110 arnaques en voyage : les connaître pour ne pas devenir un pigeon !

http://www.voyageurs-du-net.com/wp-content/uploads/2013/07/ebook-voyage-arnaques.jpg

Résumé : Les arnaques sont le lot de tout voyageur lorsque, sorti d’un pays prospère, il s’en va visiter des pays où la misère et la corruption, constituant le quotidien des locaux, façonnent les comportements. Aisément reconnu comme pigeons, les touristes sont potentiellement une source facile et intarissable de ressources. Dans cet impeccable eBook, Fabrice Dubesset recense, sérieusement mais sans se prendre trop au sérieux, 110 arnaques fréquentes observées, vécues ou recueillies par des témoignages de par le monde.

8.5

L'avis de la rédaction

Chronique de Mikaël

Depuis la facture salée que vous présente le serveur d’un restaurant qui n’affiche pas ses prix, aux incontournables taxis, dont la profession pourrait former une Internationale de l’Arnaque, en passant par les diverses activités louches aux frontières, tout voyageur, a fortiori au long cours a toute chance de se trouver, et pas qu’une fois, confronté aux entourloupes.

Le voyageur (notamment européen ou nord-américain) représente souvent un porte-monnaie sur pattes. L’idée, donc, d’entreprendre un recensement d’arnaques, des plus communes et bénignes aux plus farfelues, en passant par certaines tout à fait abjectes, est excellente car, c’est bien connu, il n’y a pas de voyageur plus tranquille qu’un voyageur avisé, informé, préparé. Fabrice Dubesset a eu la très bonne idée d’y consacrer un eBook complet.

L’autorité de l’expérience

Au cas où cela serait encore nécessaire, ou pour rappel, Fabrice Dubesset est probablement LE contributeur-phare de la blogosphère dédiée au voyage, avec le très recommandable Instinct Voyageur. Anecdotes, conseils, réflexions de fond : avec une expérience d’une quinzaine d’années de voyages sur tous les continents ou presque, Fabrice jouit d’un magistère mérité : celui de l’expérience.

Point fort de Fabrice : la simplicité. Simplicité du ton, simplicité de l’auteur qui s’efface derrière les conseils pratiques, qui ne cherche pas à se mettre en avant mais bien à apporter des solutions concrètes à des problèmes très réels. Du reste, la modestie avec laquelle il conte certaines anecdotes d’arnaques subies, même après des années de voyage, a tout lieu de rassurer : l’arnaque est, hélas ! une sorte d’obligé auquel chacun s’affronte en voyageant, même les plus expérimentés.

Le ton n’est donc ni froidement factuel ni sentencieux : s’appuyant par des anecdotes personnelles ou recueilles, Fabrice recense quelque 110 arnaques fréquentes, qu’il classifie selon leur fréquence (indice de 1 à 3) et leur gravité (du pigeon de bronze, pour l’arnaque vénielle, au pigeon d’or, pour les plus funestes et traumatisantes).

Au menu : des arnaques comiques, tragiques… ou insolites

Des classiques menteries de rabatteurs et de chauffeurs de taxi aux plus improbables esbroufes, la livraison de Fabrice pourrait presque faire l’objet d’une succession de sketches pédagogiques ou d’épisodes.

Dans la catégorie « Improbable », l’arnaque n°82 est lauréate :

« On nous avait prévenus, nous avions donc enlevé montres, bracelets, colliers, rangé les appareils photo, mis les sacs accrochés devant… Mais je n’avais pas prévu qu’un singe allait me piquer… mes lunettes ! Un local est effectivement, il a envoyé 2 ou 3 bananes au singe qui s’était réfugié sur le toit d’une maison et qui s’amusait à tordre mes lunettes. Le singe a fini par lâcher les lunettes qui sont tombées du toit et que j’ai pu récupérer… Rétribution pour le service, mais également pour les bananes ! Le local s’est d’ailleurs mis en colère car il trouvait que je n’avais pas assez donné !

J’en suis ressorti avec des billets en moins, des lunettes tordues, et une griffure au visage près de l’œil (ça a des griffes, un singe !). Les touristes environnant sont quant à eux repartis avec des vidéos d’un singe chapardeur et d’un voyageur… pigeon ! »

Dans la catégorie « Abject », l’arnaque n°62 remporte le pompon :

« Au Cambodge notamment, de véritables mafias locales ramassent des enfants pauvres des campagnes pour les placer dans de fausses institutions. Ils visent ensuite les étrangers afin d’obtenir des donations et des financements. L’argent va servir à enrichir les dirigeants qui roulent ensuite parfois en Lexus ».

Dans la catégorie « Gogo gadget-o-new-age », l’arnaque n° 104 est savoureuse :

« Certains touristes sont sensibles au côté spirituel de certaines cultures. Et si en plus, ils sont crédules et manquent de connaissances sur le sujet, il est alors facile de les berner. Il en est ainsi de certaines pratiques comme le chamanisme, les médecines traditionnelles et tout ce qui a trait à la méditation. Certains touristes vont payer le prix fort pour un enseignement ou une pratique qui n’a rien à voir avec ce qui se fait traditionnellement ».

Être prudent, mais non paranoïaque

Comme il l’avait déjà exposé dans son eBook ATIPIC et, du reste, comme il le répète sur son blog, il ne s’agit pas de se gâcher le voyage en s’obsédant du danger, mais plutôt de s’en prémunir en ayant conscience de son éventualité. A titre personnel, si je vais le bilan de mes voyages, c’est moins la malhonnêteté ou les arnaques ou désagrements (deux vols à mains armée subis…) qui m’ont le plus marqué, que les rencontres fortuites se soldant heureusement.

Certaines situations, certes, appellent la prudence et méritent une préparation en amont ; mais il ne faut, évidemment, surtout pas se polluer l’esprit de crainte. En un sens, dans ce versant qu’est celui de l’arnaque, le voyage constitue une expérience qui renforce. Elle exige d’apprendre la fermeté, donc à ne pas se laisser marcher sur les pieds, à savoir dire non, à ignorer ou envoyer se faire foutre les filous parfois lourdauds jusqu’au ridicule. « Prudence est mère de sûreté », disait ma grand-mère, qui pourtant racontait un tas de conneries : c’est bien là l’intérêt de ce livre de Fabrice, car mieux préparé l’on est aux éventualités déplaisantes et très vraisemblables de l’arnaque, plus tranquille on se trouvera aussi. Et la tranquillité d’esprit est sans conteste la meilleure disposition pour un voyage ouvert à l’inattendu… donc réussi.

Et vous, quels sont vos souvenirs les plus comiques ou les plus improbables d’arnaques ? Plus généralement, à quelles conclusions heureuses ont conduit des rencontres fortuites commencées sous le signe de la circonspection ?

Nota bene :l’eBook 110 arnaques en voyage est accompagné d’un autre eBook : Les litiges en voyage : mode d’emploi, plus court mais non moins bien gaulé et bienvenu : transports, locations de véhicules, réservations d’hôtel annulées, etc., Fabrice y rend notamment compte des droits, souvent méconnus, que peut faire valoir le voyageur. Jusqu’à mercredi 3 juillet, tout acheteur bénéficiera d’une remise de 40%.

Les points positifs de l'ebook :

  • 110 arnaques recensées : de grands voyageurs pourraient en suggérer d'autres, mais l'essentiel y est - des plus connues aux plus comiques
  • Un thème sérieux traité avec autant d'humour que de professionnalisme : on se marre et on apprend beaucoup

En détails :

Mise en page
9
Qualité de l'information
9
Taille de l'ouvrage
9
Style
7

Il y a 5 commentaires

Ajoutez le vôtre

Note : vous n'obtiendrez pas de lien en venant commenter sur VDN. Inutile donc de venir spammer... Seuls les liens pertinents, en rapport avec le sujet seront publiés.

  1. Kalagan

    Le plus maladroit des arnaqueurs que j’ai rencontré en voyage doit sûrement être ce Burundais à Gitega. Un vendeur de carotte m’a collé les baskets pendant 10 minutes pour me vendre sa botte ! Le premier prix annoncé à 2000 francs burundais est rapidement tombé à moins de 500.

    C’est en sortant quelques blagues que je m’en suis sorti : « J’aime pas les carottes, c’est pour les lapins » ou même « je ne peux pas mangé de carottes, je suis allergique »….

    Pour se sortir de ce genre de situation, rien de tel qu’un peu d’humour.

  2. Maurice

    Il y a 3 ans en voyage à l’ile Maurice, nous nous sommes installés dans notre chambre : l’option vue sur mer déjà paraissait un peu abusée car à part voir un peu de bleu entre 2 palmiers à plusieurs centaines de metres, on ne voyait pas vraiment la mer.
    Coupures d’électricités à répétition, 2 jours sans climatisation et apres avoir tapé du pont sur la table ils nous ont changé de chambre : applique cassée par le personnel durant le transfert (ampoule cassée avec fils apparents…).
    Une nuit il a beaucoup plu et nous avons eu des infiltrations au dessus du lit : de petits bouts de plafonds nous tombaient dessus.
    J’ai fais un recommandé à voy**-priv* et à ma grande surprise j’ai reçu un cheque de remboursement de quelques centaines d’euros! Comme quoi, il faut le signaler et surtout partir avec des organistauers un minimum réputés.

    • Mikaël

      Bonjour et merci pour ce témoignage.
      Si d’aventure vous souhaitez en parler plus longuement, nous pourrions être intéressés par une publication de ce témoignage.
      Cordialement,

      Mikaël


Laisser un commentaire