d’une vie de village, tenue comme à distance, comme derrière une vitre, qui se déroule derrière les murs des jardins et des maisons, comme inaccessible aux visiteurs pas venus pour cela ; l’autre, celle de l’infini défilé estival des vacanciers, passant et repassant comme des âmes errantes et allègres. Les deux se côtoient-elles, ou bien se frôlent-elles seulement ?

Parce qu’ils ont quelque chose d’inaccessible, derrière leurs haies et leurs murs, les Bréhatins ont quelque chose d’irréel et le soin qu’ils portent, chacun, à leur jardin, pour peu aurait les airs d’un culte étrange. Un culte imaginaire que porterait tel peuple païen d’un lointain ailleurs, à l’île-déité qu’il adorerait en l’ornant, comme si chaque espace, chaque jardin était partie d’une totalité, tesselle dans une mosaïque sacrale. La laideur, comme un démon chassé, paraît n’avoir pas d’empire. Toute rythmée d’agapanthes bleu lilas, de géraniums rouges, d’hortensias et d’échiums, de pins et de bruyères, l’île se pavane de couleurs franches, quand l’été se fait méditerranéen et que la mer étale paresse tout le long du liseré coupant de son littoral.

D’une harmonie de fleurs et de pierres, que signifie l’impeccable beauté de Bréhat que même l’abondant, le perpétuel fourmillement touristique ne paraît pas corrompre ? Sans voiture, sans fracas ni hâte, Bréhat semble avoir tenu à distance les démons de la modernité, sa nervosité et son bruit. Sous le ciel nu des chaudes après-midi d’été ou sous les humides grisailles de l’automne, le pas est le même : alangui, pressé par aucune ponctualité. La lenteur, sainte lenteur, paresse des pas et nonchalance de l’esprit : par les chemins et les plages de galets, où partout règne la respiration longue et profonde de la nature, même sur les landes peignées par la bourrasque ou trempées d’averse, c’est ici le revers pur des frénésies urbaines, des démesures techniques et médiatiques, presque le revers de toute l’imbécillité moderne.

Devant ces façades que chamarre le géranium grimpant, par les quelques rues étroites et sur la place vide, on se prend à songer à un autrefois, à un autrement de l’histoire, où la misère et l’enclavement n’auraient pas dépeuplé les campagnes et les îles de centaines de milliers d’habitants. À une vie simple, sans ces fureurs insatiables où les peuples du monde sont maintenant précipités, sans ces soifs monstrueuses d’accumuler, de courir çà et là, d’être vu. Bréhat, écran où l’imagination projette ses utopies, le souvenir d’un monde à quoi nous avons dû renoncer, monde qui n’a peut-être même jamais existé autrement que sous les formes imaginaires de la nostalgie.

Mais d’ailleurs, pourrait-on y vivre ? Est-ce que des esprits si agités par les soifs de distraction, toléreraient le sevrage, redécouvrir l’âpreté salutaire de l’ennui, la grise avarice de la lumière sous le couvercle de l’hiver ? Nous passons parmi ces calmes splendeurs, étrangers, savourant une nostalgie douce, celle d’une harmonie perdue que nous ne pourrions sans doute plus même tolérer, une lenteur contemplative qui ne saurait être davantage qu’une respiration avant de retourner à l’absurde civilisation qui nous enserre dans son corset d’imbécillité.

Bréhat, sage comme une image, l’image refoulée d’un meilleur autrefois, d’un temps des aïeux sans frénésie, cet autre-part de rêve et de revers aux artificieuses vies de l’hypermodernité urbaine, que l’on visite sans trop en demander à ceux qui vivent là – comme pour ne pas briser l’image d’Épinal d’un vague, d’un naïf Éden préservé des maux du monde. Bréhat, rêve de pierre, île fantôme.

Informations pratiques

  • Où et quand partir visiter l’île de Bréhat ? Idéalement, aux jours de grands soleil, très imprévisibles. À l’été 2016, à la mi-juillet, le temps était estival, le soleil éclatant, la chaleur autour de 25°C, conditions qui peuvent aussi être réunies parfois en mai et juin, voire dès avril, et parfois en septembre. Cet été 2017, très inclément, notre visite a été l’occasion d’une abondante saucée et nous avons dû traverser l’île de part en part trempés jusqu’aux os. A priori, toutefois, de juin à septembre, les chances que les conditions soient bonnes sont plus élevées.

  • Comment s'y rendre : L’île de Bréhat se situe près de Paimpol, port marin que Pierre Loti a rendu célèbre avec Pêcheur d’Islande. On y accède en vedette, depuis un embarcadère. Les Vedettes de Bréhat desservent l’île avec une fréquence qui s’aligne sur le flux touristique.

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Les Français en vacances : des chiffres et des êtres http://www.voyageurs-du-net.com/francais-vacances http://www.voyageurs-du-net.com/francais-vacances#respond Mon, 31 Jul 2017 12:48:37 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9450 Les Français en vacances : des chiffres et des êtres

Pas de patron à l'horizon, pas de commérages de machine à café : voilà les vacances, c'est le grand moment de détente, les économies fondent, les comportements se relâchent. Tout est plus léger. Cette oisiveté sous le soleil ressemble un peu, diront certains, à un paradis. Mais, au juste, comment les Français vivent-ils ces vacances ? Qu'en font-ils ?

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Les Français en vacances : des chiffres et des êtres

« Vacances, j’oublie tout, plus rien à faire du tout » : ce vieux tube kitsch d’Élégance résume l’idée commune des vacances : un temps de légèreté et de respiration avant de retourner au turbin, un temps de gaie désinvolture. Hélas, le fait de prendre des vacances, dans le pays le plus fréquenté au monde par les touristes (84,5 millions, en 2015, d’après le ministère de l’Économie), ne concerne pas tout le monde : si, selon l’Insee, 6 Français sur 10 partent en vacances l’été, cela concerne, d’après le rapport « Conditions de vie et aspirations », du Credoc, 86% des hauts revenus… contre 40% des bas revenus. Et l’orientation libérale de la présidence Macron risque de ne pas améliorer la donne, pour les précaires et les pauvres…

Un sondage, réalisé sur 1000 personnes par Auto Europe, a permis de dégager quelques éléments de compréhension quant aux habitudes des Français en vacances. L’infographie ne communique, hélas, pas de précisions méthodologiques sur le panel. Il est, ainsi, surprenant d’y lire que les Français parcourent en moyenne 2 589 km pour rejoindre leur lieu de vacances, alors que, d’après le ministère de l’Économie, ils étaient, en 2015, 72% à choisir la France métropolitaine pour leurs vacances. La dépense moyenne annoncée par l’étude est de 1768€ pour deux semaines de vacances, incluant le vol, l’hébergement et autres dépenses sur place.

Parmi les autres éléments révélés par l’infographie (voir ci-dessous), durant leurs vacances, les Français lisent, en moyenne, 2,4 livres… et passent encore beaucoup (trop) de temps sur des écrans : 2,8 h/jour sur un appareil mobile et 1,9h/jour sur les réseaux sociaux. Perso, on est plutôt pour une sérieuse diète numérique, en plus d’une diète informative ponctuelle. Quel sens ont les vacances, si c’est pour continuer à vivre bêtement le nez dans les écrans, quand tout le monde autour offre tant de découvertes et de rencontres ? 

Temps d’insouciance volontiers infantile, les vacances sont un moment où le plaisir prend le dessus : d’après l’étude d’Auto Europe, 41 verres d’alcool sont consommés en moyenne et 40% des sondés ne font pas attention à ce qu’ils mangent.

Les Français ne seraient pas français sans leur inégalable disposition à râler et se prendre le chou : c’est sur cette touche amusante que se conclut l’infographie, que nous vous laissons découvrir ci-dessous.

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Les meilleurs aéroports du monde (et les pires) : le classement qui interroge http://www.voyageurs-du-net.com/meilleurs-aeroports-du-monde-pires http://www.voyageurs-du-net.com/meilleurs-aeroports-du-monde-pires#respond Sun, 30 Apr 2017 10:20:54 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9410 Les meilleurs aéroports du monde (et les pires) : le classement qui interroge

Pour la septième année d'affilée, l'agence capitaliste de tourisme eDreams a dévoilé les résultats de sa consultation de voyageurs (quelque 65 000) sur les meilleurs aéroports, les plus appréciés au monde. Ce sont ceux de Helsinki, de Glasgow et de Zurich qui arrivent en tête.

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Les meilleurs aéroports du monde (et les pires) : le classement qui interroge

Marronnier et buzz annuel depuis sept ans, le classement eDreams des « meilleurs aéroports du monde » (et des pires) apporte, en fin de compte, moins les réponses qu’il annonce, que des interrogations… 65 000 personnes ont été consultées, annonce ainsi la page dévoilant les résultats : où ces personnes ont-elles été consultées ? Dans quelles conditions ? De quels aéroports s’agit-il ? Des seuls aéroports internationaux ?

meilleur aeroport

Source : Infographie eDreams

L’efficacité : un 5-en-1 des pires et des meilleurs aéroports du monde

De cette « recherche », se dégagent donc cinq classements : l’un, « tête d’affiche », est le classement des dix meilleurs aéroports ; trois autres sont des top 3 d’aéroports, classés selon deux critères pratiques et mercantiles (lieux de restauration et de shopping) et un de commodité (salles d’embarquement) ; enfin, un dernier classement des dix pires aéroports du monde, en façon de bad buzz.

Parmi les passe-temps originaux à l’aéroport d’Helsinki Vantaa, un spa (dans le lounge premium), un restaurant chic (Aspire Lounge, ci-dessus) nanti d’œuvres d’artistes finlandais et au design original et accueillant. Mais aussi un musée de l’aviation… ou des cours gratuits de yoga ou de pilates. Photos : LoungeBuddy.com.

Pour la triplette des classements top 3, la méthode de notation n’est pas davantage précisée que pour le reste, de sorte qu’on ignore comment la notation a été établie, dans combien d’aéroports, avec quel type de questionnaire… De sorte que la liste des meilleurs et des pires aéroports apparaît, essentiellement, comme le fruit d’une consultation à la volée de voyageurs dans les terminaux d’aéroports internationaux. Ce qui explique que, parmi les pires aéroports, n’apparaissent pas, par exemple, les vertigineux aéroports de Lukla (Népal) ou Paro (Bhoutan), de Saint-Martin, dont la piste se situe juste derrière la plage, sans même parler de Port Harcourt (Nigeria), Kaboul (Afghanistan) ou de Bagdad (Irak)…

Impossible aussi de savoir si l’apparition dans le classement est due à des résultats relatifs (en pourcentage) ou absolus (en nombre). Le même nombre de personnes a-t-il été consulté dans chaque aéroport ? 80% de réponses positives sur un panel de 50 voyageurs, dans un aéroport, n’ont pas rigoureusement la même valeur que 80% de réponses positives sur un panel de 500 voyageurs dans un autre aéroport…

En outre, le classement est largement centré sur les pays « développés » et ne tient pas compte, par exemple, de l’originalité esthétique du design architectural ou de diverses autres particularités. Ainsi, l’aéroport Jewel Changi, à Singapour, mériterait d’être placé parmi les plus originaux, notamment pour son jardin aux papillons et ses cascades dans le terminal 3, mais aussi un cinéma ou un toboggan en spirale (!), des nombreux jardins tropicaux et bassins où travaillent onze employés permanents et une piscine située… sur les toits de l’aéroport. Qui plus est, le 17ème aéroport le plus fréquenté au monde (chiffres de 2016) et considéré comme le plus propre du monde doit accueillir, d’ici 2018… une forêt tropicale !

C’est aussi sans mentionner les étonnantes reconstitutions architecturales de l’aéroport Haneda (Tokyo, cinquième aéroport au monde), avec sa galerie marchande reconstituant une architecture de vieux village japonais, ou l’improbable variété de passe-temps et agréments de l’aéroport d’Incheon (Séoul, Corée du Sud, 19ème) : bain, massage, spectacles, musée, piste de patinage artistique, végétation luxuriante…

La rue Edo, reconstitution artificielle d’un village traditionnel japonais en guise de galerie marchande, à l’aéroport international de Tokyo. Source : JapanTravel.com.

Jardin intérieur à l’aéroport Incheon, à Séoul (Corée du Sud). Source : ChedricAngeles.com.

Vue de l’intérieur de l’aéroport d’Incheon, à Séoul (Corée du Sud). Source : VisitKorea.or.kr.

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Maurice, une île multiculturelle entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie http://www.voyageurs-du-net.com/maurice-ile-multiculturelle http://www.voyageurs-du-net.com/maurice-ile-multiculturelle#respond Wed, 21 Dec 2016 16:52:49 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=9340 Maurice, une île multiculturelle entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie

L’Île Maurice fascine par ses paysages, ses plages de sable blanc sur lesquelles se penchent paresseusement de verts cocotiers, ses lagons d’un bleu d’émeraude, ses sommets verdoyants… mais pas seulement. Il est un autre aspect de cette île paradisiaque qui ne manquera pas d’étonner le voyageur : sa multiculturalité. Sur cette île, cohabitent des populations venues aussi bien d’Europe ou d’Afrique, que d’Asie. Tour d’horizon.

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Maurice, une île multiculturelle entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie

L’île Maurice, toujours redécouverte

L’histoire des successives « découvertes » de l’île laissait déjà entrevoir un destin multiculturel. Bien qu’ils ne laissèrent pas de trace sur l’île Maurice, on suppose que les Austronésiens furent les premiers à découvrir l’archipel des Mascareignes. En effet, ce sont eux qui peuplèrent la voisine Madagascar entre 2000 et 1500 av. J.-C. Les Romains l’auraient, ensuite, découverte à l’occasion de la première circumnavigation de l’Afrique, soit vers -600. Puis, vint le tour des Arabes, probablement au Moyen-Âge, qui donnèrent à l’île le nom de Dina Arobi. Les Européens n’y arrivèrent qu’au début du XVIe siècle et lorsque les Portugais visitèrent l’île, ils la nommèrent Cirné. Mais, il fallut attendre 1598 pour que les premiers colons hollandais ne s’y installent. De 1715 à 1810, l’île Maurice passa sous domination française, avant que ne vienne la période anglaise, qui dura jusqu’en 1986.

De l’importance de l’économie

Pour compléter le panorama démographique de l’île, il faut ajouter à cette histoire politique et militaire, un récit économique. Les premiers colons, des Hollandais, débarquèrent avec leurs esclaves africains. Ils introduisirent la canne à sucre et s’en furent en 1710, après de graves problèmes climatiques. Les colons français, quant à eux, importèrent, dès la première moitié du XVIIIème siècle, plusieurs centaines d’esclaves venus du Sénégal et de la Guinée. Ensuite, des esclaves pris en majorité sur l’île de Madagascar et en Afrique orientale arrivèrent par milliers. À la fin de l’occupation française, 80% de la population était constituée d’esclaves qui ne connurent pas les bénéfices de la Révolution française et durent attendre l’abolition de l’esclavage dans toutes les colonies britanniques, en 1835. Face au besoin de main-d’œuvre pour les plantations sucrières, l’administration anglaise recourut alors à des travailleurs indiens. Entre 1835 et 1865, ce sont plus de 200 000 immigrants indiens et chinois qui arrivèrent à l’île Maurice, en changeant radicalement la composition ethnique.

Une île, plusieurs communautés

La population de l’île Maurice d’aujourd’hui est ainsi le résultat de cette histoire. On y trouve une communauté blanche, composée des descendants des colons français et anglais, une communauté créole, issue des esclaves africains, des communautés indiennes hindoues, tamoules et musulmanes, et une communauté chinoise. Si les habitants issus de l’immigration européenne sont minoritaires en termes de population, ils conservent une grande partie du pouvoir économique. La communauté créole, par contre, pâtit toujours du difficile héritage de l’esclavagisme et forme la population la plus pauvre de l’île. Remarquons aussi que la majorité des Mauriciens, à savoir 65,8%, sont aujourd’hui d’origine indienne.

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Différentes origines, différentes religions

Cette mosaïque d’origines et d’ethnies implique une grande diversité religieuse. En effet, dans le pays cohabitent pacifiquement hindous et tamouls (50%), musulmans (20%), chrétiens (15%) et bouddhistes (2%). Pour faire honneur à cette diversité, l’État a mis en place des jours fériés pour chaque grande communauté religieuse. Ainsi, les hindous ont quatre fêtes, les tamouls une, les chrétiens fêtent Noël et Pâques ou la Toussaint selon les ans, les musulmans l’Aïd à la fin du Ramadan et les Chinois leur Nouvel an.

« You parle créole ? »

Sur le plan linguistique, en plus de faire partie de la francophonie, certains Mauriciens parlent des langues indiennes telles que le bhojpuri, tandis que tous ont comme langue commune le créole. Né du besoin de communication entre les esclaves et leurs maîtres, le créole est nourri du français, de l’anglais, de plusieurs langues africaines, ainsi que de l’hindi et constitue la base de l’identité culturelle des populations venues d’Afrique. Si le créole commence à peine à être enseigné à l’école, d’autres langues le sont aussi : les enfants des différentes communautés linguistiques peuvent suivre leur scolarité en hindi, marathi, tamoul ou encore mandarin.

Et dire que tout ce petit monde d’à peine plus d’un million d’habitants tient sur moins de 2000 km2 ! Aussi, si vous prévoyez des vacances à l’île Maurice, n’oubliez pas de profiter des plages paradisiaques, telle que celle de Trou-aux-Biches, de visiter le jardin de Pamplemousse, de faire un tour par le village de Calodyne et de vous promener dans les réserves naturelles. Mais, ne manquez pas de vous imprégner de l’ambiance multiculturelle unique qui règne sur l’île!

 

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Diorama : le Moscou de 1977 figé en miniature http://www.voyageurs-du-net.com/diorama-moscou-miniature-1977 http://www.voyageurs-du-net.com/diorama-moscou-miniature-1977#respond Fri, 18 Nov 2016 07:35:37 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=5672 Diorama : le Moscou de 1977 figé en miniature

Commande de l'Etat, la reproduction miniature de Moscou impressionna les visiteurs du monde, partout où elle fut montrée. Depuis 1980, c'est dans la capitale russe qu'elle est exposée. Après quelques rachats, ce diorama en façon de prouesse technique de plus de 100 hommes est aujourd'hui visible dans l'hôtel 5 étoiles Radisson Royal, ex-Ukraïna, fleuron de l'architecture stalinienne.

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Diorama : le Moscou de 1977 figé en miniature

Durant la Guerre froide, l’Union soviétique a engagé de nombreuses actions et projets d’envergure pour imposer au monde l’image d’un pays fort et puissant. Afin de célébrer les 60 ans de la Révolution, le Ministère des Affaires étrangères fait réaliser en 1977 une reproduction miniature du centre de Moscou, destinée au pavillon soviétique d’une grande exposition à New York cette année-là. Sous la direction d’Efim Maketchika Deshalyt, ce sont environ 150 artisans spécialistes qui réalisent ce chef d’œuvre de la miniature, d’une étendue de 16 mètres sur 9,5, qui – la précision mérite d’être apportée – n’est pas un modèle à échelle, mais bel et bien un diorama, c’est-à-dire une reproduction miniaturisée mais dont l’échelle varie : les édifices du fond sont en effet d’une échelle moindre que ceux du devant.

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Avant de revenir définitivement à Moscou, la reproduction miniature de Moscou voyage dans plusieurs capitales européennes et attire de nombreux visiteurs. L’astronaute Neil Armstrong, impressionné, dit même vouloir l’acquérir – et se voit répondre : « Notre pays n’est pas à vendre ! ». Le diorama remporte même la médaille d’or lors de la Foire de Leipzig de 1980, récompense méritée tant la prouesse technique en fait un cas unique au monde.

Son vaste et complexe système d’illuminations en est sûrement l’aspect le plus marquant : les maisons comme les bateaux qui naviguent sur la rivière ont tous leur lumière ; et, plus impressionnant encore, une reproduction de la luminosité crépusculaire, nocturne, matutinale, diurne produit un effet impressionnant. La ville brille alors de mille feux : les parcs, les routes, les rives, les bâtiments, du Mausolée de Lénine au Kremlin, en passant par la Place rouge, s’illuminent, au diapason des variations lumineuses de l’atmosphère.

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Après la chute de l’URSS, ce bijou de la miniature a été racheté par un investisseur privé, qui l’a exposé dans un centre commercial, de 1997 à 2006. En raison des coûts élevés en électricité qu’il génère et de l’absence de visiteurs, hormis les touristes étrangers, le propriétaire le remit en vente pour 3 millions d’Euros. Et c’est alors l’hôtel 5 étoiles de la chaîne Radisson Royal (anciennement connu sous le nom d’hôtel Ukraïna, fleuron de l’architecture stalinienne moscovite et alors le plus grand hôtel d’Europe), qui l’a acquis en 2007 et s’est chargé de sa restauration, laquelle a duré 3 ans. Une restauration bien sentie de l’objet – et non son actualisation – qui donne à cette reproduction un air de capsule temporelle de l’ère Brejnev, avec son parking de bus et ses Lada.

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Infos pratiques

  • Tarif : gratuit. Il est permis d’entrer dans l’hôtel pour observer le spectacle de ce diorama animé ;  des casques audio sont à disposition et diffusent un commentaire complet.
  • Adresse : hôtel Radisson Royal, Kutuzovsky Av., 2/1, Bld. 1, Moscou. Station de métro Kievskaïa. 
  • Se déplacer : si vous souhaitez louer une voiture à Moscou, pensez à aller faire un tour sur AlloVoyages.
  • La page dédiée à l’hôtel Radisson Royal du site Visual Hotels offre un bel aperçu vidéo à 360° de ce le diorama.
  • Pour poursuivre : un bel article illustré sur le site Wurlington Bros, dédié aux dioramas, ainsi que cet autre article sur le site de Chad Gracia.
  • NB : Il existe une miniaturise à échelle de Moscou, nettement moins belle toutefois que le diorama.

Crédits photos : hôtel Radisson Royal Hotel, que nous remercions pour son aimable envoi et son autorisation de diffusion.

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Etats-Unis : contexte sécuritaire et formalités d’admission http://www.voyageurs-du-net.com/etats-unis-securitaire-esta-formalite-admission http://www.voyageurs-du-net.com/etats-unis-securitaire-esta-formalite-admission#comments Tue, 25 Oct 2016 07:39:58 +0000 http://www.voyageurs-du-net.com/?p=6175 Etats-Unis : contexte sécuritaire et formalités d’admission

Les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ont eu des répercussions majeures sur le monde entier, aussi bien sociales, politiques ou militaires qu'économiques et idéologiques. Les conséquences pour les individus sont elles aussi dramatiques, ceux-ci ayant été, comme l'analyse Naomi Klein dans La Stratégie du choc un prétexte parfait pour l'adoption de mesures d'exception... devenue la norme. La complication des procédures de contrôle et d'admission sur le territoire étasunien est l'une de ces conséquences. Destiné à faciliter les démarches, l'ESTA (pour Electronic System for Travel Authorization) est une procédure d'enregistrement en ligne indispensable à quiconque souhaite visiter le pays du Général Lee, de Jefferson Davis, de Henry Kissinger... et de l'Oncle Sam.

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Etats-Unis : contexte sécuritaire et formalités d’admission

Un contexte sécuritaire international

Les attentats du 11 septembre 2001 ont été à l’origine de changements drastiques et d’envergure internationale des règles de sécurité (c’est-à-dire des procédures de contrôle de la mobilité des individus et des individus eux-mêmes), ce en quoi les Etats-Unis ont été à la pointe. A toutes fins utiles, il n’est pas malvenu de signaler ces mots de la diplomatie française : « Le renforcement de la menace terroriste [aux Etats-Unis, NDR] ne doit pas faire oublier que le risque principal reste lié à la criminalité » (source : Diplomatie.gouv.fr).

Sans entrer dans une stérile polémique sur l’événement à la racine des politiques sécuritaires et martiales qui se sont ensuivies sous la longue présidence de George Walker Bush, il est notoire que l’industrie de la sécurité et le complexe militaro-industriel (entre autres) ont tiré un colossal profit de l’épouvantail du terrorisme islamique, pas seulement aux Etats-Unis d’ailleurs (lire, à ce sujet, entre autres, le dossier du Nouvel Obs « Qu’a changé le 11-Septembre pour la sécurité publique ? », qui aborde le cas français).

L’adoption de la loi antiterroriste dite PATRIOT Act, dès octobre 2001, a ouvert la voie à un contrôle accru des citoyens et des données individuelles sous couleur de protection collective, et cela dans un contexte de traumatisme collectif majeur. Nombreux sont ceux qui ont dénoncé de cette loi volumineuse (132 pages de texte) comme liberticide, causant en effet une diminution, au prétexte de la sécurité, de libertés fondamentales.

C’est bien dans ce contexte qu’il faut situer l’émergence et l’imposition du passeport biométrique. Depuis le 28 juin 2009, quiconque met à jour et fait fabriquer pour la première fois son passeport en France est soumis à l’obligation de donner ses empreintes digitales. Les employés municipaux chargés de son exécution ne s’interrogent pas sur l’utilisation de ces données privées, répétant sans en pouvoir confirmer la véracité, que ces données ne sont pas destinées à une récupération dans d’autres services étatiques (lire, à ce sujet, l’analyse de la section toulonnaise de la Ligue des Droits de l’homme, ainsi que celle des Big Brother Awards 2005).

Les procédures de surveillance en général (« Certaines autorités estiment que l’industrie de la sécurité privée [aux Etats-Unis] a trois fois plus d’employés que la police publique », The Criminal Justice System : An Introduction, ouvrage collectif), aux aéroports et aux frontières en particulier, se sont nettement renforcées. Mais qu’à cela ne tienne, lecteur exquis : vous avez lu notre article sur le Puits de Jacob au Texas, et depuis vous n’en pouvez plus : « l’Amérique, l’Amérique, je veux l’avoir et je l’aurai », chantez-vous in petto. Pour vous simplifier le travail et vous épargner tout refus d’admission sur le territoire étasunien, il est judicieux de connaître l’ESTA.

ESTA : c’est quoi ?

Les ressortissants français (ainsi que ceux de divers pays européens, dont la Belgique et la Suisse) souhaitant voyager pour une durée inférieure à 90 jours sur le territoire étasunien n’ont pas besoin de visa, en vertu d’un accord nommé « Programme d’exemption de visa ». Pour entrer aux Etats-Unis, ils doivent seulement remplir un formulaire nommé ESTA.

esta-electronic-system-travel-authorizationESTA, cela signifie Electronic System for Travel Authorization, soit « Système électronique pour autorisation de voyage ». Il s’agit, pour citer l’office du tourisme des Etats-Unis, d’« un formulaire obligatoire à remplir en ligne par tout ressortissant français en prévision de son voyage. Il permet d’avoir, en amont du voyage, une autorisation d’entrée aux USA sous le régime du VWP (Visa Waiver Program, remplaçant la traditionnelle « feuille verte »). Parmi les renseignements demandés figurent les noms et prénoms, numéro de passeport, pays de résidence ». Voici un formulaire en ligne pour faire votre demande d’ESTA (frais de services incluant les frais de dépôt du gouvernement : 54 euros).

Le site de l’ambassade des Etats-Unis en France est exhaustif au sujet d’ESTA. D’abord, il faut présenter un des trois types de passeports correspondant aux critères exigés par le programme d’exemption de visa :

  • Le passeport à lecture optique, délivré avant le 26 octobre 2005  ;
  • Le passeport à lecture optique avec photo digitale intégrée, délivré entre le 26 octobre 2005 et le 26 octobre 2006 ; 
  • Le passeport électronique, délivré à partir dater du 26 octobre 2006.

Il faut ensuite, compléter le formulaire en ligne ESTA.

ESTA : les conditions

ESTA est une formalité obligatoire depuis le 12 janvier 2009 pour les ressortissants de divers pays, dont la France, la Belgique ou la Suisse. Le formulaire ne peut être complété qu’en ligne et ce, jusqu’à 72h avant le départ.

L’exemption de visa est conditionnée à la présentation d’un billet aller/retour garantissant la sortie du territoire dans les 90 jours ; il n’est pas permis de prolonger le séjour sur le territoire au-delà de cette durée.

Depuis le 8 septembre 2010, cette formalité est payante et s’élève à un coût de US$14 (un peu plus de 10€). L’ESTA est valide pour une durée de 2 ans.

Tous les renseignements sur ce site spécialisé ESTA Visa.

[Rédigé par Voyageurs du Net, cet article est un publirédactionnel, destiné à promouvoir le service de l’annonceur, Demande Visa ESTA]

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