A Coatepeque, une association transforme une décharge en forêt tropicale

Située à 2h30 de bus à l’ouest de Quetzaltenango, la charmante petite ville de Coatepeque abrite un bois, pris en charge par l’association Amigos del Bosque (« Amis de la forêt »). Après avoir réhabilité une décharge en une petite forêt tropicale particulièrement agréable pour la promenade, elle poursuit un travail de sensibilisation à l’écologie, notamment auprès des écoles environnantes. Si la mission est d’envergure, tant est grave le déficit d’éducation à l’écologie au Guatémala, le résultat est un lieu très plaisant pour la promenade. Et instructif sur la question écologique au « Pays de l’éternel printemps ».

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A l’orée de la ville de Coatepeque, se trouve une forêt dont l’accès est barré par des grilles. Y accéder n’est possible que sur sollicitation de l’association Amigos del Bosque, qui en a la charge. A visiter le premier et le plus court des trois sentiers, étonnamment propre en comparaison avec la plupart des lieux guatémaltèques, il est difficile de concevoir que ces lieux étaient jusqu’en 1984, une décharge illégale.

Cette année-là, à l’occasion d’une Journée de l’arbre, une grande opération de nettoyage est organisée : les lieux sont nettoyés, l’aire reboisée. Et c’est ainsi qu’est née l’idée d’en faire une forêt. Au fil des ans, se livre une bataille juridique, jusqu’à ce que cette forêt soit cédée à l’association, afin qu’elle puisse développer pleinement le projet d’un parc. Avec le travail de volontaires et d’une institution comme le Programme des Nations unies pour le Développement (Pnud), le lieu est peu à peu devenu le sanctuaire naturel qu’il est aujourd’hui. Devenu un parc écologique, on y trouve à présent une flore plantureuse, et notamment le ceiba, arbre-symbole national… beaucoup de moustiques… et divers animaux sylvestres, qui y ont trouvé un habitat.

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Dans la forêt de Coatepeque

Les efforts de l’association pour entretenir ces lieux pleins de charme, sont doublées par la collaboration d’institutions publiques et privées qui ont aidé à la construction d’infrastructures pour le repos des visiteurs : tables, bancs, ponts, amphithéâtres, qui le plus souvent s’harmonisent très bien avec le cadre. Il y est particulièrement plaisant de paresser, de contempler une flore riche et diverse (caféiers, ceiba, fleurs de toutes formes et couleurs, notamment les splendides attrape-mouches que sont les fleurs de bejuco…) ou les furtifs passages d’écureuils, de colibris ou de papillons aux couleurs vives.

Dans la forêt de Coatepeque

Le lieu serait volontiers idyllique si les admirables volontaires qui en ont la charge ne devaient pas sans cesse refaire la même tâche de nettoyage. En effet, inconvénient majeur, l’urbanisme environnant étant mal conçu, chaque pluie charrie les innombrables déchets que les Guatémaltèques ont coutume de jeter partout. Et, sitôt que l’on se promène sur le moyen et le long sentiers, l’on est frappé par l’abondance des détritus et ordures qui se déposent entre les racines des arbres ou souillent le lit des quelques ruisseaux qui parcourent la forêt et qui, alors que la période des pluies est achevée, sont en majorité secs. Sacs poubelles, chaussures, piles, assiettes en polystyrène, etc. : en bas, le regard s’étonne d’une telle porcherie, cependant que partout les végétations indifférentes poussent en tous sens.

Dans la forêt de Coatepeque

Par manque d’argent et peut-être surtout de volonté politique, le lieu ne dispose pas de gardien qui puisse maintenir le lieu ouvert au public en permanence. Divers Guatémaltèques en profitent d’ailleurs pour entrer y voler des fruits, du bois ou des structures métalliques à revendre… parfois même pour y braconner. Il faut dire que les autorités locales ne montrent pas beaucoup d´intérêt pour la forêt. Dans ce pays où la corruption fait partie de l’ordre des choses (en 2010, le Guatémala était 91ème dans le classement Transparency International basé sur la perception de la corruption), l’entretien d’une forêt n’apparaît guère offrir de perspectives lucratives pour les autorités. Peu importe, donc, pour des fonctionnaires plus cupides qu’intéressés par le bien collectif, de promouvoir un lieu de détente où se relaxer et oublier le stress quotidien…

Dans la forêt de Coatepeque

Face à la profusion de la nature, l’on ressent l’humilité de sa condition, l’on s’émerveille des couleurs plus vives que celles du monde virtuel des téléphones et des ordinateurs. Et l’on ressent qu’il est impossible de posséder cette beauté, mais que nous ne pouvons que l’admirer et la respecter.

Yasmi Ixcot Miranda et Mikaël Faujour

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Il y a 1 commentaire

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  1. Haydee

    Lors d’un trek dans l’Atlas au Maroc, les villages étaient bordés de sac plastique, un peu comme sur la photo de l’article.
    La question que je me suis posée en te lisant : Il y a eu transformation mais où sont déchargés les déchets aujourd’hui ?


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